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Nucléaire iranien: les tractations pourraient se prolonger mercredi

De dures négociations entre les grandes puissances et l’Iran se poursuivaient toujours mardi à Lausanne, à quelques heures de l’expiration symbolique d’un délai fixé pour parvenir à un compromis sur le nucléaire, mais les tractations pourraient continuer mercredi, selon les Américains.

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“Nos experts et diplomates travaillent sans relâche pour voir si nous pouvons parvenir à un accord. Nous continuerons bien sûr à travailler si nous continuons à faire des progrès, y compris demain, si c’est utile”, a déclaré mardi en début de soirée un haut responsable du Département d’Etat, précisant qu’aucun départ de la délégation américaine n’avait été planifié.

L’expiration théorique du délai pour parvenir à un compromis est mardi minuit, mais les négociateurs continuent à travailler d’arrache-pied pour résoudre les points de blocage.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, qui avait quitté la Suisse la veille, est revenu en fin d’après-midi mardi retrouver ses pairs au palace Beau Rivage, où peu d’informations filtraient sur l’état d’avancée des discussions.

“On avance, mais lentement, vu la complexité des questions”, a déclaré lors d’une pause un des négociateurs iraniens, Behrouz Kamalvandi.

“Ce n’est pas réglé”, avait déclaré dans la matinée une source diplomatique occidentale, ajoutant que les discussions allaient se poursuivre toute la journée et qu’un accord restait possible.

Les pays du P5+1 (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Russie, Chine, France et Allemagne) et l’Iran tentent de parvenir à un accord d’étape ou à une entente de principe pour pouvoir continuer les négociations.

Ce compromis, dont on ignore encore la forme qu’il pourrait prendre (déclaration politique, document partiellement publié..) constitue une étape fondamentale sur la route d’un accord final, avec tous les détails et annexes techniques, dont l’échéance a été fixée au 30 juin.

L’objectif de l’accord est de s’assurer que l’Iran, dont le programme nucléaire inquiète la communauté internationale depuis le début des années 2000, ne cherchera pas à se doter de la bombe atomique, en échange d’une levée des sanctions qui étranglent son économie.

Un échec mardi ne signifierait pas automatiquement la rupture et la fin de toutes les négociations, soulignent les protagonistes de part et d’autre.

Mais tous s’accordent à dire que la situation serait beaucoup plus compliquée et difficile, un échec des discussions de Lausanne ne pouvant que conforter les opposants à un accord, de Washington à Téhéran, en passant par Jérusalem ou Riyad.

Pour la troisième journée consécutive, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, est monté au créneau, affirmant qu’un accord à Lausanne ouvrirait la voie à un Iran nucléaire, et jurant qu’Israël ferait “tout” pour défendre sa sécurité.

Le chef de la diplomatie saoudienne Saoud Al-Fayçal a pour sa part accusé les grandes puissances de “court-circuiter les intérêts des Etats de la région en faisant miroiter à l’Iran des bénéfices dont il ne pourra pas jouir sans qu’il coopère avec les pays de la région”.

– ‘Rien n’est jamais sûr’ –

Avant son départ de Moscou, M. Lavrov s’était montré optimiste, estimant que les perspectives étaient “plutôt bonnes”.

“Rien n’est jamais sûr à 100%. Mais les chances sont grandes si aucun des participants aux négociations ne fait monter les enjeux à la dernière minute”, a-t-il dit.

A Lausanne, les discussions durent depuis six jours, quasiment jour et nuit. Mais, après 18 mois d’un marathon diplomatique sans précédent, elles achoppent toujours sur des points cruciaux.

En premier lieu, la durée de l’accord. Les grandes puissances souhaitent un cadre strict de contrôle des activités nucléaires iraniennes, particulièrement dans le domaine de la recherche et du développement, sur au moins 15 ans, mais l’Iran ne veut pas s’engager au-delà de 10 ans.

La question de la levée des sanctions de l’ONU est aussi, depuis le début, un gros point de blocage. Les Iraniens voudraient voir tomber, dès la conclusion d’un accord, ces sanctions économiques et diplomatiques, jugées humiliantes. Or les grandes puissances veulent une levée graduelle de ces mesures liées à la prolifération nucléaire et prises depuis 2006 par le Conseil de sécurité de l’ONU.

En cas de levée de certaines de ces sanctions, quelques pays du groupe 5+1 veulent en outre un mécanisme permettant de les réimposer rapidement au cas où l’Iran violerait ses engagements, selon un diplomate occidental.

Source: franceantilles.fr

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