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Nouvelle constitution: les Chefferies exigent la reconnaissance de leur statut

Du 8 au 9 octobre 2022, s’est tenue la rencontre Générale de la Tribu Kel Ansar initiée par l’honorable Abdoul Majid Ag Med Ahmed dit Nasser, Chef Général de la Tribu Kel Ansar en collaboration avec les chefferies traditionnelles, au Centre Internationale de Conférence de Bamako(CICB). À l’issue des travaux, la rencontre a été sanctionnée par les recommandations suivantes : la reconnaissance du statut des chefferies traditionnelles dans la nouvelle Constitution en cours d’élaboration ; la mise en place d’un comité de suivi-évaluation des recommandations de la présente rencontre ; la révision de la loi portant création des chefs de villages, de fractions, en donnant plus de pouvoir aux chefferies traditionnelles.

 

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Abdoulaye MAIGA, Premier ministre par intérim, représentant le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition ; sous le parrainage de monsieur Mossa AG ATTAHER, ministre de la Jeunesse et des Sports chargé de l’Instruction Civique et de la Construction Citoyenne. C’était en présence du Patriarche des familles fondatrices de Bamako, du Grand Serigne de Dakar, Son Excellence Papa Ibrahima DIANE ; Son Excellence Urbain AMOA- Ambassadeur de l’Etat de la Diaspora Africaine – Cote d’Ivoire ; Son Excellence Amirou Issa Moussa du Niger ; une délégation de la Mauritanie et des délégations de l’intérieur. Plus de 400 participants composés des chefs de Tribu, de fractions, de villages et des notabilités ont pris part à cette rencontre.

«Considérant que les Chefferies traditionnelles ont permis une gestion apaisée des terroirs bien avant l’avènement des Etats modernes ; rappelant le rôle important de relais de l’Etat que jouent les Chefferies traditionnelles ; reconnaissant la nécessité de faire jouer aux Chefferies traditionnelles toutes leurs partitions dans la situation actuelle de notre pays marquée par une crise multiforme et multidimensionnelle, les participants ont fait plusieurs recommandations allant dans le sens de la restauration et le renforcements de la Chefferie Traditionnelle », indique le rapport.
Suite à cela, les participants ont décliné les objectifs qui permettront d’atteindre la vision globale, à savoir : la reconnaissance du statut des Chefferies Traditionnelles (CT) dans la nouvelle constitution en cours d’élaboration ; la mise en place d’un comité de suivi évaluation des recommandations de la présente rencontre ; la révision de la loi portant création des chefs de village, de fractions en donnant plus de pouvoir aux chefferies traditionnelles ; le renforcement des échanges d’expériences entre les différents chefs traditionnels.
Ils appellent aussi à la remise aux chefferies traditionnelles leurs lettres de noblesse ; l’identification des voies et moyens permettant de réhabiliter les chefferies traditionnelles dont l’Autorité est aujourd’hui laminée par plusieurs facteurs ; la revalorisation du statut, la place et le rôle des CT, notamment le statut officiel, la place protocolaire, les moyens conséquents, les humains et financiers.
La rencontre de Bamako appelle aussi les autorités du Mali, voire de la sous-région, à la revalorisation des CT afin qu’elles puissent jouer pleinement leur partition dans la pacification, la stabilisation, la Mise en œuvre de l’APR, notamment les points relatifs aux CT et les CADI ; la création d’un cadre permanent d’organisation de concertation et d’action des CT.
Pour la restauration et le renforcement de la Chefferie Traditionnelle, la rencontre de Bamako invite à la dépolitisation de la fonction des CT afin qu’elles retrouvent ses valeurs de neutralité, d’équité, de justice et d’équidistance ; l’Organisation et la structuration des CT.
Elle invite à la mise en place d’un Programme d’Appui Administratif aux Chefferies Traditionnelles ; l’Organisation des ateliers de renforcement de capacités des CT sur la gestion, les ODD etc.
À Bamako, les participants à la rencontre Générale de la Tribu Kel Ansar et alliés, en collaboration avec les chefferies traditionnelles, invitent à l’institutionnalisation de ladite rencontre ; l’inscription d’un Programme d’Appui aux Chefferies Traditionnelles dans le Programme Présidentiel d’Urgence.
Ils invitent aussi à la création d’un Haut Conseil de la Chefferie Traditionnelle.
Par ailleurs, au cours de cette rencontre, certaines remarques spécifiques ont été formulées, à savoir : la confusion entre les légitimités traditionnelles et la Chefferie Traditionnelle.
À l’issue des débats, il a été décidé à l’unanimité de retenir la dénomination CT.
À la fin des travaux de la deuxième journée, qui a été consacrée à la thématique, «Chefferies traditionnelles et la bonne gouvernance», les participants se sont penchés sur un plan d’action de mise en œuvre des recommandations de la rencontre.
Il s’agit aussi d’assurer le suivi du comité restreint ; de partager le rapport final avec l’ensemble des participants.
Enfin les participants à la rencontre de Bamako ont tenu à remercier le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, pour son soutien à l’organisation de la rencontre en particulier et pour l’attention accordée aux Chefferies traditionnelles en général.
Ils l’invitent également à poursuivre les efforts déjà entamés pour la réhabilitation et la revalorisation du statut des Chefferies Traditionnelles à travers des réformes appropriées.

Par Abdoulaye OUATTARA

Source : Info-Matin

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