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CONFERENCE DE LANCEMENT DU PROCESSUS BUDGETAIRE 2019: Le nouveau format pour une efficience budgétaire

Le jeudi 22 février, l’hôtel Salam a abrité, la cérémonie d’ouverture du processus budgétaire 2019, sous le nouveau format conférence. Présidée par le secrétaire général du ministère de l’économie et des finances, Sidibé Zamilatou Cissé, la cérémonie d’ouverture a également été marquée par la présence du directeur général du Budget, Sidiki Traoré et du chef de file des partenaires du groupe thématique économie et finances de la banque mondiale, Boubacar Sidiki Walbani.

En marge à la cérémonie d’ouverture, le lancement du processus budgétaire 2019, basculé en mode conférence, revêt une particularité innovante : l’organisation de panels au cours desquels, des hauts responsables de l’administration financière  ainsi que les partenaires techniques et financiers, pourront échanger. Le  directeur général du budget, Sidiki Traoré explique qu’ils ont tiré les leçons des sessions précédentes appelées ateliers de lancement du processus budgétaire et du coup décidé de procéder à un profond changement cette année. Selon lui, cette rencontre sera désormais appelée conférence sur le processus budgétaire. Ensuite, son format évolue également puisqu’elle sera organisée en panels, au cours desquels les hauts responsables de l’administration en général et de l’administration financière en particulier, ainsi que les partenaires techniques et financiers animeront les échanges, a-t-il indiqué. Pour lui, ce changement de format vise à engager des échanges de haut niveau beaucoup plus interactifs et faciliter le partage d’expériences entre les uns et les autres, en vue d’améliorer les connaissances en matière de gestion budgétaire. D’où une innovation qui, selon le directeur général du budget, viendra soutenir la démarche évolutive du système budgétaire, à travers la mise en œuvre du budget programme. Le patron du budget national soulignera que  la mise en œuvre du budget programmes présente des enjeux et des défis auxquels il faudrait s’adapter pour faire de cette réforme une réussite pour le développement économique de notre pays et l’amélioration de sa gouvernance économique et financière. A ses dires, il s’agira d’exposer les progrès enregistrés au cours du basculement en mode budget programme, mais aussi d’en tirer les leçons, aussi bien dans la préparation, que dans l’exécution du budget.

Je voudrais à ce titre, rappeler que le processus de la réforme du budget programmes a pris beaucoup de temps », a-t-il admis. Et d’ajouter qu’il reste beaucoup à faire dans d’autres chantiers du budget programmes. Autrement dit, selon lui, les efforts restent à faire notamment dans le système de suivi évaluation et le contrôle de gestion ainsi que l’audit interne. Il dira qu’un Etat fort ne peut se bâtir que sur des ressources conséquentes disponibles à cet effet. Le  développement du Mali en dépend fortement tout de même, a-t-il soutenu. D’où le directeur du budget dira que le budget est un levier de développement. Les dépenses d’investissement constituent un élément puissant de ce levier, l’évaluation PIMA, un outil d’évaluation de l’efficacité de l’investissement développé par les services du FMI. Notre interlocuteur dira qu’au Mali, malgré la reprise des dépenses en capital depuis 2012, la qualité n’est pas au rendez-vous et ce, en dépit de l’existence d’un système de gestion comparativement plus solide. Ainsi donc, paradoxalement, l’effort d’investissement est assez faible et volatile, la dépense ne crée pas suffisamment de capital fixe, le patrimoine d’infrastructures se dégrade rapidement, la qualité se dégrade depuis 2012 et le stock de capital fixe par habitant reste faible », a-t-il déploré.

 Pour le représentant du ministre de l’économie et des finances, Sidibé Zamilatou Cissé,la conférence sur le processus budgétaire 2019 revêt un caractère particulier, puisqu’il s’agit du lancement des travaux de préparation du budget 2019. Pour la circonstance, elle a présenté brièvement l’évolution de l’économie du pays, mais aussi du chemin parcouru dans le cadre du basculement du budget en mode programme et les perspectives dans le cadre de la préparation du budget 2019. A ses dires, le contexte macro-économique qui prévaut à l’élaboration du budget 2019 est caractérisé par l’affermissement de l’activité économique mondiale en raison d’une dynamique de croissance enclenchée en Europe, en Asie et aux effets positifs liés aux modifications de la politique fiscale américaine, en dépit des tensions géopolitiques observées au Moyen Orient. Au niveau de l’UEMOA, l’économie a enregistré une croissance solide ces dernières années, portée essentiellement par les investissements publics, ajoute-t-elle. Et d’expliquer que l’inflation est restée faible, nettement inférieure au critère de convergence communautaire de 3%. Pour Zamilatou Cissé,  avec une croissance qui devrait rester supérieure à 6%, la promotion de l’investissement privé et l’amélioration de la gouvernance, l’inflation devrait garder un niveau faible sous l’effet des récoltes agricoles abondantes à l’échiquier sous-régional. Quid du niveau local ?  Sur le plan national, les performances macroéconomiques récentes de notre économie se poursuivent avec un taux de croissance de 5,3% en 2017 grâce au dynamisme du secteur agricole et aux politiques économiques en faveur de l’investissement, a-t-elle poursuivi. Selon elle, l’inflation a été maitrisée à 1% en 2017.  D’où elle soutient que l’objectif de mobilisation des recettes fiscales 2017 a été atteint. Au niveau des dépenses, le déficit s’est réduit pour s’établir à 3% du PIB contre 3,4% prévu, ce qui dénote une bonne maîtrise des dépenses, indique-t-elle. Pour l’année 2018, l’amélioration de l’exécution budgétaire se poursuivra avec un double objectif d’intensification de la mobilisation des ressources intérieures et d’amélioration de la qualité des dépenses, a signalé le secrétaire général du ministère de l’économie et des finances. A l’en croire, ces bons résultats macroéconomiques doivent être consolidés et renforcés à travers une planification budgétaire visant à maintenir la stabilité macroéconomique et à améliorer la qualité de la dépense, tout en utilisant efficacement les ressources disponibles pour une croissance économique durable et inclusive. A cet effet, aux dires des décideurs des finances de l’Etat, le basculement du budget en mode programme introduisant la culture de la GAR, devra participer grandement à cet objectif.

JB

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