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Camp militaire de Kati : Loin d’être un fleuve tranquille

Dans l’euphorie de la transition dirigée par Bah N’Daw, les militaires à Kati n’ont pas fini de faire écho d’eux. Entre les militaires eux-mêmes et le président de la transition, le temps de la lune de miel semble révolu. La guerre pour des postes, la différence des agendas crèvent le fossé entre les tombeurs d’IBK et le vieux Bah N’Daw.

Selon de sources crédibles, un climat délétère est parti du retard qu’a pris la publication de la liste des membres du conseil national de la transition dont la présidence était promue au n°2 du CNSP, Colonel Malick Diaw.

Une semaine avant la publication de la liste de 121 membres du CNT, il nous est revenu que l’ex compagnon de Amadou Aya Sanogo, tombeur du feu ATT en 2012, Malick Diaw, a discrètement procédé au changement de certains militaires au sein de sa garde rapprochée.

Impatient, Colonel Diaw avait commencé à émettre de doute sur la sincérité du vice-président de la transition Assimi Goita, d’une part, et la CEDEAO qui demanderait de confier la présidence du CNT à un civil, d’autre part, lui échapper.  Ces suppositions ont poussé colonel Diaw et affidés à tenter même par ‘’un coup de force d’arrêter le vice-président de la transition’’.

 

Selon notre source, des médiations entre les deux camps ont porté fruit. Et Assimi Goita a accepté de nommer plus de 200 militaires à des postes de responsabilités, une exigence des frondeurs.

Jeudi 3 décembre, le vice-président de la transition a rendu public la liste des 121 membres du CNT. Le samedi suivant, la séance inaugurale a eu lieu au CICB désignant le colonel Malick Diaw à la tête de l’organe législatif transitoire.

Même cette étape franchie, les choses ne semblent pas rentrer dans l’ordre à Kati. Un militaire en détachement invité à regagner le camp militaire de Kati, tard dans la soirée du samedi dernier, se confie. Il estime que le Mali n’est pas sorti de l’ornière. Lui situe le problème à deux niveaux. « Ça ne va pas entre les militaires, eux-mêmes, puis entre les tombeurs d’IBK et Bah N’Daw », indique-t-il, ajoutant que le président de la transition reproche à Assimi Goita et à ses hommes le non-respect de ses décisions.

Une déclaration qui soutient la thèse de la démission du président Bah N’Daw, lequel, selon des internautes, serait même en résidence surveillée.

Source: L’Observatoire

 

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