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Institut national de prévoyance sociale (INPS) : Mme Sidibé Zamilatou Cissé met l’accent sur la bonne gouvernance et la maitrise des dépenses techniques

Lors de la 92ème session du Conseil d’Administration, tenue le 30 décembre dernier, la directrice générale de l’Institut national de prévoyance sociale (Inps) Mme Sidibé Zamilatou Cissé, a mis l’accent sur la bonne gouvernance et la maitrise des techniques. Ainsi, le projet de budget pour l’exercice 2020 s’élève à plus de 200 milliards de Fcfa. C’est dire que 2020 annonce un bon augure pour l’Inps sous le leadership de Mme Sidibé Zamilatou Cissé. Il s’agira de faire de l’Inps à l’horizon 2023 un organisme moderne et performant de gestion de la sécurité sociale au Mali.

 

Les administrateurs de l’Institut national de prévoyance sociale (Inps) étaient réunis, le 30 décembre dernier, pour les travaux de la 92ème session. C’était sous la présidence de Mamadou Sinsi Coulibaly, président du Conseil d’administration, qui a saisi cette belle opportunité pour souhaiter ses meilleurs vœux de bonne et heureuse année 2020 à l’ensemble des membres du Conseil d’Administration, à la Direction générale ainsi qu’au personnel.

Cette 92ème session du Conseil d’administration de l’Inps, selon lui, “se tient à une étape importante de l’évolution de la politique nationale de protection sociale marquée par la volonté des plus hautes autorités de renforcer le socle de la protection sociale à travers l’extension des prestations sociales à plus grande couche de la population et par la mise en route du Régime d’assurance maladie universelle offrant la facilité d’accès aux soins de santé à l’ensemble de la population”.

Au cours de cette session, les administrateurs ont examiné et adopté le projet de budget 2020 et le programme d’activités, mais aussi à celui de la gestion déléguée de l’Assurance maladie obligatoire (Amo).

Ainsi, le budget 2020 de l’Inps s’élève à 200 097 292 195 Fcfa en recettes et en dépenses à 166 294 649 241 Fcfa avec un solde d’exploitation prévisionnel de 33 802 642 954 Fcfa.

Ce budget, selon le président du Conseil d’administration, Mamadou Sinsi Coulibaly, est en augmentation par rapport à l’exercice 2019 de 9,54% au titre des recettes et de 0,69% au titre des dépenses.

“Le projet de budget 2020 s’inspire du modèle de budget en mode programme introduit dans le budget d’Etat 2020. Par cette méthode, l’objectif visé est la gestion axée sur les résultats et les performances des structures. Il est donc adossé à un programme d’activités décliné en quatre axes et en activités reparties par structure. Cette volonté bien affichée rend ce budget très ambitieux” précisera-t-il.

S’agissant de l’Assurance maladie obligatoire (Amo) le projet de budget 2020 est en augmentation par rapport au budget 2019. De 6,61% au titre des cotisations soit 36 348 000 000 de Fcfa et de 9,09% au titre des prestations servies, soit 18 milliards de Fcfa.

“Ces résultats seront réalisés grâce à la mise en œuvre réussie d’un plan de maitrise des charges techniques et des charges de fonctionnement. Dans le même temps, des actions seront entreprises en vue d’augmenter les performances de recouvrement des cotisations de diversifier les ressources par la rentabilisation des structures sanitaires et de placements de fonds, l’accroissement des revenus tirés des immeubles de rapport”, a précisé Mamadou Sinsi Coulibaly.

S’agissant des activités programmées, aux dires de Mamadou Sinsi Coulibaly, “le budget sera l’instrument de mise en œuvre du programme d’activités de l’Inps qui participent de l’atteinte de l’Objectif stratégique numéro 9 du Plan décennal de développement sanitaire et social du Mali (Pddss) 2014-2023, portant sur le renforcement de la solidarité et de la protection sociale.  Les orientations stratégiques ainsi définies sont déclinées en actions dans le Plan Stratégique 2014-2023 de l’Inps, approuvé par une délibération prise lors de la 75ème session ordinaire de son Conseil d’administration. Ce Plan stratégique est annuellement mis à jour pour prendre en compte les contextes et orientations nouveaux du moment”.

Notons que ce Plan stratégique est composé de certains axes. Il s’agit de l’élargissement du champ d’application personnel, l’amélioration des prestations servies, le financement des branches et l’organisation et le fonctionnement de l’Inps. “Ces axes sont déclinés en 21 activités réparties par structure suivant le principe de l’imputabilité.

La conceptualisation et l’opérationnalisation des activités liées à ces axes stratégiques devraient conduire à faire de l’Institut à l’horizon 2023 un organisme moderne et performant de gestion de la sécurité sociale au Mali. Ainsi, de l’adoption du “Plan Stratégique 2014-2023″ en 2014 à nos jours, certaines activités ont été entièrement réalisées, d’autres sont en cours de réalisations et doivent être poursuivies, le reste est programmé pour l’être avant fin 2023”.  Parole du président du Conseil d’administration, Mamadou Sinsi Coulibaly.

Il est nécessaire de rappeler que l’atteinte des objectifs de recettes de cotisations de 170 milliards de Fcfa au cours de l’année 2019 a permis à l’Inps de respecter tous ses engagements, notamment le service régulier et le paiement à échéance des prestations.

En vue d’améliorer les services de l’Inps, Mamadou Sinsi Coulibaly propose certaines méthodes. Il s’agit de la numérisation, la digitalisation, l’importante connectivité et l’utilisation de la robotique en ce qui concerne les tâches répétitives que la plupart des agents de l’Inps exercent.

Au cours de cette présente session, la directrice générale de l’Inps, Mme Sidibé Zamilatou Cissé, a saisi cette a informé les administrateurs sur des innovations majeures qu’elle entend apporter avec le concours de chaque agent au sein de l’Institut. Il s’agit de doter l’Inps d’une cartographie de risques. Ce qui est une nouveauté à laquelle tous les agents ont été récemment formés avec l’accompagnement de la Cipres “pour éviter un pilotage à vue”.

En tout cas, Mme Sidibé Zamilatou Cissé mettra un accent sur la bonne gouvernance et la maitrise des dépenses techniques. Sans oublier les allocations familiales, les rentes à payer et la poursuite de certains chantiers déjà en cours.

El Hadj A.B. HAIDARA

Aujourd’hui-Mali

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