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‘’Sans Détour’’/nouvelles grognes sociales : Il faut agir à temps

Après un temps de répit, c’est désormais la reprise des hostilités. Après la grève de dix jours du Syndicat National de la Santé, de l’Action Sociale et de la Promotion de la Famille (SNS-AS-PF), ainsi que les comités CHU Gabriel Touré, Poing G, Hôpital du Mali, Hôpital dermatologique et CHU de Kati qui a été par la suite suspendue, l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (la plus grande centrale syndicale) entre dans la danse avec un préavis de cinq jours d’arrêt de travail, soit quatre vingt-seize (96) heures, allant du lundi 17 mai 2021 au vendredi 21 Mai 2021.

 

La centrale syndicale demande l’application immédiate des accords dont les délais sont à terme échus ou dépassés par rapport au délais du procès-verbal de conciliation signé le 5 février 2021. De l’autre côté, la Synergie des syndicats de la Police, composée d’une dizaine d’organisations syndicales, a déposé, le 29 avril 2021, un préavis de grève de soixante-douze heures sur la table du gouvernement, allant du lundi 24 au mercredi 26 mai 2021.

C’est dire qu’il s’agit là d’une pression de plus sur les autorités de Transition qui sont déjà dans une situation très délicate. Mais quelle que soit la taille ou la qualité des revendications, il doit y avoir forcément une porte de sortie. Entre un gouvernement et ses partenaire sociaux, il n’y a que le dialogue qui prévaut. C’est pourquoi, les autorités doivent tout faire pour trouver un terrain d’entente le plus rapidement possible afin d’éviter ces mouvements de grèves qui n’arrangent personne.

La situation du pays est telle que les différentes parties doivent être sincères entre elles. Autrement dit, le gouvernement doit s’engager de manière honnête à appliquer les points d’accord les plus urgents et les syndicalistes à leur tour doivent accepter également de faire des concessions. C’est la seule façon de finir avec les grognes sociales, du moins en cette période de transition.

A défaut, ces mouvements de grèves pourraient jouer négativement sur le bon fonctionnement de la transition, surtout quand l’on sait que les administrateurs civils sont désormais solidaires aux mots d’ordre de l’UNTM. C’est une situation qui peut retarder la mise en œuvre des réformes politiques et constitutionnelles en cours. Donc, la réussite de cette transition dépend aussi de la stabilité sociale.

Ousmane BALLO

Source : Ziré

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