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Les gens-saignants saignés à blanc par les forces du désordre

Les syndicats de l’Education signataires du 15 octobre 2016 ont organisé une marche, mercredi 11 mars dernier, de la Place de la Liberté au Monument de l’Indépendance. C’était pour réclamer l’application de l’article 39 de la loi n° 7 de la loi du 16 janvier 2018. La marche qui a démarré pacifiquement a dégénéré au Boulevard de l’Indépendance

En effet, les marcheurs ont tenté de progresser jusqu’à la Primature. La police s’étant interposée, ils ont voulu forcer le passage. Ce qui a poussé les policiers à procéder à des tirs de grenades lacrymogènes. La foule s’est dispersée. Les blessés ont été secourus. La tension est montée d’un cran et les manifestants ont riposté par des jets de cailloux. Ils ont endommagé des véhicules des forces de sécurité et des voitures garées devant « Eco-Bank. » Des briques placées devant le Centre culturel français ont été brisées, des pneus incendiés.
Arrivés à la Bourse du Travail, les marcheurs ont jeté des pierres dans la cour en scandant : « à bas  l’UNTM. »Une dizaine de manifestants a été arrêtée par la police et conduite au 1er arrondissement.
Rappelons que l’article 39 de la loi n° 7 de la loi du 16 janvier 2018 porte sur le statut du personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spécial. Cet article stipule que toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du statut général s’applique de plein droit au personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale.
En fait, les syndicalistes de l’éducation réclament la majoration de 20% octroyée aux fonctionnaires régis par le statut général. L’augmentation sur les salaires des fonctionnaires du statut général de la Fonction publique et des contractuels, au titre de l’année 2019, a été arrêtée par le gouvernement. Les syndicats de l’Education réclament cette augmentation de 20% obtenus par l’UNTM.
Face à ces revendications, le gouvernement a évoqué un impact financier de 58 milliards, impossible à réaliser, dit-il, compte tenu de la crise que traverse le pays.
Signalons que le Conseil des ministres a adopté, mercredi 11 mars,  un projet de décret fixant le taux mensuel de l’indemnité de résidence allouée au personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Education préscolaire et spéciale.
L’adoption du présent projet de décret, indique-t-il, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Procès-verbal de conciliation, signé le 18 mai 2019, entre le gouvernement et les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016.
Pour le gouvernement, l’octroi de cette indemnité s’inscrit dans le cadre de l’apaisement du climat social. Quant aux enseignants, ils continuent de réclamer l’application  de l’article 39 et projettent une autre marche.
B.D./

source Canarddechaine.com

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