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L’UNTM met en garde le chef du gouvernement

L’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) hausse le ton face au gouvernement. La centrale syndicale fustige « le non-respect par le gouvernement de Choguel Kokala Maiga des promesses tenues aux travailleurs ». C’est dans une correspondance adressée au gouvernement de transition vendredi 06 mai 2022. Dans cette lettre, la centrale syndicale regrette également une non priorisation du règlement des problèmes des compressés et des retraités par anticipation.

 

Le secrétaire général de l’UNTM déplore les propos du Premier ministre dans lesquels il dit que « les problèmes des compressés et des retraités par anticipation ne sont pas prioritaires pour le Gouvernement ». C’était lors de son interpellation devant le CNT. Pour Yacouba Katilé, ces propos de Choguel Kokalla Maïga « attristent le monde du travail parce que celui-ci avait ordonné le paiement des droits des compressés et retraités par anticipation juste après sa nomination ».

En plus de ce dossier, l’UNTM accuse le chef du gouvernement d’avoir refusé entre-autres la relecture du décret fixant les conditions d’emploi du personnel de l’administration relevant du code du travail, le rétablissement dans leurs droits des responsables syndicaux.

Pour l’UNTM, le Premier ministre a manqué de « patriotisme » : Ses responsables regrettent que Choguel n’ait pas aidé les salariés maliens à faire face à la cherté de la vie.

La centrale syndicale met en garde le Premier ministre. « Le syndicalisme peut entrer dans le jeu politique national. Toutes les conventions et résolutions le consacrent. Donc faites attention », prévient l’UNTM. Toutefois, l’Union réaffirme dans le texte « son soutien au président de la Transition Assimi Goïta ».

« Cette correspondance adressée au chef du gouvernement est considérée comme une mise en garde », affirme Dr Mamadou Guissé. Le juriste estime que la déclaration de guerre n’est avantageuse ni pour l’UNTM, ni pour le gouvernement dans le contexte actuel. Toutefois M. Guissé estime qu’une centrale syndicale est toujours dans son droit de revendiquer ou de rappeler.

Source : Studio Tamani

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