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Leçon de géopolitique : La Force du G5 Sahel monte en puissance

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La volonté très louable des chefs d’Etats des pays du Sahel, de prendre en mains leur destin sécuritaire, est en train de se concrétiser. Samedi dernier, le président malien IBK, également, président du G5 Sahel a inauguré le Quartier Général de la force sous-régionale à Sévaré. Très attendue pour davantage renforcer l’action militaire de la force Barkhane, de la MINUSMA, mais aussi des armées nationales, la force du G5 Sahel, dirigée par le général malien Didier Dacko compte 5000 hommes. L’on assure d’ores et déjà, qu’elle sera opérationnelle dès octobre.

La force militaire conjointe du Mali, de la Mauritanie, du Burkina Faso, du Niger et du Tchad est attendue pour relever le défi de la lutte contre le terrorisme au Sahel, ventre mou incontesté de l’Afrique subsaharienne. Les défis sont nombreux quand on sait l’immensité de la zone s’étendant de la Mauritanie au Tchad mais aussi le relief très hostile. Un environnement qui favorise grandement les groupes terroristes. En plus de Sévaré, d’autres postes de commandement sont prévus. L’un à l’ouest en Mauritanie, l’autre au centre à Niamey au Niger et un troisième au Tchad à l’est. Ce dernier PC sera, certainement, rudement mis à l’épreuve car opérant dans une zone proche de la frontière libyenne et donc, confronté aux rebelles venant de ce pays, sans oublier le trafic des migrants et de la drogue.

Cependant, le budget peine à être bouclé. Les besoins pour l’opérationnalisation de la Force est de 430 millions d’euros, chiffre estimé par les pays du G5 Sahel. Des donations sont en vue. L’Union Européenne promet 50 millions d’euros et la France 8 millions en équipements militaires.

Le fer de relance de la force du G5 Sahel revient dans les rangs

Peu de temps après l’idée de la constitution d’une force sous-régionale pour lutter contre le terrorisme, le Tchad qui peut être qualifié de gendarme du Sahel, avait émis des réserves quant à sa participation à ladite force. Et pour cause, avait avancé le président Déby, des difficultés économiques qui plombent la croissance de son pays. Egalement, en sourdine, le très lourd tribu qu’a payé l’armée tchadienne dans la lutte contre le terrorisme dans la zone, et spécifiquement, au Mali. Mais depuis, des discussions se seraient déroulées dans les coulisses. Et un accord aurait été trouvé avec les pays du Sahel et les partenaires occidentaux. Ainsi, le président IBK peut pousser un gros ouf de soulagement. Car une force militaire du G5 Sahel sans le Tchad est inconcevable.

Des questions sur le plan opérationnel restent pendantes. Comment se passera la cohabitation avec MINUSMA et Barkhane ? Ou encore, que se passera-t-il si les éléments de la force du G5 Sahel se retrouvent nez à nez avec les rebelles touaregs, pourtant censés être désarmés et cantonnés avec la signature de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation ? Des rebelles qui jouissent encore, d’un certain soutien de la France, parrain de la force militaire sous-régionale conjointe.

Ahmed M. Thiam

[email protected]

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