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Marche des enseignants: tout ou rien…

Ils étaient des centaines d’enseignants a marché, hier jeudi 11 avril 2019, de la Place CAN au Monument Kwamé Nkrumah pour exprimer leur ras-le-bol face à leurs conditions de vie et de travail. Sur des pancartes et autres banderoles, les marcheurs scandaient : « la satisfaction de nos revendications passe avant le sort des enfants. Donc, pas de cours sans un accord sur les trois points de désaccord ».

Alors que les négociations s’ouvrent aujourd’hui vendredi 12 avril, les syndicats signataires de l’éducation signataires du 15 octobre étaient dans la rue. Ils ont manifesté de la Place CAN au monument Kwame Nkrumah pour exprimer leur ras-le-bol face à leurs conditions de vie et de travail.

Durant tout le trajet plus d’un km, les manifestants habillés en rouge ou portant ses brassards rouge en signe de souffrance, scandaient des slogans : « Boubou menteur, Boubou voleur» ; « Un gouvernement incompétent» ; «Abas un gouvernement corrompu» ; « Abas la médiocrité » ; « Vive l’excellence», etc.

Aussi, sur des pancartes et banderoles, ils interpellaient les autorités sur leurs conditions de vie et de travail en mettant l’accent sur les points de désaccord avec le gouvernement.

« Nos revendications sont légitimes et justices » ; « Les enseignants ont droit à une prime de logement » ; « Prime de logement ou rien » ; « Non à l’injustice » ; « Les enseignants veulent de meilleures conditions de vie et de travail ».

Au-delà des revendications syndicales, certains manifestants vont jusqu’à demander le départ du gouvernement qui a été incapable de gérer la situation qui perdure depuis des mois.

«Nous sommes dans l’impasse. Rien ne bouge. On a l’impression que ce régime n’a pas de solution aux revendications légitimes des enseignants. Alors nous demandons qu’il démissionne», a déclaré Issa TOURE.

Selon lui, tout se passe comme si, l’avenir de l’école malienne est le dernier des soucis de ce gouvernement.

Très furieux, il s’en prend également au ministre de l’Economie et des finances, Boubou CISSE, qui, a-t-il fait savoir, a menti en disant que les enseignants de la catégorie A débutant ont plus de 220 000 FCFA de salaire. Il se ne rappelle pas avoir été payé par l’Etat à 200 000 FCFA. « Si tel est vrai, il y a certainement des gens qui sont en train de voler des enseignants. En ce moment, l’Etat doit s’impliquer pour traquer ces voleurs-là », a-t-il interpellé.    

Après une bonne heure de marche, au monument Kwame Nkrumah, point de chute de la manifestation, les différents responsables syndicaux ont tour à tour s’exprimé sur la situation.

Portant chemise rouge, Amadou COULIBALY a déclaré « tant qu’il n’y aura pas de prime de logement, on s’en fiche de l’avenir de nos enfants. On s’en fiche du gouvernement».

Aussi, a prévenu le responsable syndical, ils ne retourneront pas à la table de négociation sans le déblocage de leurs salaires de trois mois par le ministre de l’Economie et des finances.   

De son côté, Almoudou MAIGA, après avoir salué la mobilisation du jour, a indiqué que rien ne se fera comme avant.

« On n’acceptera plus de reculer. On n’acceptera plus de travailler dans la misère », a prévenu M. MAIGA, avant de poursuivre : « la couleur de l’année blanche ou noire dépend du gouvernement ». Dans tous les cas, leur position est sans équivoque « nous ne voulons plus de promesse. On veut des actes concrets parce que ce gouvernement n’est pas digne de confiance.»    

Pour d’autres responsables syndicaux, le gouvernement depuis des années manque de prospection et d’anticipation.

« Les différents gouvernements ont été tous préoccupés à sauver une année scolaire alors que le problème est de mettre en place un système pour sauver l’école malienne», ont-ils indiqué.

Dans leur déclaration commune, dont nous avons copie, les syndicats signataires de l’éducation signataires du 15 octobre dénoncent le mépris du gouvernement envers les enseignants, la légèreté et le manque de sérieux de la part du gouvernement lors des négociations autour des différents points de revendication et la violation flagrante des textes régissant l’exercice de droit de grève au Mali.

Prenant en témoin l’opinion nationale et internationale, les enseignants informent que lors des négociations, le gouvernement a refusé de faire des propositions concrètes sur les trois points de divergence.

Tout en dénonçant la mauvaise volonté du gouvernement a donné une suite favorable à leurs revendications, les syndicats signataires de l’éducation signataires du 15 octobre réaffirment dans le document leur volonté au dialogue à condition de débloquer leur salaire.

« Nous exigeons tout simplement la satisfaction de nos points de revendications», conclut la déclaration.

Par Sikou BAH

 

Source: info-matin

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