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Force Conjointe du G5 Sahel : Le dernier rempart face à la vilénie du terrorisme au Sahel

Le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, président en exercice du G5 Sahel, mieux que quiconque, œuvre inlassablement pour l’opérationnalisation de la force conjointe du G5 Sahel, forte de 5000 hommes pour endiguer le terrorisme au Sahel et préserver ainsi le monde entier des effets de ce fléau international.

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Infesté par des groupes terroristes hétéroclites qui sèment la terreur et le désordre, le Sahel porte aujourd’hui les germes d’un chaos dont les conséquences auront des répercussions sur la paix mondiale. En mars dernier, les trois grands groupes terroristes nuisibles au Sahel se sont fusionnés. Il s’agit du groupe Ançardine d’Iyad Ag Ghaly, Al-Mourabitoune de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar et de l’Emirat du Sahara, une branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Ce nouveau mouvement appelé «Jamaât Nosrat Al-Islam Wal Mouslimine » est dirigé par Iyad Ag Ghaly. Le but de la fusion des forces du mal est d’opérer des actions coordonnées dans le Sahel afin de fragiliser davantage les Etats de la région déjà confrontés à d’énormes problèmes politiques, économiques et de gouvernance.

S’unir ou périr

« Nous constatons tous les jours les effets ravageurs du terrorisme, de la criminalité transnationale organisée et de l’extrémisme violent sur la situation socio-économique de vastes zones de notre continent. Ces phénomènes  détruisent le tissu social traditionnel et ne laissent souvent aux populations d’autres choix que celui de la conversion au pire, en se soumettant aux groupes terroristes et/ou en s’y enrôlant pour leur sécurité et leur survie.  Il est donc de notre devoir d’enrayer ensemble une gangrène qui menace de larges portions de nos territoires et expose notre jeunesse à l’errance », lançait IBK lors du sommet du G5 Sahel, tenu le 2 juillet dernier, à Bamako. Cette déclaration du Président de la République pose les jalons de la naissance de la force du G5 Sahel comme outil régional de lutte contre le terrorisme. C’était en présence du président français Emmanuel Macron qui n’a pas manqué d’apporter son soutien et son souhait de voir cette force se déployer le plus rapidement pour faire face au fléau. « Nous avons affaire à des terroristes, des voyous, des assassins…Nos ennemis sont lâches, mais courageux. Donc il faut les combattre. Notre avenir est commun. Je vous assure de ma détermination», avait déclaré Macron.

Plus de deux mois après, des avancées notables sont enregistrées. Il s’agit de la désignation du commandant en chef de la force du G5 Sahel en la personne du Gal Didier Dackouo, l’inauguration du QG de la force conjointe basé à Sévaré, le décaissement par l’UE de 50 millions d’euros en soutien à la Force conjointe des pays du G5 Sahel et l’annonce du lancement des premières opérations conjointes début octobre 2017, avec l’appui de la Force Barkhane et le soutien européen

Malgré ces points positifs,  la nécessité de la synergie des efforts et des actions s’impose plus que jamais. Ce qui justifie la diplomatie tout azimut du Président Kéïta qui, avant de se rendre au 72ème sommet de l’ONU, a effectué une tournée régionale qui l’a conduit au Tchad, au Niger et au Burkina Faso. Toujours dans le cadre de ses consultations, IBK avait reçu son homologue mauritanien à Bamako.

Une ‘’Conférence internationale de planification’’ prévue le 16 décembre 2017 à Bruxelles

A la rencontre de haut niveau consacrée au G5, il s’agissait pour son Président en exercice, de faire avancer le dossier de la force conjointe et de mobiliser le financement en obtenant des engagements fermes. « Il ne s’agit pas de faire la réclame auprès de l’Assemblée générale des Nations-Unies qui n’en a pas besoin. Il s’agit pour moi de porter le message fort du G5 Sahel aujourd’hui. Il ne s’agit pas de mendicité. Il s’agit simplement d’un effort de solidarité bien compris, dans l’intérêt bien compris du monde entier. La menace qui sévit là-bas dépasse la seule région du Sahel. C’est de dire également que nous portons aujourd’hui un projet qui est en quelque sorte une digue par rapport au terrorisme. Si la digue cède, le monde entier sera emporté. C’est aussi simple que cela », avait laissé entendre le président du G5 Sahel.

Au terme de la rencontre de haut niveau, les participants ont reconnu que le G5 Sahel constitue un rempart face aux risques d’expansion du terrorisme, de la radicalisation et de la criminalité transnationale organisée, vers le reste du monde, particulièrement l’Europe. D’où la nécessité pour la communauté internationale de soutenir fermement la Force conjointe du G5 Sahel. A cet égard, ils ont salué les efforts déployés par les pays du G5 Sahel, malgré leurs limites en matière de ressources, et ont souligné l’urgence pour la Communauté internationale d’accompagner les efforts de la région en assurant un soutien prévisible et durable à la Force Conjointe du G5 Sahel, conformément à la décision de la 679ème réunion du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS/UA) du 13 avril 2017.

Sur cette base, les Chefs d’Etat du G5 Sahel ont réitéré la demande pour l’adoption par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies d’une résolution dotant la Force d’un mandat sous le chapitre VII de la Charte et validé le budget de la Force Conjointe du G5 Sahel (FC-G5S) à 423 660 656 millions d’euros.

Une ‘’Conférence internationale de planification’’ est prévue le 16 décembre 2017 à Bruxelles pour assurer un soutien durable et prévisiblepar les partenaires bilatéraux et multilatéraux, conformément à la Résolution 2359 (2017) du CSNU.

Daouda T. Konaté

Source: Le Challenger (Spécial 2017)

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