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Mme Diénèba Nènè Traoré, promotrice de la Malienne de bureautique : « J’invite les jeunes à créer leur propre entreprise »

Diénèba Nènè Traoré, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, est gestionnaire de formation et promotrice d’entreprises, la Malienne de bureautique, GIE DIEYASO et de GPS (protection et surveillance). Aujourd’hui, elle emploie plus de 50 personnes. Cette femme est un exemple à suivre pour les jeunes diplômés et non diplômés, car elle montre la voie de la réussite. Elle a bien voulu nous accorder une interview dans laquelle elle invite les jeunes à aller vers l’entrepreneuriat pour mieux gagner leur vie.

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Bamako-hebdo : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Mme Diénèba Nènè Traoré : Je m’appelle Diénèba Nènè Traoré,promotrice des entreprises, la Malienne de bureautique, GIE DIEYASO et de GPS (protection surveillance) créées depuis 2003 et sises à l’immeuble Jean Marie Cissé. Je suis de nationalité malienne.

 

Quels sont les secteurs d’activités dans lesquels vous intervenez ?

La Malienne de bureautique est la première entreprise créée qui intervient dans le domaine de l’informatique, la fourniture de matériels de bureau, les consommables et divers. LeGIE DIEYASO intervient dans le domaine de l’entretien des locaux, l’espace vert, l’électrification villageoise et les BTP. Quant au GPS (protection et surveillance), elle œuvre dans le domaine du gardiennage. Nous suivons les gardiens que nous formons. Nous formons également les gardiens d’autres sociétés en cas de besoin et sur demande.

 

Je vis dans un quartier très reculé où j’étais la seule femme dans la zone. Dans ce lieu, l’insécurité était grandissante. C’est de là qu’est née l’idée de création d’une société de gardiennage en l’occurrence GIE DIEYASO et le GPS pour assurer la sécurité de mes futurs voisins. C’est ainsi que j’ai mis en place une équipe de 4 gardiens pour la surveillance de nuit et une autre pour le ramassage des ordures.

 

L’entrepreneuriat est un risque. Qu’est-ce qui vous a motivée à aller vers ce secteur ?

L’Etat n’arrive pas à prendre en charge le nombre pléthorique des jeunes chercheurs d’emplois. Il est donc nécessaire de me prendre en charge et d’aider les autres en prenant le chemin de l’entrepreneuriat.

 

Comment arrivez-vous à gérer les trois entreprises ?

Je travaille avec des hommes et des femmes braves. Chaque entreprise est confiée à un responsable et je suis là pour coordonner les activités.

Quel est le nombre de salariés de vos entreprises ?

Aujourd’hui, j’emploie plus d’une cinquantaine de personnes. Je m’entends parfaitement bien avec eux.

Quels sont les conseils que vous prodiguez aux jeunes ?

Je les invite à être ambitieux, courageux et se fixer des objectifs à atteindre. Je les invite également à créer leur propre entreprise, car on ne peut pas être riche en travaillant pour le compte de l’Etat. Quand on crée une entreprise, on contribue à développer l’économie nationale et à créer de l’emploi.

Quelles sont vos difficultés et vos réussites dans l’entrepreneuriat ?

L’entrepreneuriat m’a permis de tisser beaucoup de relations avec le monde des affaires tant sur le plan national qu’international. Ces relations sont à maintenir pour booster mes activités. Malgré cette réussite, je rencontre des difficultés à longueur de journée dans la gestion des affaires surtout avec trois entreprises notamment comment gérer le personnel et comment faire face à certaines dépenses. J’avoue qu’il y a trop de stress. Souvent, j’ai du mal à dormir à cause de l’ampleur des activités.

Falé COULIBALY

 

SOURCE: Bamako Hebdo  du   18 oct 2014.
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