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Accès a l’eau potable au Mali : L’alternative s’appelle « La fontaine vie »

Pour répondre aux besoins des populations du pays profond en matière d’eau potable, la société Oxia-Mali a inventé “La fontaine de vie”. Non lucrative, elle est à usage communautaire. D’où le plaidoyer en faveur de son financement.

Du mardi 16 au jeudi 18 juin 2015, un atelier visant à faire un plaidoyer sur l’utilisation de la pompe à eau ultra filtrante de nouvelle génération baptisée « La fontaine de vie » se tient. L’organisation de cet atelier, selon ses initiateurs, est d’amener les différents acteurs et partenaires intervenant dans le domaine de l’eau potable à s’engager pour la matérialisation de ce nouvel outil conçu pour s’adapter en milieu rurale et urbain. C’est un fruit du partenariat qu’ont scellé la Fédération nationale des associations de santé communautaire du Mali (Fénascom) et l’entreprise Oxia-Mali.

A la faveur d’une conférence animée dimanche dernier, le président de la Fenascom, Yaya Zan Konaré, et le directeur de la société Oxia-Mali, Patrick Czplinski, les objectifs de l’atelier et celui du partenariat ont été expliqués aux journalistes. A en croire M. Konaré, au regard du fait que le Cscom est la base de la pyramide de santé, une telle initiative rentre dans la continuité de la lutte contre la maladie à virus Ebola.

Selon lui, le partenariat qui lie Oxia-Mali et la Fénascom permettra de rendre l’eau utilisée dans les centres de santé de qualité. Ce qui aidera non seulement de réduire la mortalité infantile mais aussi de combler le manque d’eau potable dans notre pays. Le directeur d’Oxia-Mali expliquera que sa démarche ne pas commerciale, « elle vise plutôt à  soulager le besoin de populations en fournissant de façon rationnelle de l’eau potable grâce un kit complet ».

Parlant de la collaboration avec la Fénascom, M. Czplinski dira que l’objectif est d’installer 500 pompes à eau ultra filtrante dans les Cscom de l’ensemble territoriale national.

Pratique, petite, disponible en trois modèles, « La fontaine de vie » a fait l’objet d’analyses de laboratoire à Mopti et à Bamako. Pour donner davantage aux populations la possibilité d’avoir l’eau potable, le point central retenu ne pourra être que le Cscom.

D’ores et déjà, Oxia-Mali, société productrice de la « Fontaine de vie » dispose d’un atelier afin de rendre pratique le transfert de compétence et de technologie. Dans ce cadre, a souligné le directeur d’Oxia-Mali, il s’agit de travailler à grande échelle. Avant de rappeler qu’un partenariat est déjà signé avec l’Apej.

 

Nécessaire plaidoyer

Pour réussir ce gigantesque projet de fourniture d’eau potable, Oxia-Mali et la Fénascom font un large plaidoyer en direction des pouvoirs publics notamment sur les menaces et conséquences des changements climatiques dans le but d’adopter « La fontaine de vie » comme stratégie de riposte. Aussi, de faire découvrir « La fontaine de vie », son coût, ses avantages comparatifs et ses difficultés éventuelles.

En plus, l’atelier aidera à évaluer le coût de la couverture, d’élaborer une stratégie de financement de celle-ci au niveau national. Fondamentalement, il est recommandé d’organiser une table ronde des partenaires techniques et financiers afin d’assurer le financement de la stratégie qui en découle. Concrètement, la diffusion de « La fontaine de vie » va permettre de sauver des milliers de vies et d’améliorer de manière spectaculaire la santé des populations.

 

La fontaine de vie s’adapte

Spécialisée dans les secteurs de l’eau, de l’assainissement et du solaire, la spécialisée Oxia-Mali a développé la pompe à eau ultra filtrante « La fontaine de vie ». Fruit d’un travail de recherche de 3 ans qui a abouti à une quinzaine de prototypes, cette nouvelle fontaine presqu’ambulante  est cédée à un coût supportable aux communautés. Selon son concepteur, « La fontaine de vie » est intégralement mécanique, compacte, légère, mobile, simple d’utilisation et ne nécessite que très peu d’entretien et de consommables.

A titre illustratif,  le plus petit modèle de la gamme peut produire 500l/h d’eau potable et 2000/h d’eau de culture semi filtrée à partir de l’eau de fleuve, de lac, de puits ou toute autre source d’eau à traiter.

Conçue pour être utilisée dans les régions en déficit d’eau potable et dans les situations d’urgence, la fontaine s’adapte aux réalités du Mali. Pour son rôle humanitaire, elle a été référencée par le CICR à Genève, selon le patron d’Oxia-Mali.

Alpha Mahamane Cissé

 

Source: L’Indicateur du Renouveau

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