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LE NOUVEAU PACTE SOCIAL SOLIDAIRE : La vision de Dramane Dembélé

Le Nouveau Pacte Social Solidaire (N.P.S.S.) est le titre d’un livre que Dramane Dembélé, ancien candidat vient de publier aux Editions Jamana. Est-ce une annonce de candidature? Nous vous proposons ici des bonnes feuilles.

LE SECOND CHANTIER SERA DE LA DEFENSE ET DE LA SECURITE VISION

La Vision est celle d’un Mali sécurisé et doté de capacités de dissuasion et de défense solides. La Sécurité et la Défense sont les bases de tout projet de Paix durable.

La guerre n’est pas une fin en soi. Elle peut devenir un spectre, s’évite, se prépare, se fait mais

l’ultime pari est la Paix.

Toute Politique de Défense et de Sécurité doit tenir compte de quelques paramètres importants :

(i) La situation géopolitique et géostratégique du pays (son environnement), (ii) Sa particularité (son histoire avec ce qu’il a connu dans son parcours en termes de défis stratégiques et sécuritaires, sa population, sa culture), (iii) Ses Besoins (hommes, équipements, formations), (iv) L’Evolution du monde (Sciences, Technologies, Armements nouveaux, Menaces nouvelles, Enjeux nouveaux) dans la mesure où il est en relation et en interaction dans un Monde Global.

Au regard de la situation particulière du Mali et des problématiques de sécurité et de défense en général, en cours dans le monde, un Etat « failli » se re-construit progressivement et l’Outil de défense ainsi que l’infrastructure sécuritaire constituent un pilier indispensable, la Sécurité et la Stabilité étant la garantie et la condition préalable à toute ambition de développement durable.

Pour ne pas retomber dans les mêmes causes à la base de la crise que vit notre pays, nous devons en tirer les conséquences, en déterminer les causes en vue de solutions efficaces et adaptées autant à la situation qu’aux enjeux.

La Sécurité et la Défense du pays, du territoire dans son intégralité, des populations, dans leur totalité, constituent des devoirs régaliens de l’Etat. Tout Etat a l’impérieux devoir de sécuriser son territoire et ses populations. L’intégrité territoriale demeure surtout une condition nécessaire à la survie même de l’Etat car un séparatisme en appelle d’autres. Ce n’est pas un hasard si dans la définition classique et convenue de l’Etat, les trois critères sont de rigueur : le Pouvoir, le Territoire, la Population.

La Paix se garantit par de Solides capacités de Dissuasion et de Défense.

CONSTATS

Le Mali, averti par des rébellions cycliques et l’émergence du phénomène terroriste ces dix dernières années, dont la prise des otages était une sorte d’alerte, doit tirer des leçons de :

– La fragilité de l’Etat et la faiblesse de ses réponses à la détérioration du climat sécuritaire ;

– La non prise en compte (suffisamment) de la « spécificité » du pays dans son environnement régional sahélien et les différents cycles de rébellions qu’il affronte depuis les années 1960, se réveillant chaque fois que l’Etat montre des signes de faiblesses ;

– La faiblesse en matière de prospective stratégique ;

– La faiblesse du renseignement ;

– La limite des dotations de l’armée en matière d’équipements adaptés ;

– La non préparation de l’armée à répondre aux menaces asymétriques et défis sécuritaires et stratégiques nouveaux ;

– La faiblesse des effectifs et celle en matière de spécialisations en vue de l’évolutions ;

– La limite en matière de formations adaptées ;

– L’évaluation insuffisante de la situation sécuritaire en vue d’anticipation ;

– La limite de la prise en compte de la complexité ;

– La typologie des menaces et risques sécuritaires ;

Autant de Facteurs et de Paramètres expliquant les difficultés actuelles.

 

. PROPOSITIONS

– Une Armée bien constituée/re-constituée (Recrutements),

– Bien formée avec le Volet Formation continue (Adaptation, évolution),

– Bien équipée (l’Outil),

– Bien renseignée (L’information au service de la décision et de l’anticipation),

– Bien motivée et acquise aux valeurs de Patriotisme, de Sacrifice (Dimension psychologique),

– Bien soutenue (Armée du Peuple).

