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Appel à la concertation politique : le rétropédalage du M5-RFP

Ironie du sort, après avoir échoué à imposer sa démarche sélective à la junte quant au choix des responsables de la Transition, le président du Comité stratégique du M5, Choguel Kokalla Maïga, appelle à une vaste concertation des acteurs politiques.  Quelques mois plus tôt, il était allergique à ces acteurs, politiques alliés du défunt régime.

« Le M5 restera le grand perdant du coup d’Etat du 18 août. Il en prend plein à la  figure ». C’est en ces termes qu’un responsable politique commente la déclaration du Mouvement du 5 juin- Rassemblement des forces patriotiques (M5 RFP), rendue publique jeudi dernier. C’était à la veille du cadre de concertation entre le ministre de l’Administration territoriale et la classe politique. À l’ordre du jour : les propositions des acteurs politiques sur les réformes électorales et constitutionnelles.

Signé par le président du Comité stratégique du M5, Choguel Kokalla Maïga, le document fait le procès du ministère de l’Administration qui, selon lui, continue « sa marche forcée, en refusant la mise en place préalable d’un processus et d’un mécanisme de concertation inclusive, dont les termes de référence on été préalablement discutés et convenus avec tous les acteurs du processus électoral ».

Dans sa déclaration, le M5-RFP a dénoncé une « nouvelle tentative de passage en force » des autorités de la Transition et refuse de s’associer à « une manœuvre de pure communication » pour faire valider un agenda élaboré par des officines connues.

Par conséquent, le M5-RFP a invité les partis politiques à la plus grande vigilance pour ne pas cautionner des « pratiques antidémocratiques, exclusives, mises en œuvre contre eux », mises en œuvre contre mises en œuvre contre eux mais dont la réalisation et la crédibilité requièrent leur complicité suicidaire.

Inquiet de cette situation, le M5-RFP « appelle à une vaste concertation entre tous les acteurs politiques pour convenir d’une démarche plus inclusive et plus transparente pour un calendrier référendaire et électoral consensuel et réaliste ».

Ironie du sort, parce qu’aux premières heures du coup d’Etat du 18 août, ce même mouvement exigeait aux putschistes la loi des vainqueurs, en excluant les autres forces politiques.  Pour le M5, il n’était pas question d’impliquer dans la gestion de la Transition ceux qui ont accompagné IBK dans la « mauvaise gestion » du pays. Et Choguel ne cessait de rappeler que l’on ne peut refonder le pays avec ceux qui étaient, disait-il, à l’origine de sa déchéance. Autre contexte, autre réalité pour le M5.  Les personnes qu’il a voulu écarter à tout prix sont maintenant celles vers lesquelles il se retourne pour mener son combat contre la junte.

Selon d’autres sources, depuis quelques jours, le président du Comité stratégique du M5 est dans la dynamique de former un front politique contre la Transition. Mais pour elles, le pari est difficile à réaliser parce que la démarche sélective et d’exclusion du M5 d’alors ne plaide pas en faveur de l’approche.

Sikou BAH

  Source: Azalaï Express

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