Suivez-nous sur Facebook pour ne rien rater de l'actualité malienne

IBK voit rouge : Le MNLA et le HCUA ont bafouillé l’honneur de la République ce dimanche à Kidal

IBK avait dit lors de sa campagne présidentielle qu’en devenant président, personne ne marchera encore sur le Mali, sur son honneur. 11 jours après sa prestation de serment, c’est le convoi de trois de ses ministres qui est caillassé à Kidal et les deux mouvements terroristes MNLA et HCUA menacent de passer à l’offensive face à ce qu’ils appellent des actes terroristes de l’armée malienne sur les populations Azawadiennes. Test grandeur nature pour celui qui a été élu par les Maliens pour mettre fin au laxisme avec les rébellions. IBK voit donc rouge.ibrahim boubacar keita elu president republique mali nouveau investiture stade 26 mars

Quelle va être la première réaction du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, après avoir appris avec stupeur que le convoi de trois de ses ministres partis ce dimanche 15 septembre 2013 à Kidal a été caillassé par des jeunes énergumènes sous manipulation des bandits armés du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et le Haut conseil de l’unité de l’Azawad (HCUA).  Les ministres de la Réconciliation nationale et du Développement des régions du Nord, Cheick Oumar Diarrah, de l’Administration territoriale, Moussa Sinko Coulibaly, et de la Sécurité, Sada Samaké étaient arrivés dimanche matin pour parler de paix, et de sécurité dans le Nord du Mali.

A Leur arrivée, des jeunes encadrés par des éléments du MNLA ont empêché l’avion de se poser. Grâce aux efforts de la Minusma (force de l’Onu au Mali), l’avion s’est finalement posé. Des pierres ont été jetées sur le convoi officiel. Les vitres d’un véhicule transportant un ministre ont été brisées. Deux grenades ont été lancées en ville dans après-midi par des inconnus mais il n’y a pas eu de victime.

A cause de ces incidents, la délégation officielle n’a pas pu effectuer son programme initial à Kidal où elle devait organiser plusieurs rencontres sur la paix dans le Nord du Mali.

La question lancinante qui brûle les lèvres est de savoir où était notre armée ? Comment une délégation ministérielle d’une telle dimension peut-elle atterrir à Kidal où y a le gouverneur, des forces armées maliennes, des forces de la Minusma et celles de l’Opération Serval, et que de tels incidents puissent arriver ! Qu’est-ce qui a pu empêcher l’armée malienne de jouer convenablement son rôle sur son propre territoire ? Qu’en est-il de la Minusma ? Est-ce une complicité ?

En tout cas beaucoup d’interrogations taraudent présentement l’esprit du président Ibrahim Boubacar Kéita qui doit donner une réponse ferme à ces comportements délirants qui n’ont que trop duré. C’est d’ailleurs la raison de son élection. IBK a été élu parce que qualifié à tort ou à raison d’homme de poigne, de Kankélétigui. Il devrait clairement envoyer le message qui sied en la matière. Mettre ses apatrides et leurs soutiens en garde contre ces défiances à l’autorité de l’Etat, à l’honneur de la République.

Ces bandits armés, on le sait, ne représentent en réalité qu’eux-mêmes et n’ont derrière eux que leurs nuques et leurs ventres devant eux. Voilà des gens qui doivent leur survie à l’Opération Serval et à ce titre, les Maliens ont l’impression que toutes ces velléités des assaillants du MNLA et HCUA ne relèvent que de la couverture de la France qui nous aurait libérés de tout sauf le diktat des hommes bleus.

IBK aura donc la belle occasion de dire ses vérités à Hollande le jeudi prochain lors de son investiture à laquelle le président français va prendre part si tant est si bien que l’homme n’accepte pas de marchander l’honneur de la République et tient à la souveraineté de notre pays comme à la prunelle de ses yeux. Surtout que les mêmes criminels menacent de passer à l’offensive contre l’armée malienne accusée « d’actes terroristes  contre les populations de l’Azawad ».

En effet, le Mouvement National pour la Libération de l’Azawad (MNLA) et le Haut Conseil pour l’Unicité de l’Azawad (HCUA) menacent de passer à des actions offensives afin d’arrêter les comportements de nature terroristes de l’armée malienne contre nos populations à l’intérieur de l’Azawad.

Les deux accusent une patrouille de l’armée malienne d’avoir expressément lancée, le 11 Septembre 2013, une offensive contre l’une de nos bases militaires située à Foyta (près de la frontière mauritanienne). Une « attaque délibérée est une énième provocation parmi tant d’autres comme les permanentes arrestations arbitraires de civils azawadiens», disent-ils.

Ils ajoutent dans un communiqué conjoint que le commandement Ouest de l’Azawad, prend à témoin l’opinion nationale et internationale contre ces graves violations des dispositions de l’accord préliminaire signé à Ouagadougou du 18 Juin 2013.

“Nous demandons à la communauté internationale de prendre les dispositions urgentes allant dans le sens de préserver les acquis du processus de règlement pacifique en cours. Dans le cas échéant, nous nous verrons dans l’obligation de passer à des actions offensives afin d’arrêter les comportements de nature terroristes de l’armée malienne contre nos populations à l’intérieur de l’Azawad”, disent-ils.

Abdoulaye Diakité

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Suivez-nous sur Facebook pour ne rien rater de l'actualité malienne
Ecoutez les radios du Mali sur vos mobiles et tablettes
ORTM en direct Toutes les chaînes africaines en direct