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Développement filière maïs: un engagement fort de DENON

En visite dans les bassins de production de maïs, la délégation du ministre-Commissaire à la sécurité alimentaire, Kassoum DENON, a visité tour à tour les silos de stockages de maïs à Fana, Koutiala, Kadiolo, Farakala et Bougouni. Après avoir déploré le retard dans la finition des travaux, il a instruit à l’entreprise togolaise de livrer les joyaux d’ici l’hivernage prochain.

Selon le Commissaire à la Sécurité alimentaire, l’initiative du projet des silos de stockage de maïs, qui tient à cœur le président Ibrahim Boubacar KEITA, pour faciliter un meilleur accès de tous les citoyens aux céréales, est une première en Afrique.

En effet, dans les différents silos, le ministre Commissaire à la sécurité alimentaire a largement échangé avec DAO IBAFEYI, le directeur de l’entreprise togolaise chargée de l’exécution des travaux, les autorités administratives et coutumières et les producteurs de maïs.

Aussi, a-t-il expliqué toutes les dispositions qui seront prises pour dédommager ceux dont les champs ont servi à la construction des silos dans les différentes localités.

En marge des visites de silos, le ministre s’est rendu à Sikasso, où il a échangé, avec certains responsables de l’interprofession de la filière maïs, venus de tous les bastions de production.

Selon son président, Bakary DOUMBIA, l’interprofession de la filière maïs, a été mise en place en 2016. Il s’agit d’une organisation qui regroupe tous les producteurs de maïs pour travailler au développement du secteur.

« L’objectif de l’interprofession est de faire en sorte que la culture du maïs soit profitable aux paysans et à l’Etat », a-t-il déclaré.

Le président a profité de l’occasion pour rappeler les difficultés du secteur agricole qui sont pour noms : la non valorisation des produits et la chute du prix de vente.

Toutefois, M. DOUMBIA a donné l’assurance que les producteurs de maïs soutiendront l’Etat pour que l’implantation des silos produise les résultats escomptés. Pour ce faire, il a sollicité l’implication de l’OPAM pour la valorisation du prix d’achat auprès des producteurs.

Lors des échanges, certains intervenants ont évoqué le problème des chenilles légionnaires qui dévastent les champs de maïs. Ainsi, ils ont plaidé pour la subvention des produits contre lesdits insectes.

Répondant à cette inquiétude, le Commissaire à la sécurité alimentaire dira que des mesures sont déjà en cours pour lutter efficacement contre les chenilles.

Quant au directeur général de l’OPAM, Youssouf MAIGA, il a fait savoir que la production du maïs envoisine aujourd’hui 3 millions de tonnes au Mali, pour lesquels, il urge de prendre des initiatives pour conserver les stocks, les traiter et les transformer.

« L’objectif recherché est de faire en sorte que les paysans puissent tirer le meilleur profit de leurs activités. Aujourd’hui, les paysans ont beaucoup de stocks avec eux et ils n’arrivent pas à les écouler alors qu’ils ont des engagements avec les banques. Il est nécessaire que l’Etat puisse les accompagner dans cette dynamique pour qu’ils puissent voir le bout du tunnel. Le projet des silos a été initié pour participer à cette dynamique », a expliqué Youssouf MAIGA.

Répondant à l’inquiétude des paysans sur l’écoulement du maïs, le directeur de l’OPAM a rassuré que cette année, sa structure achètera une grande quantité de maïs auprès des producteurs.

M. MAIGA a soutenu qu’il s’agira de mieux organiser, appuyer et encadrer les producteurs de maïs afin qu’ils puissent bénéficier des appels d’offres sous régionaux.

A propos des silos, le ministre Commissaire à la sécurité alimentaire a jugé nécessaire de la réalisation de certains travaux confortables pour améliorer les silos.

Lesdits travaux consisteront à faire des dallages complets des différents cours et la réalisation des ilots de stockage sous bâche avec fumigation pour mieux conserver les céréales.

Il a également précisé qu’ils seront couplés au projet de silos des petites minoteries pour transformer le maïs en semoule et en farine.

« La filière maïs est très importante pour l’économie d’un pays. Elle permet de développer la minoterie et l’aliment volaille. Les filières doivent être organisées en amont et en aval, car aujourd’hui la problématique de la productivité au Mali est pratiquement réglée. Les paysans savent produire mais après la production il n’y a pas un système organisationnel qui permet d’évacuer la production à des prix rémunérateurs. Face à cette situation, le gouvernement s’est engagé à trouver une solution en faisant des stocks importants, en régulant les marchés pour stabiliser les prix », a expliqué le ministre Commissaire à la sécurité alimentaire.

Dans toutes les localités où les silos sont implantés, les producteurs ont apprécié l’initiative et se sont engagés à mettre à disposition la production nécessaire pour relever la filière maïs au Mali.

PAR MODIBO KONE

Source: info-matin

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