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États-Unis et Iran, la fausse détente ?

Deux couples font la Une de la presse allemande. Les présidents russes Vladimir Poutine et turc Recep Tayyip Erdogan qui font des affaires d’une part, et l’Iran et les États-Unis qui affichent un semblant de calme.

Dans ses premiers mots après l’évaluation des impacts des frappes lancées par l’Iran, le président américain Donald Trump assurait que tout allait bien. « Evidemment que tout ne va pas bien”, rétorque aujourd’hui la Frankfurter Allgemeine Zeitung.

La tension est forte, la peur d’une escalade militaire aussi. C’est toute la région qui retient son souffle.

Double objectif

La FAZ est prudente face à une détente apparente qui vise, côté iranien, le double objectif de ne pas faire monter le conflit à son sommet et également, de prouver ce que Téhéran est capable de faire militairement.

Une analyse que partage la Frankfurter Rundschau. L’Iran, lit-on dans ce journal, garde la porte des négociations ouvertes surtout en vue d’un adoucissement des sanctions économiques annoncées. Or le guide suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei, ne perd pas de vue son principal plan stratégique à savoir, épuiser les États-Unis et les amener à quitter l’Irak le plus tôt possible. L’Iran aurait ainsi le champ libre à Bagdad.

Mais que le régime iranien ne se trompe pas non plus, suggère die Tageszeitung. La grande mobilisation lors des funérailles du général Qassem Soleimani ne vient pas d’une solidarité du peuple iranien avec ses dirigeants mais d’une protestation contre l’arrogance d’une grande puissance qui se permet de contourner le droit international chaque fois que ses intérêts l’exigent.

Union autour du gaz

Des intérêts en jeu également entre Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan. La Süddeutsche Zeitung affiche une photo des deux dirigeants russe et turc avec le titre : « la nouvelle union”.

Une union célébrée à Istanbul à l’occasion de l’inauguration du gazoduc Turkstream qui devrait acheminer le gaz russe vers l’Europe via la Turquie, la Serbie et la Bulgarie.

L’harmonie, constate la Süddeutsche, est allée si loin que les deux hommes ont dilué leurs rivalités en Syrie et en Libye dans des déclarations de paix. Pourvu que ça dure !

Dw.com

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