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Experts de l’ONU tués en RDC: comment va se dérouler la mission d’enquête?

Le Conseil de sécurité des Nations unies demande au gouvernement de la RDC de mener une enquête complète sur le meurtre de Michael Sharp et Zaida Catalan, les deux membres du Groupe d’experts assassinés au Kasaï en mars dernier. Le Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a nommé le procureur canadien Robert Petit et d’autres experts pour aider la justice militaire congolaise à suivre ce dossier. Le Conseil de sécurité demande à Kinshasa de collaborer avec cette équipe afin que les auteurs de ces crimes soient traduits en justice. Qui sont ces experts et dans quel cadre se déroule leur mission ?

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Robert Petit est un procureur canadien qui a travaillé pour la justice onusienne, un haut fonctionnaire qui aura la lourde de tâche, écrit Antonio Guterres au Conseil de sécurité, d’appuyer « l’enquête nationale » alors que le procès est déjà en cours depuis le mois de juin. Il sera assisté par quatre experts techniques et un personnel d’appui. Ce sont eux qui seront réellement sur le terrain, à Kananga au Kasaï Central.

Robert Petit se rendra en RDC, « régulièrement et à chaque fois que ce sera nécessaire », précise encore le Secrétaire général de l’ONU. Cette affaire a été négociée entre le gouvernement congolais et Antonio Guterres depuis plusieurs mois. Une rencontre à New York avec le chef de la diplomatie congolaise suivie par des négociations avec l’envoyé spécial des Nations unies.

Début septembre, Said Djinnit avait obtenu que la justice militaire congolaise patiente jusqu’à la nomination de ces experts techniques et de ce haut fonctionnaire de l’ONU. Kinshasa avait demandé à New York de faire vite. C’est chose faite deux mois plus tard.

Les autorités congolaises avaient été toutes prêtes à répondre à cette demande, sans doute encouragées par les conclusions d’un premier comité de l’ONU désigné par Antonio Guterres.

Ce « board of inquiry » avait délibérément écarté tous les éléments de preuves indiquant une implication d’agents de l’Etat congolais dans l’organisation de la mission qui a coûté la vie aux deux experts onusiens, ou même, selon la contre-enquête menée par RFI, la possibilité d’un piège tendu par les renseignements congolais.

RFI

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