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La Libye, rien que dans son entièreté !

Tripoli  abrite le siège du Gouvernement d’union nationale de la Libye installé et reconnu par l’ONU. En dépit de l’appel à la désescalade du Secrétaire Général des Nations Unies, venu le rencontrer à Bengazi, le Maréchal Khalifa Haftar a choisi de lancer le 4 avril une offensive sur Tripoli. L’objectif  pour l’Homme fort de la Cyrénaïque (l’Est de la Libye) et alliés des milices du Fezzan (Sud de la Libye),  est d’annexer l’ensemble de la Tripolitaine afin de contrôler in fine l’ensemble du territoire libyen.

Membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) la Libye est l’un des quatre principaux producteurs du continent avec le Nigeria, l’Angola et l’Algérie. Sa production actuelle est évaluée entre 1,5 et 1,8 million de barils par jour avec des réserves estimées à environ 43 milliards de barils, selon des données de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA). Tripoli est aussi  un important fournisseur des pays européens, avec plus de 400 000 barils exportés quotidiennement vers l’Italie, 178 000 vers l’Allemagne, 133 000 vers la France et 115 000 vers l’Espagne (statistiques de 2009). Ce  qui fait de la Libye, un grand enjeu de politique internationale. Encore qu’elle occupe aussi une importante position géostratégique.

Depuis l’assassinat du Guide de la Révolution, la capitale abrite  le siège du Gouvernement d’union nationale  installé et reconnu par l’ONU. Jusque-là  considéré comme le seul interlocuteur officiel de la Communauté internationale, ce Gouvernement est militairement soutenu par  quatre (4) grandes milices disparates, débarrassés de toutes idéologies politiques mais ayant toutes vocations à s’enrichir le plus possible de ressources financières provenant de la rente pétrolière.  On estime que c’est pour cela que ces milices tolèrent plus le gouvernement d’union nationale qu’elles ne le soutiennent en réalité.

Ainsi,  même s’il ne contrôle pas l’ensemble des richesses pétrolières du pays et bien que confiné dans les seules limites de Tripoli, ce gouvernement qui négocie et octroie les marchés aux multinationales, arrive à faire main basse sur une  quantité importante de ressources financières. Cette position privilégiée, Haftar veut désormais en finir. Ce, d’autant que ses troupes occupent  plus des  deux tiers du territoire libyen et détiennent  le contrôle du croissant pétrolier, dans le golfe de Syrte, au centre de la côte libyenne. Une zone où l’on  retrouve les principaux terminaux pétroliers – Ras Lanouf, Essider et Brega –, par où transitent environ 60 % du brut libyen.

Depuis 2011 la Libye a connu, sous l’égide de la Communauté internationale, des élections mais à chaque fois, faute d’une armée solide et unifiée, les Gouvernements ont fait l’objet de coups d’Etat. Notamment par ceux-là même qui dirigent la capitale. Est-ce la raison pour laquelle cet ancien officier supérieur de l’armée de Kadhafi, Khalifa Haftar, réfute désormais toute idée d’une énième conférence nationale censée préparée de futures élections dans son pays ?

Fort de ses capacités et soutiens militaires et se basant sur un imposant soutien de l’extérieur, en l’occurrence l’Egypte et les Emirats Arabes, l’Homme Fort de la Cyrénaïque ne veut ni plus que s’offrir la totalité du territoire libyen. Selon de sources bien introduites, le vieux Maréchal est soutenu officieusement par des Puissances occidentales au motif que la solution à la crise n’est pas militaire, mais politique.

Gaoussou M. Traoré

 

Source: lechallenger

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