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Lutte contre l’immigration clandestine : Le Projet migrant apporte sa contribution

Les responsables du « Projet Migrant » ont échangé, le vendredi 2 novembre 2018, à Createam, avec les hommes des médias sur les tenants et aboutissants du projet. 

En vue d’édifier les journalistes sur les objectifs et les missions du Projet migrant, les responsables ont initié une séance d’informations.

En effet, le Projet Migrant est une campagne d’information qui vise à sensibiliser les migrants au Mali et ceux en transit en provenance d’autres pays d’Afrique subsaharienne sur les risques et conséquences de la migration irrégulière vers l’Europe. Le projet couvre trois (3) localités à savoir : Bamako, Gao et Ménaka.

Pour une durée de quatre (4) mois, le projet informera les populations, particulièrement les  jeunes, sur les dangers  de la traversée de la Méditerranée, le risque d’être placés en détention dans d’autres pays, d’être victimes de réseaux mineurs, etc. Le programme proposera  également des alternatives aux potentiels candidats à la migration irrégulière  pour les convaincre de rester.

Aminata Boré, agent de liaison avec les médias,  a indiqué que la mission du projet migrant est d’éclairer la lanterne des gens à mieux comprendre leurs options en vue de prendre de décisions fondées sur des informations fiables.

Mieux, elle dira que ce programme  met à la disposition des migrants des informations sur plusieurs plateformes : Page web, Facebook et une ligne d’assistance téléphonique qui permettra aux migrants de parler de manière confidentielle avec leurs conseillers.

« En 2017, plus de 3 100 migrants sont morts en essayant de traverser la Méditerranée sur des embarcations de fortune. Depuis  janvier 2018, plus de 1 000 migrants sont morts en tentant de rejoindre l’Italie, via la Libye et 1987 personnes ont perdu la vie ou disparu sur les différentes routes de migration méditerranéennes», a révélé Aminata Boré.

Elle a précisé que l’objectif du projet n’est nullement d’empêcher quelqu’un de partir, mais il faut réunir les conditions avant de partir.

Dans son exposé, Dr Bréma Ely Dicko, coordinateur du projet, a évoqué les raisons qui favorisent la migration au Mali. Selon lui,  ce sont les facteurs économiques, sociaux,  démographiques, culturels, politiques, climatiques, sanitaires, éducatifs et symboliques qui en sont à la base.

« Pour certains, l’émigration est associée à une sorte de formation. C’est l’aventure qui forme l’individu et qui lui permet d’être accompli. Dans certaines localités, beaucoup de filles préfèrent épouser un migrant… au-delà de cette dimension culturelle, il convient d’ajouter les facteurs  économiques. Quand l’aîné s’est  construit une belle villa, le cadet est aussi tenté d’aller pour faire autant. Il y a également des facteurs démographiques qui poussent les gens de partir afin de se faire une place dans la société (hiérarchisée, Nobles, Captifs, les hommes de castes) zone de départ. La dimension politique de notre pays est l’une des raisons de départ. À  cause des rébellions cycliques, beaucoup de gens, craignant leur vie, quittent leur localité pour les pays voisins. Etc. », a-t-il expliqué.

Plus de 4 millions des Maliens sont migrants. « Les statistiques du ministère des Maliens de l’extérieur font état de plus de 4 millions. Je rappelle que ces chiffres n’ont pas évolué depuis 10 ans. Cela veut dire qu’il n’y a pas eu d’enquêtes systématiques dans le pays pour actualiser les chiffres », constate-t-il.

Si la Côte d’Ivoire est le pays qui accueille plus des migrants en Afrique de l’Ouest, force est de constater que l’Europe est la première zone de destination des migrants. « Les Maliens vivant en France sont estimés à 120 000 sur lesquels 69 000 détiennent les papiers, selon l’Institut national des statistiques de France », a révélé Dr Bréma Ely Dicko.

Par rapport au choix de 3 localités (Bamako, Gao et Ménaka), le coordinateur dira que cela s’explique par la volonté des partenaires du projet.

 

A. SISSOKO

La Preuve

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