– Poursuivre les efforts de reconstruction de l’Etat, devant être plus solide, plus vigilant, plus visionnaire et surtout plus stratège, capable d’anticiper ;

– Définir une nouvelle doctrine en matière de défense et de sécurité ;

– A moyen terme, évaluer la LOPM (Loi d’Orientation et de Programmation Militaire) en vue de l’adapter davantage et de renforcer son contenu ;

– Refonder le renseignement militaire en l’adaptant aux nouvelles menaces ;

– Refonder le recrutement pour les forces de défense et de sécurité autour des valeurs Engagement, Volontarisme, Transparence et Mérite afin d’avoir une armée véritablement engagée et professionnelle ;

– Tripler dans les quinze années à venir le nombre des forces de défense et de sécurité ;

– Promouvoir le mérite au sein des formes armées (bourses et programmes de formation) devant profiter aux plus méritants ;

– Développer des partenariats avec des puissances militaires diverses (chacune selon ses avantages comparatifs) afin de faire profiter aux FAMA des expertises variées à travers le monde ;

– Mieux sécuriser les camps avec des dispositifs de veille et d’alerte selon des paramètres de rayonnage (Les attaques contre les camps sapent la crédibilité des troupes et anéantit les capacités de dissuasion des FAMA) ;

– Une Culture de Sanctions pour les fautes et faillites graves à responsabilité située ;

– Développer les capacités de dissuasion et de riposte des FAMA pour davantage mériter le respect et la crainte de la part des ennemis ;

– Mieux peser dans le G5 Sahel avec le double objectif de la mutualisation des efforts et de la prise en compte des intérêts stratégiques et sécuritaires particuliers du Mali ;

– Un dispositif adapté au modus operandi asymétrique des terroristes en anticipant sur les implantations de cellules qui, après la phase de « Nid » passent à la projection avec des actes ;

– Impliquer les populations dans la collecte des renseignements stratégiques, surtout dans les Zones à Haut Risque (Z.H.R.), exposées, vulnérables ;

– Une stratégie d’endiguement afin d’étouffer la menace, à défaut de l’anéantir in extenso, la réduire pour limiter les rayons de mobilité et de nuisance des terroristes ;

– Intégrer les dimensions géostratégiques et partenariales dans les solutions de Sécurisation et de Stabilisation à long termes (Algérie, Niger, France, Mauritanie) dans les Politiques de Défense et de Sécurité en raison de la nature transnationale des menaces et des continuités géo-humaines au mépris des frontières.

 

LE TROISIEME CHANTIER SERA DE LA CREATION DE RICHESSES :

 

VISION

Il n’y a pas de créations de richesses « impactantes » sans une Vision inspirée, portée et soutenue par l’Etat. Non pas que l’Etat ait le monopole de la création mais plutôt en tant qu’agent aménageant les conditions et créant l’environnement et le climat favorables à un tel objectif.

Créer des richesses, c’est libérer le génie des ressources humaines et soutenir les initiatives d’autonomisation et d’investissement.

 

CONSTATS

 Les limites sinon les faiblesses dans le domaine de la création des richesses au Mali sont criardes et évidentes malgré les efforts dans certains domaines et secteurs et cela en dépit des initiatives étatiques et privées.

L’Etat recrute essentiellement dans la fonction publique, fait fonctionner l’administration, exécutrice de la vision étatique, promeut des initiatives facilitant la création des richesses passant essentiellement par le travail, qu’il soit salarié ou non, la création d’entreprises surtout.

Dans le cadre d’une économie socio-libérale, le rôle de l’Etat comme agent économique connaît un net recul. La règle est de plus en plus un Etat facilitateur qu’un Etat créateur d’entreprises. Les entreprises publiques sont devenues rares sauf dans des domaines considérés comme stratégiques (énergie et eau).

Le paradoxe malien est que l’effacement de l’Etat sur le champ économique ne s’accompagne pas essentiellement de la création d’entreprises privées comme il le faudrait. Or, les maliens travaillent et les secteurs de l’économie sont divers. L’une des raisons est le POIDS DE L’INFORMEL dans l’économie ainsi que la faible capacité de transformation des produits qui pourraient gagner en valeur ajoutée.

C’est donc un secteur privé faible, moins compétitif, incapable avec l’Etat de résorber la forte demande en matière d’emplois, ajouté au fait que le poids du secteur informel constitue une perte importante pour l’Etat en matière de recettes fiscales. Il faut donc des reformes.

PROPOSITIONS

En tant que centre moteur accompagnant les initiatives, les soutenant, l’Etat doit rendre possible la création des richesses par :

– La création d’un Fonds souverain en s’inspirant des Pétrodollards car nous sommes des « Golgdollards », il permettra d’obtenir un effet de levier à partir d’actifs publics sousexploités notamment le portefeuille minier. Le fonds accompagnera en Co-investissement stratégique des entrepreneurs maliens. Afin de rendre les entreprises privées nationales plus compétitives, ceci aidera à multiplier l’offre d’emploi dans tous les secteurs que ce fonds aidera à redynamiser, protéger nos industries et nos ressources stratégiques. Ce véhicule d’investissement sera détenu et contrôler par l’état. Il permette d’anticiper la baisse de revenus issus des matières premières comme les ressources minières et de diversifier les sources de recettes de l’Etat.

