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Eau et changements climatiques : quand les populations sont menacées par la diminution des ressources en eau

Les populations africaines, singulièrement celles situées dans le Bassin du fleuve Niger, sont menacées par la diminution des ressources en eau et la prolifération des maladies hydriques. Aujourd’hui, les changements climatiques constituent une grande préoccupation pour les pays africains, particulièrement ceux du Sahel où l’économie est axée sur l’agriculture pluviale. Dans ces pays, les effets négatifs du phénomène sont considérables. Il faut noter, entre autres la sécurité alimentaire et le manque de ressources en eau.

changement climatique ville bamako

Au-delà du concept, la Gire (Gestion intégrée des ressources en eau) inspire les États et les collectivités locales à travers les politiques mises en œuvre. De nombreux pays se sont dotés de nouvelles lois sur l’eau et de programmes nationaux de gestion intégrée, particulièrement les pays en développement. Selon l’UNEP, une ONG américaine, en 2012, dans plus de 80 % des pays, on a enregistré ces dernières années des progrès notables en faveur de la Gire.

Mais trop souvent, la Gire appliquée à l’échelle de grands bassins fluviaux se trouve confrontée au pragmatisme des réalités de terrain car, il s’agit de rendre la Gire opérationnelle à travers des programmes concrets. Le lien avec le terrain est donc indispensable. C’est dans ce sens que diverses initiatives du Gire, à un échelon local, ont été développées.

Au Mali, la problématique liée à l’eau est l’un des défis majeurs auxquels sont confrontés la population et son gouvernement. Le constat est alarmant.  Pour qui voit loin, ceci présage un avenir inquiétant. Aujourd’hui, tous les indicateurs sont au rouge. Tout montre qu’il y a un niveau de dégradation sans précèdent et très inquiétant du fleuve Niger. Ceci fait que la portion du fleuve dans la zone de Bamako est celle qui subit le plus les effets des activités humaines.

Un expert de l’ABDN a souligné que le Niger fait face à des agressions : risque de disparition du fleuve Niger avec l’ensemble des espèces animales et végétales et risque que le cours d’eau soit d’une inutilité absolue du fait du niveau de pollutions physiques et chimiques.

Ces agressions ont pour noms ‘‘l’extraction de gravier et de sable et le déversement des déchets de toutes sortes dans le lit du fleuve ; l’orpaillage impliquant l’utilisation des produits chimiques comme le cyanure ; l’inhumation sur la berge du fleuve d’orpailleurs morts par noyade ; la course au foncier qui se prolonge jusque dans le lit du fleuve en violation du code domanial. A cela s’ajoute, le désintéressement des politiques et de la population vis-à-vis de la chose commune (manque de financement et de suivi).

Face à la diversité des situations, qui demande des procédures adaptées aux réalités environnementales et socioculturelles des pays concernés, on retrouve les mêmes conditions de participation, de solidarité, d’intégration, tout en veillant au caractère pragmatique et opérationnel de la démarche. Mais, l’application de la Gire au niveau local ne doit pas occulter le fait que celle-ci réclame un cadre légal et institutionnel adapté où les services de l’État assurent leur responsabilité en accompagnant les usagers locaux.

Dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques sur les ressources naturelles au Mali, Wetlands International, une ONG hollandaise, a mis en œuvre un impressionnant portefeuille de projets au Mali, en particulier liés à la conservation et à la gestion du Delta intérieur du Niger au bénéfice des personnes et de la nature. Ce travail a été réalisé grâce à l’étroite collaboration avec le gouvernement et à travers de multiples partenariats.

À présent, le travail de Wetlands international au Mali et dans le Bassin supérieur du Niger prendra une nouvelle dimension à travers un important programme dénommé “Bam-Gire” dont la mise en œuvre privilégie les politiques et le plaidoyer ainsi qu’une intensification des activités et le renforcement de l’organisation en termes de personnel, de systèmes et de processus. Le programme Bam-Gire est centré sur l’élaboration et la mise en œuvre de politiques, institutions, capacités et mesures pour une gestion intégrée des ressources en eau liée à une utilisation rationnelle des zones humides. Il est en harmonie avec les intérêts et investissements de multiples secteurs et divers autres programmes dans la région. À travers ce programme, il vise à faire jouer à Wetlands international un rôle de premier plan dans l’impulsion du changement qui mènera à un développement durable sur le plan environnemental dans le Delta intérieur du Niger et le Bassin Supérieur du Niger

En outre, Wetland International est active dans le Niger supérieur et le Delta intérieur au cours des dernières années et a contribué à la conception du programme du développement durable du delta intérieur (PDD-DIN).

Dans le cadre de l’appui à la mise en œuvre de ces programmes, Wetland international Mali a initié le projet d’appui à la sécurisation des moyens d’existence et biodiversité dans un climat changeant sur un financement de l’ambassade des Pays-Bas appelé (Bam-Gire).

A.T. Dansoko

 

La rédaction 

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