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Après la découverte de charnier à Gossi et la présence de drones français au-dessus du camp: L’armée française rejette les accusations de violation de l’espace aérien malien

L’armée française a rejeté, jeudi 28 avril 2022, les accusations de violation de l’espace aérien et d’espionnage formulées à son encontre par Bamako, au Mali, après la diffusion d’images de drone visant à démontrer, selon elle, une mise en scène de crime de guerre afin de salir son image.

 

Quand on nous accuse de violation de l’espace aérien et de survol illégal de la zone de Gossi, les 19, 20 et 22 avril, on était dans notre bon droit, puisque Gossi n’était pas dans la zone d’interdiction temporaire (ZIT)  » de survol, a déclaré le porte-parole de l’Etat-major des armées, le Colonel Pascal Ianni.

Le 21 avril, deux jours après avoir restitué aux FAMa sa base de Gossi, l’armée française a publié une vidéo de ce qu’elle affirme être  » des mercenaires russes  » en train d’enterrer des corps près de cette base, afin d’accuser la France de crimes de guerre au Mali.
» Ces images, prises par un drone, montrent des soldats s’affairer autour de cadavres qu’ils recouvrent de sable. Dans une autre séquence, on voit deux de ces militaires filmer les corps à moitié ensevelis « , souligne le communiqué.

Le gouvernement malien a accusé l’Armée française  » d’espionnage et d’activités subversives  » à proximité de la base récemment transférée aux Forces armées maliennes à Gossi. Le gouvernement a indiqué que, depuis le démarrage de l’opération « Keletigui », les autorités maliennes ont instauré  » une zone d’interdiction temporaire sur une partie du territoire national, dans le but de sécuriser l’espace aérien, de protéger les couloirs d’évolution des aéronefs autorisés et de garantir la liberté d’action des FAMa en opération. Depuis cette date, le survol de l’espace aérien malien est subordonné à l’obtention d’une autorisation expresse délivrée par l’Armée de l’Air du Mali. Du début de l’année à ce jour, le gouvernement dit avoir constaté plus de 50 cas délibérés de violation de l’espace aérien malien par des aéronefs étrangers « . Le gouvernement malien reproche à l’armée française de refuser d’obtempérer aux instructions des services de contrôle aérien, la falsification de documents de vol, d’atterrissages d’hélicoptères dans des localités hors aérodrome, sans autorisation préalable.
En plus de ces cas de violations de l’espace aérien du Mali, le communiqué dénonce les vols d’avion de renseignements et de drones de l’armée française, selon toujours le gouvernement, évoluant à haute altitude pour se livrer à des activités considérées comme de l’espionnage, de l’intimidation, voire de la subversion.

le gouvernement avait déclaré que les militaires français ont montré  » des fausses images, montées de toutes pièces, afin d’accuser les FAMa d’être les auteurs de tueries de civils, dans le but de ternir l’image des forces armées maliennes, engagées pour la libération du territoire, la protection et la sauvegarde des populations éprouvées par une longue crise « .

Abdoulaye Diarra

Source: L’Indépendant

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