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Edito : 19 septembre 2013-19 septembre 2017 : Que de promesses vaines, que de racontars !

Qu’on comprenne bien notre avis sur la République du Mali à la date du 22 septembre 2017. Nous ne faisons pas œuvre de haine ou d’hostilité. Nous donnons simplement au peuple malien meurtri un résumé de la gouvernance depuis quatre ans. Lorsque nos dirigeants nous  amènent dans une situation de chaos dans les régions du nord et du centre du pays on n’a moralement plus le droit d’empêcher le peuple d’évaluer le parcours et de donner son avis sur son devenir. Un devenir qui semble lui échapper. Nous ne sommes pas dans un pays normal.

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En matière de sécurité notre constat est qu’on avait un château de carte qui s’est effondré au premier assaut. Ceux qui dirigent aujourd’hui le Mali étaient présents lorsque notre armée tombait en lambeau à petit feu, faute de formation et d’équipement adéquat et adapté. Au moment où elle devrait faire face à un autre genre d’ennemis qui utilise comme stratégie la guerre asymétrique, elle n’était pas préparée à ce genre de guerre. Ceux qui volontairement sont venus nous aider n’ont pas été plus efficace que nous. C’est devenu l’histoire de la chèvre chétive, du couteau mal en point et du temps nuageux et menaçant. Dans ces conditions nous ne savons pas quand est-ce que la soupe sera prête. Nos dirigeants ont mis en gage leur parole et leurs enfants. Ils se doivent de chercher à sauver leur parole d’abord avant de le faire pour leurs enfants.

L’homme n’a pas de queue, c’est la parole qui est sa queue et c’est par cela qu’on l’attrape. Malheureusement dans notre cas, nos dirigeants veulent se sauver sans sauver le Mali. Il a fallu attendre quatre ans pour que nous dirigeants se rendent compte que les forces étrangères venues pour nous aider ne sont pas à la hauteur. Alors qu’il y a tout juste un mois, ce sont les mêmes qui disaient qu’il y a de la sécurité sur l’ensemble du territoire nationale exceptée celle résiduelle définie par notre fameuse Cour Constitutionnelle. Cela démontre que nos dirigeants ont deux langues à l’image du varan. Peut-on croire à quelqu’un qui a deux langues dans la même bouche.  C’est en cela que le Mali de Modibo KEITA, père de l’indépendance a déçu.

Par Le Carréfour

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