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Kidal: la CMA monte les enchères

La CMA affiche enfin ses vraies intentions face à l’équation Kidal devenue une grosse épine dans le pied du Mali. Tout porte à croire qu’elle est soutenue dans ses provocations par une certaine communauté internationale qui se révèle, de plus en plus par ses parties pris et ses jeux troubles, dès qu’il s’agit du retour de l’administration dans cette localité.

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À quand l’opérationnalisation du MOC, l’installation du gouverneur à Kidal ? Si les acteurs restent prudents sur la question, la Coordination des mouvements armés (CMA) qui contrôle déjà la zone, avec la bénédiction de la MINUSMA et de Barkhane, a déjà son idée. Mais qui ne va pas certainement dans le sens de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger. Suite à l’arrivée à Kidal de la Mission de bons offices dirigée par l’imam Mahmoud Dicko, la CMA a monté les enchères, en violation de l’Accord pour la paix. À la Mission, la CMA a clairement exigé la nomination d’un gouverneur neutre, alors qu’il s’agit là d’une question de souveraineté de l’État du Mali ; la mise en place du MOC (Mécanisme Opérationnel de la Coordination) avec 200 éléments FAMAS et 200 éléments CMA, sans les éléments du GATIA ni pro Gatia…
Dans tout ça, c’est le Mali qui semble piégé par sa bonne foi, par les ambitions pouvoiristes des politiciens qui tentent de divertir le peuple pour le détourner de l’essentiel : la paix. Le Mali est enfin piégé par une certaine communauté internationale garante pourtant de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale. Cette communauté internationale prompte à encourager l’État du Mali à poursuivre ses efforts dans l’exécution de ses engagements pris dans l’Accord et à le tancer s’il le faut se montre complexée quand il s’agit des groupes armés, et particulièrement la Coordination des mouvements armés (CMA).
Depuis plus d’un mois, le 20 juin, l’Accord traîne, alors que de nombreux engagements attendent d’être mis en œuvre. Pire, des parties continuent de violer le cessez-le-feu, à remettre en cause des échéances convenues de commun accord, sans s’inquiéter de rien.
Pourtant, depuis plus d’un an, les sanctions prévues dans ce sens par l’ONU ne trouvent aucun candidat. Malgré tout, Papa MINUSMA est là, elle veut rassurer toujours les Maliens de sa partialité, pardon de son impartialité. Souvent elle boucle les portes de Kidal, face à tout autre mouvement armé, à l’exception de la CMA, dans le but de sécuriser les populations ; souvent, elle juge nécessaire de laisser les belligérants s’affronter, sachant bien les rapports de force.
« Je me souviens, lors de la prise d’Anefis, lorsque le Gatia fonçait sur Kidal, où la CMA s’était retranchée, Barkhane et MINUSMA ont bouclé la zone, affirmant protéger la population de Kidal. Aujourd’hui, que la CMA sort de Kidal, lourdement armée, au vu et au su de Barkhane et de MINUSMA terrées dans leur base pour attaquer les positions du Gatia… », déplore une source.
Donc, c’est seulement lorsque la «population de Kidal» est menacée que Barkhane et MINUSMA s’interposent ? Jugez-en !
Dans tout ça, c’est un peuple malien qui poursuit son sommeil profond, estimant que le Président de la République a été élu pour tout résoudre. Face à certains défis, il est taxé de tous les maux.
Aujourd’hui, une opposition dite démocratique et républicaine, se dit capable de mobiliser 500 000 Maliens dans les rues de Bamako simplement pour revendiquer ‘’un partage de gâteau’’. Pourtant, face au Mali qui brûle, chacun préfère se barricader. Quand est-ce que les Maliens se rendront compte qu’ils sont au centre d’un cercle de vautours et que seuls leurs propres efforts leur permettront de s’en sortir ?

Par Sidi DAO

 

Source: info-matin

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