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Mme Sidibé Fatoumata Sacko Dite Djinè de la CFR : « La République ne se construit pas dans l’improvisation»

Face au rejet du dialogue par le M5-CFP pour la sortie de la crise sociopolitique que traverse le pays, la coordinatrice-adjointe de la Convergence des Forces Républicaines (CFR) rejette donc toute forme de violence d’où qu’elle vienne, contre la République, toute forme de forfaiture, de dépit personnel comme politique. « La République ne se construit pas dans l’improvisation», a martelé Mme Sidibé Fatoumata dite Djinè Sacko.

Lors de l’Assemblée Générale de la CFR, le jeudi dernier au Palais des Sports, la coordinatrice-adjointe du mouvement, Mme Sidibé Fatoumata dite Djinè Sacko, n’est pas allée par le dos de la cuillère. « Des concitoyens à nous, hier tous des collaborateurs du Président Ibrahim Boubacar Keita, se sont engagés dans une coalition opportuniste pour s’en prendre aux valeurs constitutionnelles qui fondent la République. Ils ont décidé de malmener la République. Cela à un moment où la situation générale du pays ne s’y prête pas », a-t-elle dénoncé.

Pour Mme Sacko, le M5-CFP est un regroupement hybride, car c’est « pour la première fois dans l’histoire de notre pays, des hommes et des fermes, sans partager les mêmes convictions, se liguent douteusement contre un homme, un président de la République, ouvert au dialogue, et qui, naguère, a largement contribué à leur donner toute la chance et toutes les occasions de prouver ce dont ils étaient capables pour le pays ».

« Aujourd’hui, explique-t-elle, dans la véhémence et les imprécations, ces concitoyens utilisent des moyens détournés, tentant cout pour entrainer le pays dans l’incertitude. Fuyant le dialogue, privilégiant la désinformation et l’intox, utilisant malicieusement les problèmes de la nation comme fonds de commerce, ils nourrissent le rêve secret de bruler toute la République, de marcher sur toutes nos valeurs pour parvenir à leurs fins ».

Face au rejet du dialogue, des valeurs sociétales qui ont fait la renommée et la grandeur du Mali, au chaos proposé, face au piège de l’incertitude, la CFR dit « Non, de toute son énergie et de toute son âme et exprime de toute sa force, la Démocratie si chèrement acquise et la République irremplaçable ».

Et la vice-coordinatrice de mouvement de soutien aux institutions de la République de marteler : « Nul n’a le droit de menacer les Institutions que le Peuple s’est souverainement attribué. Nul n’a le droit de fuir une élection, de refuser la saine compétition, pour se mettre dans la rue, pour jeter l’opprobre sur la République, pour surfer cyniquement sur les attentes légitimes de nos braves populations, en usant de tromperies et de démagogie ».

Pas d’improvisation

Mme Sidibé Fatoumata Dite Djinè Sacko a rappelé que l’actuel Président de la République, candidat à plusieurs élections avant aujourd’hui, a été plusieurs fois victime des décisions de la Cour Constitutionnelle. « Souvenez-vous en 2002, il avait dans tout le Mali derrière lui, de très nombreux militants et sympathisants qui réclamaient sa victoire et qui attendaient le destinataire pour en découdre. En 2007, un seul signe d’une partie aurait pu conduire le pays dans le chaos fatal; il s’y refuse au nom de son amour pour le pays au nom du respect dû aux institutions », a-t-elle prouvé. Avant de continuer : « Ceux qui sont aujourd’hui contre lui, étaient hier à ses côtés et sont les meilleurs témoins de cette grandeur républicaine. Car pour IBK, hier comme aujourd’hui, la République ne se construit pas dans la rue. La République ne se construit pas dans l’invective. La République ne se construit pas dans l’improvisation. La république, c’est la Constitution, la République c’est la tolérance, la République c’est la place pour tout le monde. Dans la République, chacun, par ce qu’il est et par les valeurs qu’il porte, a sa place dans le respect de la loi et dans l’amour de la patrie ».

Aux dires de sa coordinatrice-adjointe, la Convergence des Forces Républicaines rejette donc toute forme de violence d’où qu’elle vienne, toute forme de forfaiture, de dépit personnel comme politique, et rappelle aux « auteurs d’égarement dont le projet trompeur, tente d’induire en erreur l’opinion nationale que leur projet n’a ni sens, ni avenir et les invite, par conséquent, à inscrire leurs actions dans le dialogue proposé par le Président de la République. Leur chemin, ne se basant pas sur la République, ni sur la Paix, est aux yeux de nos concitoyens et aux yeux des hommes épris de liberté, un boulevard d’incertitude, un chemin de perdition. Ils trouveront devant eux, le Peuple Malien dressé comme un seul homme, barrière infranchissable, contre l’aventure et le déni de justice ». D’autant plus qu’avant tout, la dignité d’homme et de femme du citoyen tient à l’existence du Mali et quand celle-ci est venue à être menacée, il incombe aux patriotes de tout abandonner pour y faire face.

Citant Martin Luther King, Mme Sidibé dira : «J’arrive un moment où le silence est: coupable, oui, c’est pourquoi nous avons décidé de briser le silence pour ne pas être coupables de complicité passive de l’œuvre de destruction de notre pays ».

Cyril ADOHOUN

L’Observatoire

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