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Région de Sikasso : Mme LELENTA HAWA BABA BA ÉCHANGE AVEC LES SOCIÉTÉS MINIÈRES

La ministre des Mines et du Pétrole, Mme Lelenta Hawa Baba Ba,
accompagnée de son chef de cabinet, Lamine Alexis Dembélé et  du directeur de la Géologie et des Mines, Cheick G. Fantamady Keita , était en visite du 16 au 19 janvier 2019 dans la Région de Sikasso.

Objectif de cette visite était d’échanger, identifier et observer de plus près les difficultés, les perspectives et les stratégies socio-économiques des sociétés minières installées de la 3è région administrative du Mali.
Pendant quatre jours, la délégation a pu visiter six sites miniers, à savoir les mines d’or de Kodieran, Kalana et Komana (cercle de Yanfolila), Morila, (cercle de Bougouni), Syama (cercle de Kadiolo) et Nampala (cercle de Sikasso). À chaque étape, la délégation ministérielle a été bien accueillie par les autorités locales et a rendu visite aux notabilités.

Toutes les sociétés visitées ont fait au ministre et à sa délégation un bref exposé de leurs activités en leur expliquant leurs réalisations, difficultés, objectifs, leur contribution au développement du pays et à la communauté. Au titre des contributions communautaires, il est ressorti d’un exposé que Wassoul’Or SA, première étape de la visite ministérielle, a investi dans le développement communautaire 237,018 millions Fcfa de 2017 à 2018.

Cette somme a concerné les services sociaux de base, comme l’éducation, la santé, les infrastructures, le sport, la culture etc. Selon Sidi Ibrahim Mohamed, directeur de production de la mine de Kodieran appartenant à Wassoul’Or SA, avec ses 82 tonnes de gisement estimés, le site emploie 209 personnes toutes originaires du cercle de Yanfolila.

Produire 6 tonnes d’or par an, tel est l’objectif de la mine de Kodieran, a révélé Sidi Ibrahim Mohamed. Abdoul Karim Maïga est le directeur général de la mine de Kalana, la première mine d’or du Mali rachetée en septembre 2017 par une société canadienne, Endeavour Mining. Il a expliqué que la mine malgré le fait qu’elle ne produit plus d’or depuis décembre 2017, garde ses 355 employés, tous originaires de Gouandiaka, cercle de Yanfolila. En 2018, selon les propos du DG, les impôts et taxes ont coûté à la société la somme de 1 milliard de Fcfa liés aux travaux d’exploration.

Au compte du développement communautaire, en 2018, ce sont 73 millions Fcfa qui ont été injectés dans divers domaines comme l’éducation, la santé, l’agriculture, la sécurité, la formation, le sport, la culture etc. Au rang des défis, les travaux techniques, les actes administratifs et le permis environnemental qui arrivera à échéance en avril prochain, sont les challenges de 2019 de la direction de cette mine.

Pour les travaux d’installation de nouveaux matériels, 520 personnes et plusieurs services publics et privés doivent être déplacés. Pour cela 45 millions Fcfa sont nécessaires, selon Abdoul Karim Maïga. A ce sujet, le maire de la commune de Guandiaka, dont relève la mine de Kalana, Mamadou Coulibaly, lui a demandé à ce que les nouvelles habitations prévues soient durables et livrées à temps.

Vendredi, la visite a concerné la mine d’or de Morila située dans la commune de Sanso, cercle de Bougouni. La mine qui s’étend vers sa fin en 2020, a officiellement ouvert ses portes en 2001. Selon les explications de son directeur général, Drissa Arama, de sa création à nos jours, la mine de Morila a contribué au budget national à hauteur de 1.108 milliards Fcfa. Au plan communautaire, la mine de Morila a investi 10,51 milliards Fcfa pour la même période. De sa création en 2001 jusqu’en fin juin 2018, elle a produit environ 250 tonnes d’or, à en croire le DG, Drissa Arama.

Pour préparer l’après production d’or, le DG a fait savoir que la mine a initié un projet agrobusiness de plus 17 milliards Fcfa. Le projet consiste, selon le patron de Morila, à aider les populations à entreprendre des activités génitrices de revenus pérennes. Sur le site, Mme Lelenta Hawa Baba Ba a croisé son homologue de l’Innovation et de la Recherche scientifique, Assétou Founè Samaké Migan, qui accompagnait de son côté un groupe de chercheurs et d’étudiants venus apprécier et analyser les performances de Morila, et leur permettre de s’en inspirer afin de participer concrètement aux activités de l’après mine.

La mine d’or de Nampala, située dans le cercle de Sikasso, a été la dernière étape de la mission qui s’est achevée samedi. Dans l’exposé du directeur général et financier, Ausgustin Rousselet, la mine de Nampala, appartenant à la société canadienne « Rotex » a injecté cette année 20 milliards Fcfa dans l’économie malienne. Et depuis 2013, elle en a investi 83 milliards de FCFA. Quant au développement communautaire, ce sont quelques 250 millions Fcfa qui ont été investis cette année.

À l’issue des visites, les difficultés émises par les différentes communautés dans l’ensemble, se résument à la question de l’emploi des jeunes et au manque de communication entre les sociétés minières et les populations.

Des problèmes liés à l’environnement notamment, la qualité de l’eau, l’air sont aussi évoqués. En réponse aux préoccupations des communautés, la ministre en charge des Mines et du Pétrole a demandé aux populations d’élaborer de leur côté, des projets durables et solvables et de les soumettre aux sociétés pour financement. Car, selon elle, la mine ne peut pas employer tout le monde.

Et elle partira également un jour, a-t-elle rappelé. Aux sociétés minières, Mme Lelenta Hawa Baba Ba a insisté sur les aspects comme le financement des projets communautaires durables et la communication entre elles et les populations locales.

Amadou B. MAÏGA

L’Essor

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