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Le FAFE pour appuyer l’autonomisation de la femme malienne.

Le Fonds d’Appui à l’Autonomisation de la Femme et à l’Epanouissement de  l’Enfant (FAFE), en partenariat avec l’Association des Femmes Comptables libérales(AFCL) a organisé le 26 avril au CNDIFE, une conférence débat sur le  thème « échanges sur les missions du FAFE, les conditions d’accès au fond, les acquis, difficultés et perspectives ».La directrice du  FAFE, Kanté Fatoumata Diankoumba explique les contours  et utilité de ce fonds pour la femme malienne.

Qu’est ce que le FAFE ?

C’est le Fonds d’Appui à l’Autonomisation de la Femme et à l’épanouissement de l’Enfant. Il existe depuis 2012, mais c’est à partir de 2015 que nous avons démarré nos activités. Le FAFE  a deux objectifs : promouvoir l’autonomisation de la femme malienne  et parvenir  à l’épanouissement de l’enfant à travers les financements et des formations.  Cette conférence-débat  vise à informer largement les femmes sur  les missions du FAFE, les conditions d’accès au fonds,  les acquis et les perspectives.

Quels sont vos partenaires ?

Il fonctionne sur le budget d’Etat, qui est le premier partenaire. Pour atteindre ces objectifs, nous sommes aussi partenaire avec Rand Gold. Il y a aussi l’UNICEF qui a financé plusieurs projets de formation et l’installation des certaines jeunes filles dans le cadre de transformation agro-alimentaire dans les régions du Nord. ONU Femmes aussi à financer le FAFE à travers un voyage  d’expérience d’étude en Côte d’Ivoire. En plus de cela cette organisation a mis à notre disposition  un véhicule 4X4 pour le suivi de toutes nos activités sur le territoire national.

Quelles sont les conditions d’accès au fonds ?

Pour accéder au financement, il faut être dans un groupement, c’est-à-dire association, GIE, les coopérations, les femmes entrepreneurs. Ce sont ceux-ci-là qui peuvent postuler. Par ce que nous avons trois niveaux de financement au niveau du fond  qu’on appelle Guichet. Le guichet 1 est pour « l’entreprenariat féminin », 2 pour «leadership féminin et renforcement des capacités des capacités », et 3  pour la « Réinsertion socio-économique des enfants en situation difficile ». Les deux premières années, les trois guichets étaient des subventions, mais à nous avons décidé à partir de cette année de transférer le guichet 1 à la BNDA. Nous avons mis un montant de 300 millions à la BNDA et elle-même a ajouté 300 autres. Nous avons 600 millions pour financer les femmes entrepreneurs : les petites et moyennes entreprises et les petits et moyens investissements.

Est-ce toutes les régions sont concernées par ce fonds ?

Le fonds est national. C’est l’Etat qui l’a mis à la disposition des femmes. Au moment où je vous parle le FAFE a ses projets sur toute l’étendue du territoire. C’est Taoudéni qui n’a pas reçu de projet mais Inch’Allah elle aura un projet cette année par ce que nous sommes avec des ONG qui descendre dans les cinq régions du Nord pour  financer  ces femmes jusqu’à la base.

Quelles sont les  difficultés d’accès à ces régions du Nord ?

Nous avons des difficultés. C’est pour cela que nous avons signé des conventions avec cinq ONG du nord. Il y a des difficultés pour rapprocher ses femmes et elles aussi ont des difficultés car l’une des conditions d’accès au fonds est d’avoir un compte bancaire.  Pour que ces femmes se déplacent pour venir dans les communes ou cercles pour ouvrir un compte, au retour elles peuvent être victimes d’agression. Le déplacement ne sera pas facile pour elles. Pour soulager leur souffrance, ce sont  les ONG qui œuvrent sur ces territoires qui iront les financiers à la base. Le FAFE ne peut pas  se déplacer pour aller au Nord et superviser  tous les projets qui se trouvent là-bas à cause de tous les problèmes d’insécurité.

Quelles sont les actions  en vue ?

On veut financer le maximum des femmes, car c’est ça l’objectif.  Promouvoir  leur autonomisation. On les formera et on mettra des équipements à leur disposition à travers des ONG partenaires. Beaucoup des femmes savent  que ce fonds existe,  mais elles ne savent pas comment y accéder. J’espère que celles qui étaient  présentes pour ce débat transmettront  à leur retour ne serait-ce qu’à une seule personne le maximum d’informations sur ce fonds.

Journal du mali

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