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« C’est possible au Mali » : Mamadou Diarra partage ses expériences de banquier et d’homme d’Etat

Ancien ministre et directeur de la Banque of Africa/Sénégal, Mamadou Igor Diarra vient de publier « C’est possible au Mali ». Ce livre, paru aux Editions Cherche Midi, révèle les expériences et le vécu d’une personne homme devenu grand banquier et homme politique. Ici, l’auteur croise quelque part le « passé-présent » de son pays,  le Mali, pour lequel il nourrit un espoir d’une vie meilleure en termes de perspectives.

C’est l’histoire d’un pays avec ses tumultes et possibilités mais aussi et surtout le récit des actions que l’auteur a entreprises en tant que banquier d’abord, ensuite homme politique grâce à ses états de services bancaires qui l’ont conduit à occuper les postes de ministre de l’Energie, des Mines et de l’Eau (de 2008 à 2011) et celui de l’Economie et des Finances (2015 à 2016) sous les présidents Amadou Toumany Touré et Ibrahima Boubacar Keïta.

Né en Ukraine d’une maman ukrainienne et d’un père malien, Mamadou Igor Diarra rejoint la première fois «son Mali» en 1974 alors qu’il n’avait pas encore neuf ans et y passe des moments «mémorables et palpitants» qu’il évoque dans son œuvre. L’auteur de « C’est possible au Mali », paru aux Editions Cherche Midi, remonte ses années d’enfance, d’apprentissages, jusqu’à  son engagement et ses actions sur le plan politique, en passant par ses expériences heureuses et douloureuses, ses « exploits » financiers et politiques pour le compte de son pays. Avec comme crédo « savoir dire non ; pouvoir dire oui », Mamadou Igor Diarra, qui se réjouit des compétences « essentiellement techniques » reçues de son parcours politique, retrace, dans cette œuvre, non seulement son vécu mais aussi sa vision pour un Mali « où il ne sera plus question de survie mais de vie ». Il invite à une prise de conscience, au rassemblement et à l’action des fils du pays.

Des hommes et des femmes rigoureux
Et son rêve, dans ce sens, c’est la construction du pays dans l’unité, au regard du contexte dans lequel il se trouve. Mais surtout, « il est vital d’agir, de réagir. Cette conviction porte mes mots et je voudrais ancrer en chacun l’espoir possible d’un Mali où il fera bon vivre », rappelle ainsi l’auteur dans son avant-propos. Se livrant aux lecteurs, Mamadou Igor Diarra prend sur lui le courage de mettre à nue sa vie et celle de ses proches « par amour pour le Mali et pour sa jeunesse », précise-t-il. Au fil des pages, l’auteur ne manque pas de pointer du doigt des aspects liés à l’extrémisme religieux « qui fait tant de mal à l’unité » de son pays, aux nominations de complaisance, à la mauvaise gouvernance, à l’abus de pouvoir, à la corruption, au népotisme et à certains blocages que vit « son Mali ». Mais, il témoigne tout de même, et avec conviction, que parmi ceux-là qui servent l’Etat, certains donnent le meilleur d’eux-mêmes, agissent sans relâche, avec éthique et engagement. « Des gens honnêtes, sérieux et compétents œuvrent à tous les échelons de l’action publique et dans le secteur privé. J’en témoigne pour avoir servi l’Etat à leurs côtés », confie l’auteur. Dans son ouvrage, l’écrivain promène ses lecteurs à travers ses réalisations au service de son pays et rappelle, à bien des occasions, son aller-retour presqu’incessant entre le privé et le public « qui l’absorbe souvent » et auquel il répond par « devoir patriotique ». Et ces réalisations, c’est l’histoire « d’une partie des fameux milliards devenus routes, centres de santé, stations de production d’eau, centrales électriques et ceux engloutis dans une machine administrative grippée, parfois même subtilisés par la corruption », témoigne-il.

M. Diarra décrit ainsi « de l’intérieur, et sans langue de bois, la façon dont tout cela s’est passé » pour lui. Significativement, « ce récit n’est que celui de ma propre expérience, et il en a les limites. Car en gérant, j’ai dû aussi forcément me tromper parfois. Mais, j’ai l’espoir qu’en les mettant à disposition de tous, je contribuerai à une tâche de partage dont le Mali ne devrait pas faire l’économie pour retrouver, dans la paix, un développement harmonieux », explique-t-il. Et Mamadou Igor Diarra, aujourd’hui directeur de la Banque of Africa/Sénégal et banquier ayant atterri au sommet de la hiérarchie de nombreuses grandes banques ouest-africaines, est d’avis qu’il est urgent, en ce début du XXIème, de mobiliser les énergies et les intelligences, de promouvoir des hommes et des femmes rigoureux à la tête d’un Etat, tout en priorisant l’histoire et la jeunesse du pays. Mais autant, « de réparer ensemble, et chacun à sa place, le tissu de notre société. Notre Mali ne se redressera que si des citoyens engagés, des entreprises dynamiques, des professionnels inventifs et des administrations dévouées et honnêtes allient leurs forces. Alors, et seulement alors, tout sera bien possible », prévient-il de façon concise.

Amadou DIOP

 Source: lesoleil

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