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Campagne agricole: LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’OHVN EN VISITE DE SUPERVISION À KOULIKORO

Dr Mamadou Kané a félicité les paysans pour leur assiduité dans le suivi des travaux champêtres, gage d’une meilleure productivité

Le directeur général de l’Office de la haute vallée du Niger (OHVN), Dr Mamadou Kané, a conduit, mercredi dernier, une délégation de supervision de la campagne agricole dans le secteur de Koulikoro, rive droite. La délégation qui comprenait Tandin Coulibaly et Djigui Kamissoko, s’est rendue dans des champs des villages de Dioni et Dianguinébougou, tous situés à plus de 200 kilomètres de Bamako sur la rive droite du fleuve Niger.
Les paysans rencontrés ont salué cette visite de la part du premier responsable de la structure dans leurs zones, dont l’accès est particulièrement laborieux. En effet, la délégation a pu effectivement se rendre compte que se déplacer dans ces contrées est loin d’être une partie de plaisir. Mais, le directeur général de l’OHVN a fait comprendre à ses interlocuteurs qu’il a l’obligation de se rendre personnellement auprès des paysans que ses agents encadrent pour échanger avec eux des difficultés rencontrées.
Cela est d’autant plus normal qu’il lui permet de vérifier au plus près le contenu des rapports de terrain envoyés.
Le déplacement lui permet également de se rendre compte des difficultés de mouvements dans ces zones difficiles d’accès, en raison de l’état des pistes rurales en cette période hivernale et pour les agents d’encadrement et pour les paysans eux-mêmes. Cependant, ces derniers n’ont cessé de louer la démarche entreprise par la direction de l’OHVN. Ainsi, Modibo Traoré et Souleymane Traoré du village de Dioni et Ibrahima Kané et Basidi Berthé du village de Dianguinébougou ont tous remercié Dr Mamadou Kané pour son déplacement.
Modibo Traoré a cultivé cette année 7 hectares de coton, 5 de mil et de sorgho chacun, 1,5 d’arachide, 2 de niébé, 2 de maïs, 3 de la variété de petit mil appelée souna et 3 de sésame. Son collègue Souleymane Traoré a expliqué que le démarrage des cultures a été difficile. Les pluies n’ont pas été au rendez-vous en début d’hivernage. «Cette situation nous a causé des difficultés en terme de respect du calendrier agricole, surtout pour le coton, dont le semis dépend des quantités de pluies recueillies. Finalement, nous avons dû nous résoudre à semer les graines délintées sans avoir les 20 millimètres d’eau recommandés. Ce qui a causé quelques difficultés de germination, car la graine délintée (autrement débarrassée de sa fibre) a une faculté de germination plus rapide que celle qui en dispose», a expliqué le paysan Souleymane Traoré.
Le souci de procéder ainsi avait pour but, selon les explications données par le paysan, de s’inscrire dans les limites du calendrier agricole.
Leur raisonnement est logique et au passage de la délégation, la parcelle présentait un bon aspect végétatif. Le même constat était valable pour les autres cultures. Les entretiens culturaux de même que les traitements phytosanitaires sont tous respectés. Le même constat était valable pour les champs de cultures des autres paysans visités, à savoir Ibrahima Kané et Basidi Berthé à Dianguinébougou.
Le directeur général Dr Kané a félicité les paysans pour leur assiduité dans le suivi des travaux champêtres, gage d’une meilleure productivité. Il a surtout mis l’accent sur le rendement à l’hectare de toutes les cultures, mais particulièrement le coton qui est une source de revenus vitale pour les paysans. Il les a exhortés à redoubler d’efforts pour mieux profiter de la saison des pluies. Les producteurs ont affirmé que les pluies sont actuellement régulières et bien réparties dans le temps et l’espace. La délégation elle-même a pu se rendre compte de ce constat des paysans. En effet, elle a parcouru la zone en plusieurs endroits sous la pluie et pendant son retour sur Bamako.
Toutefois, le Dr Kané s’est réjoui du fait qu’aucun paysan rencontré n’ait signalé la présence de chenilles légionnaires sur les parcelles de maïs, contrairement à d’autres zones visitées.
«L’espoir est permis de s’attendre à une bonne campagne agricole, si la pluie maintient un bon rythme, et si le front des nuisibles des cultures reste calme», a conclu le directeur général de l’OHVN qui a bouclé une semaine de supervision de la campagne agricole dans ses zones d’intervention.
Moriba COULIBALY

 

Source: Essor

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