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Ce que j’en pense : Mobilisation générale ?

Les vertus de nos chansons populaires et de nos proverbes sont innombrables. Cette école de la vie est le substrat de tous les Maliens. Le calme et la colère s’expriment dans des paraboles. Le proverbe suivant exprime la colère du père ou de la mère.

 

N’est-ce pas que celui qui se couche pour pisser se trompe lourdement ? Quelle que soit son astuce pour éviter le jet d’urine, il sera trempé. Que pensez-vous de l’adage suivant : «L’antilope gambade dans la savane, son rejeton ne se traînera pas sur les genoux». Bon sang ne saurait mentir n’est-ce pas ?

La fameuse chanson du maestro Salif Keïta sur l’oiseau et le chasseur est illustrative. Un oiseau perché sur un arbre est assiégé par un prédateur. À bout d’arguments pour le faire descendre, le prédateur dira cet argument, qui, à sa grande surprise, fera mouche : «Descends oiseau que je te mange, car tu n’as plus de soutien dans cette vie (Djigui te ila toun)». L’oiseau descendit et se livra en prononçant ces mots : «ne djigui té moko mi la i té balo». La vie est impossible pour tout être qui n’a pas de soutien.

Le peuple malien, son gouvernement sont-ils sans soutien au plan international ? Je ne le pense pas. Les relations internationales sont des faisceaux de trapèzes. Vous serez sauvé quand vous êtes «abandonnés en plein vol». Le Rwanda, mis sous pression un moment par ceux qui se prennent pour les faiseurs de destin, n’a-t-il pas adhéré au Commonwealth et adopté l’anglais comme langue officielle ?

Nous sommes souverains. Ce qui vient d’arriver à Bandiagara ne menace-t-il pas l’unité du Mali ? Les populations de cette Région n’ont-ils pas perdu confiance ? La peur pousse à toutes sortes d’attitudes pour se faire entendre du colonel Assimi Goïta.

La menace de non reconnaissance de l’autorité de l’État par les populations de Bandiagara n’est-elle pas une invitation pressante au chef de l’État de venir les rencontrer à Bandiagara ? Sachons sauvegarder les résolutions du forum des chefs de canton et village du Mali.

Ne laissons plus les convois forains sans protection militaire. Ensuite nous avons besoin d’hommes sur le terrain. Et si nous mettions chaque village malien et son école sous la protection de cercles concentriques de soldats, de gendarmes, de pompiers, de policiers ? Je prends de l’avance sur les Assises nationales de la refondation (ANR).

Sékou Oumar DOUMBIA

Source : L’ESSOR

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