– création d’un FONDS DE GARANTIE DES INVESTISSEMENTS POUR LA CREATION ET L’EMERGENCE( FONGICE ): Ce Fonds de garantie a pour vocation d’accompagner la COMPETITIVITE des ENTREPRISES maliennes, la garantie de crédits bancaires pour faciliter la création d’entreprises pour les jeunes et les femmes. Ainsi, faciliter le passage de la FEMME malienne de la participation économique vers ACTRICE du DEVELOPPEMENT et PERMETTRE à la JEUNESSE malienne de DEVENIR L’ENTREPRENEUR de son propre DESTIN.

– Une Politique de libération des énergies et de développement économique et social au service de La libération des énergies par des programmes de sensibilisation à l’entreprenariat privé dans les grandes écoles et même les formations en fin de cycle afin d’éveiller le sens de créations d’entreprises chez la jeunesse ;

– Mise en place d’une Véritable Stratégie de Spécialisation du Mali afin d’être compétitif dans ces secteurs et de booster la création de richesses (tous les pays émergents et même développés ont un moment identifié des secteurs clés dans lesquels ils avaient et ont ce qu’on appelle en économie des avantages comparatifs, entendus comme des Atouts) ;

– Le Mali peut choisir le Secteur agro-industriel comme Levier de Développement structurel et durable et être LA PUISSANCE AGRO-INDUSTRIELLE DE L’AFRIQUE DE L’OUEST ET PARMI LES GRANDES PUISSANCES AFRICAINES DANS CE DOMAINE. Les potentialités sont immenses : 44 millions d’hectares de terre utilisable par l’agriculture et l’élevage ; les fleuves Niger et Sénégal qui drainent en moyenne 70 milliards de mètre cube avec un basin versant de plus de 2 millions d’hectares et 900 milles hectares de sites aquacoles aménageables. Il se trouve par ailleurs le fleuve Delawere aux USA avec seulement 570 km et basin versant de ……… fait travailler plus de 25 millions de personnes et approvisionné aux un

quart la population Américaine en agrumes et céréales.

– Cela passe par une Politique visionnaire d’incitations à investir dans ce secteur et accès facile aux terres, de mécanisation, de spécialisations (encadrement technique), couplée à deux doubles stratégies d’industries pour la demande nationale et pour les exportations ;

– Le Secteur bancaire doit être mis à contribution d’une telle Vision de Spécialisation structurelle ;

– Un Vaste Programme de FORMALISATION du SECTEUR INFORMEL pour l’avènement d’entreprises légales, mieux connues, mieux gérées et inscrites dans une perspective de modernité, de comptabilité et de création de richesses mieux promue et maîtrisée ;

– La création de richesses passe par un véritable Programme d’accompagnement de créations d’entreprises privées (TPE, PME et grandes entreprises) dans tous les domaines et surtout les secteurs constituant ce qu’on appelle en économie les avantages comparatifs du Mali ;

– Adopter la stratégie de Bassins d’Industries et d’Emplois Prioritaires (B.I.E.P.) en fonction des matières premières du Mali en vue de transformer une grande partie du coton malien ; ce secteur peut créer de nombreuses entreprises et des milliers d’emplois avec les activités connexes liées à la transformation du coton ;

– Valoriser mieux en organisant les secteurs des fruits et productions agricoles, de plus en plus menacées par les importations ;

– Accroître par une politique de soutien à l’investissement la production de produits dont l’offre

ne satisfait pas la demande malienne avec comme avantage de voir se créer de nouvelles entreprises, des emplois et d’éviter que les maliens dépensent et expatrient des milliards annuellement dans les importations ;

– Développer une spécialisation dans le domaine d’usines de montage de motos voire de voitures au Mali pour répondre en partie à la demande nationale ;

– Pays d’élevage, le Mali doit repenser et réorganiser le secteur en le modernisant et faire de la filière viande un avantage comparatif avec des industries de conservation et de transformation pour un leadership sur le marché régional et africain ;

– La création d’entreprises a plusieurs avantages non des Moindres (création de richesses, emplois, autonomisation des créateurs et promoteurs, assiettes fiscales de l’Etat) ;

– Un équilibre entre la nécessité d’augmenter la surface fiscale de l’Etat et la prise en compte des standards régionaux et internationaux afin de limiter la pression fiscale sur les entreprises, leur permettant d’être compétitives ;

– Une fiscalité attractive est une fiscalité incitative ;

– De nouveaux mécanismes de crédit à la création d’entreprises .

Source: Le Républicain

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