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Pôle économique et financier: plainte contre le maire URD de Mountougoula

L’Association malienne de lutte contre la corruption et la délinquance financière (AMLCDF) a introduit une requête auprès du Pôle économique et financier pour une enquête à la mairie de Mountougoula. Elle soupçonne l’édile de la localité de la création d’une dizaine d’emplois fictifs d’enseignants contractuels des collectivités et d’enrichissement illicite.

Conformément à son combat contre la corruption, l’Association malienne de lutte contre la corruption et la délinquance financière regroupant plusieurs structures vient de faire une dénonciation de corruption en saisissant le Pôle économique et financier.
Dans une lettre, en date du 30 septembre, elle demande à cette structure d’ouvrir une enquête judiciaire contre le maire de Mountougoula, Daouda DIARRA, au motif d’une mauvaise gestion du budget communal. En effet, l’AMLCDF met en doute la sincérité de certaines écritures financières autorisées par le maire de l’Union pour la république et la démocratie (URD).
« Nous, AMLCDF (Association malienne de Lutte contre la Corruption et la Délinquance Financière) avons découvert des agents fictifs émargeant illégalement depuis belle lurette au budget de l’hôtel de ville de Mountougoula, une municipalité située dans le cercle de Kati (région de Koulikoro) », relève-t-on dans la correspondance de l’association qui milite contre la corruption depuis des années dans notre pays.
À cause de cette situation, l’AMLCDF note une saignée financière dans la caisse de la mairie estimée à plusieurs millions de FCFA par an. Ce trou dans le budget communal provient des emplois fictifs créés dont le maire Daouda DIARRA est accusé d’être le responsable. À ce jour, les investigations de l’association ont permis de recenser le nom d’une vingtaine d’enseignants des collectivités qui émargent illégalement sur les recettes communales, confirme notre source.
Dans le bulletin de paiement de certains de ces enseignants dont nous avons eu une copie, l’on note qu’ils sont payés à plus de 100 000 FCFA par mois. Ce qui fait un manque à gagner pour la municipalité de Mountougoula de plus de 2 millions de FCFA par mois sur la base uniquement de 20 enseignants imaginaires répertoriés.
Selon l’AMLCDF, cette situation perdure, depuis des années. Pour preuve, dans une décharge de paiement du 3 octobre 2017, le maire Daouda DIARRA ordonne le paiement de 2 746 247 FCFA au profit d’un enseignant dont le nom figure parmi les enseignants fictifs.
Joints par nos soins hier jeudi, le président de l’AMLCDF, Moussa TOURE confirme l’existence de leur requête auprès du Pôle économique et financier de Bamako contre le maire DIARRA. Leur action n’a aucune visée politique, a-t-il levé l’équivoque. Selon lui, elle vise à aider le Pôle économique dans la croisade contre la corruption et les infractions connexes.
« Dans cette affaire, nous attendons voir la justice jouer pleinement sa mission et en toute impartialité », espère M. TOURE. Il y a des soupçons de corruption, c’est à elle de faire la lumière pour confirmer ou informer les doutes.
Après la commune de Mountougoula, l’AMLCDF, à travers son président, promet de s’intéresser discrètement à la gestion d’autres collectivités.
« Nous sommes convaincus que la corruption est présente dans toutes les communes du Mali. Nous pensons que c’est le moment d’y mettre fin rapidement. La commune de Mountougoula est notre point de départ. Elle sera suivie d’autres dénonciations », a déclaré le président Moussa TOURE.

Par Sikou BAH

Source: info-matin

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