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CRHRONIQUE DU MARDI : Qui veut la paix au Mali ?

Qui veut réellement la paix au Mali Sahélo Saharien ? Pas grand monde, mon cher Dra ! Au marché quotidien de la paix, les transactions compétitivement guerrières, locales, nationales et internationales, rapportent gros aux foires hebdomadaires du « business as usual ».

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Les leaders coutumiers, religieux et politiques sont les premiers bénéficiaires des indemnités, honoraires et perdiems de ces mondanités réconciliatrices pour éviter aux donateurs humanitaires les onéreuses prises d’otages très affectionnés. En retour, ces aides publiques au développement durable local permettent sensiblement d’améliorer le confort de ceux et celles qui empruntent les inquiétants taux de remplissage des plans de vol aérien, des véhicules de luxe au sol, des hôtels étoilés, des campements nomades et autres hameaux de culture, peu cultivés. Des piécettes pourboires à côté des sommes astronomiques thésaurisées par l’industrie de l’armement lourd et léger, visible et invisible, chargée d’enflammer à l’extérieur et de lutter dans l’Hexagone et Compagnies Multinationales contre l’élévation du risque chômage, la dangereuse spirale de la panne d’idées et les terribles attentats modulés selon les cibles individuelle ou collective. Dans notre contexte général d’obscurantisme érudit, à très forte raréfaction des touristes commerciaux, même au lundi de Ségou Balanza, désormais sous haute pression de faux jihadistes, réformistes égarés en visite avec kalachnikov à Dioro, les Phéniciens du Mali Sahélo Saharien gardent toujours le fascinant génie de bien naviguer artisanalement sur la toile de leurs désirs du jour et de la nuit entre les deux rives du fleuve Niger. Doués pour les affaires domestiques sans suite ni finalités, ils échangent allègrement une calebasse de lait contre quelques poignées de mil lorsque le trafic embouteillé sur les 3 ponts Bamakois (français, saoudien et chinois) l’autorise en Francs CFA. C’est le privilège de la lutte contre la pauvreté périphérique d’enrichir au niveau central les plus riches investisseurs du futur au pied-à-terre natal. Raison nationale budgétaire de plus pour faire de la capitale politique de la fière République du Mali le must des pôles économiques incontournables de la sous région ouest africaine qui rivalise brillamment en public VIP avec les « People & Second Hand » des placers d’or en milieu rural. En attendant dans nos plats en commun du Trésor et de la Dette Publique, le juteux pétrole du bassin de Taoudéni, il y a de quoi se retourner solo dans sa tombe municipale pour recevoir les courtoises amabilités de visiteurs pressés d’offrir à la bergerie peule la paix maninka sur un plateau d’argent arabo touarègue fabriqué par des forgerons marabouts venus de je ne sais où. Mon cher Ganganasse, ne t’en fais pas pour ce qui les afflige, ils reviendront en TGV de brousse à la case départ de leur arrivée à la Gare Dakar-Niger. Le Général De Gaulle leur y avait pourtant demandé de bien tenir la voie du progrès scientifique de l’Etat pour ne pas dérailler l’indépendance nationale en dépendances chroniques à l’école militaire des coups d’état sur mesure dont il fut seul à avoir le secret Foccart. Tu sais, mon cher Dra, notre Tirailleur Sénégalais qui s’est récemment baladé d’Etat sur les Champs Elysées amusait plutôt la galerie de l’Internationale Socialiste subitement jetée du podium par la Marche de Macron sur le Front de Hollande, le héron qui avala tous les poissons terroristes de Konna, moins les ennemis héréditaires de « Nulle contrainte en religion ! » (Coran, 2/256) que sont Amadou Kouffa, Iyad Ag Ghaly, AQMI, DAECH, les narcotrafiquants talibans Afghans, les Boko Haram Nigérians et les autres Shebab Somaliens. Par sa folie des grandeurs qui finira en petites misères, notre prince républicain, démocrate convaincu et patriote sincère, à double nationalité, veut remettre ce retour officiel sur les bords de la Seine Tout Eiffel en 2018, juste au 14 juillet ! Il a complètement oublié ce qui s’est passé à Thiaroye malgré la stèle mémoire douloureuse monumentalement posée pas loin de la Grande Poste par son Ex Patron. Côté archéologie du pouvoir et de l’impuissance, les plus grands dioulas de la culture des adorateurs du serpent Bida du Mali Sahélo Saharien sont en conclave muséal New Yorkais à Bamako les 3 Caïmans. Leur sens du commerce mondialisé masqué conseil de sécurité de nos œuvres d’art et métiers occultes les plus recherchés passera d’abord globalement insensé avant de se faire pédagogiquement pleines les poches Kangourou Bazin Riche. Puisqu’il y a solennellement eu ce mois ci depuis 2012 une chaotique rentrée scolaire à Kidal-le-Chasseur-d’Etat, par peur de la paix achetée fausse facturation algérienne signée accord/désaccords, grâce au fils « béni » du pays, l’inamovible excellente nullité ministérielle poussiéreuse de la rébellion des années 1990, le ratio maître-disciples-esclaves atteindra certainement à Koulouba Fosse Commune 9 le plus grand sommet des captifs serviteurs de thé à la menthe sur la Montagne des Ifoghas. A condition qu’il n’y ait pas encore un autre coup de vent d’harmattan plus rouge vif endeuillé que le précédent entre noblesse et vassalité des esprits ensablés. Mon cher Ganganasse, faut quand même être patiemment optimiste, uniquement soumis à Dieu Est Grand, le Mali (Hippopotame) avance à reculons pour mieux brouter ses bourgous préférés dans la plaine de l’Azawad. Et une seule direction numérique à conseiller pour les prochaines échéances électorales du Mali Sahélo Saharien, c’est la reprise biométrique du commerce Azalaï des hommes à chameaux à la queue leu-leu, de la Méditerranée au Cap de Bonnes Espérances Panafricaines !
Hamidou Magassa, CERNES.

 

Source: lesechos

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