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L’AEEM rackette les établissements privés : Un pacte de non-agression à 200 000 F CFA

Après la récente découverte et la saisie d’énormes armes dans le campus universitaire de Badalabougou, un nouveau scandale éclabousse le bureau de coordination de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM). La faitière des associations des élèves et étudiants du Mali impose aux établissements scolaires privés une rançon de 200 000 F CFA par an en échange d’un pacte de non-agression.

Les établissements privés sont en train de devenir une proie facile  pour l’association des élèves et étudiants de l’AEEM. Celle-ci selon nos sources, saisissent les établissements privés les plus significatifs avec une lettre d’adhésion à un pacte de non-agression appelé « lettre de partenariat ». Dans cette lettre signée du secrétaire général du bureau de coordination de l’AEEM, Abdoul Salam Togola, et estampillée d’un cachet rouge, on peut lire : « Nous venons très respectueusement par la présente lettre, vous informer que dans le cadre du renforcement des capacités financières de notre association, nous décidons établir un lien de partenariat avec votre établissement. Pour parafer ce partenariat, votre établissement contribuerait avec la somme de deux cent mille franc (200 000 F CFA) comme frais de partenariat ».

De ce fait, ce fond, nous permettra de prendre en charge  nos activités de renouvellement des comités locaux.

Cependant, votre établissement sera épargné de la mise en place d’un comité local, et bénéficierait d’une assistance directive du bureau de coordination. Par conséquent, avant tout acte de finalisation de ce partenariat, veillez-vous rassurer en appelant le S/G du bureau de coordination de l’AEEM aux numéros suivants……  et  une fiche parvenir pour la décharge et émargement de ce partenariat ».

Selon nos informations plusieurs établissements scolaires privés auraient signé le pacte et payé le montant sans avoir aucune satisfaction. Ce qui veut tout simplement dire que la pratique est une escroquerie doublée de chantage.

Aussi bien que dans la forme et que dans le fonds, cette lettre dite de partenariat lève le voile sur la mafia érigée en mode de gestion au sein de l’Association des élèves et étudiants du Mali. En tout état de cause, ce nouveau scandale relance le débat sur la dissolution de l’AEEM pour assainir l’espace scolaire et universitaire du Mali.

M D K   

 

Source: L’Indicateur du Renouveau

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