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Refondation de l’Etat: la contribution de Caritas Mali

‘’Contribuer à une connaissance et une compréhension communes, partagées et acceptées par les citoyen (nes) des enjeux, défis et perspectives de la refondation de l’État du Mali’’, tel est l’objectif de la Journée de réflexion sur la refondation de l’État du Mali organisée hier par Caritas Mali, dans le cadre de son programme ‘’de sensibilisation et d’éducation pour une participation citoyenne à la paix et à la réconciliation nationale’’.

 

L’Église catholique n’est pas restée en marge de la réflexion pour tirer le pays des crises complexes et récurrentes qu’il connaît depuis des décennies comme l’attestent les dernières lettres pastorales adressées à la communauté catholique et aux Maliens. Des lettres qui sont totalement en phase avec la dynamique de la refondation de l’État du Mali prônée par les autorités de la Transition. Alors qu’aujourd’hui plus que jamais nos compatriotes de tout bord et de toute condition clament le changement, le renouveau, voire la refondation du pays, et sont déterminés à tout mettre en œuvre pour y parvenir, Caritas Mali, cheville ouvrière de la Conférence épiscopale, apporte sa pierre à la réalisation de ce projet national par l’organisation de cette journée, placée sous la présidence du ministre de la Refondation de l’État, chargé des relations avec les Institutions, Mohamed COULIBALY.
La cérémonie d’ouverture a été émaillée des interventions du Secrétaire général de Caritas Mali, Théodore TOGO, et du ministre de la refondation de l’État chargé des relations avec les institutions.
M. TOGO a expliqué que l’organisation de cette journée a pour objectif d’amener les participants à une compréhension commune des défis et enjeux auxquels notre pays fait face sur le plan social et politique afin d’arriver à des recommandations pertinentes comme contribution à la réussite des réformes majeures que la Transition va initier pour que notre nation ne connaisse plus jamais les maux dont elle souffre aujourd’hui.
‘’Quoi de plus normal que des citoyens actifs, soucieux du bon déroulement de cette période transitoire, porteuse d’espoir, s’interrogent et cherchent à mieux appréhender le sens de notre engagement collectif, pour avoir une lecture commune et une vision partagée du processus de changement’’ a emboîté le ministre COULIBALY.
Dans un diagnostic critique, le maître d’œuvre de la refondation de l’État établit : ‘’chacun sait que la mauvaise gestion des affaires publiques, de laquelle nous voulons et faisons tout pour sortir, s’est caractérisée par la gangrène de la corruption généralisée qui a irradié partout l’État, ses organes et ses démembrements, le monde des affaires et la société, elle-même, dans son ensemble. À telle enseigne que la lutte contre l’enrichissement illicite, un des premiers jalons de la volonté exprimée de justice sociale, pose débat, et rencontre, on le voit, de fortes résistances à beaucoup de niveaux. Il fallait bien s’attendre à la réaction du dense réseau souterrain des biens mal acquis’’.
Face à un tel état délabrement, le ministre ne porte pas de gants pour administrer sa thérapie : ‘’la refondation espérée demande aux uns et aux autres, avant tout, à changer de comportement, à abandonner les mauvaises habitudes du passé. Il faut arrêter la prédation de nos ressources par la dissuasion effective des pratiques de délinquance financière’’. Toutes choses qui impliquent, poursuit M. COULIBALY, la réduction du train de vie de l’État ; la moralisation de l’action publique ; la rationalisation structurelle, l’optimisation fonctionnelle et la performance opérationnelle, à la fois des Institutions, de l’Administration publique, du secteur privé et de la société civile ; une option de modernisation, impliquant la dématérialisation des procédures, pour une qualité accrue des services aux citoyens.
‘’La refondation de l’État, vous l’aurez compris, plus que de simples relectures et révisions de textes normatifs, il faut un Malien de type nouveau pour bâtir un Mali nouveau, MALIKOURA’’ a conclu le ministre de la Refondation de l’État chargé des relations avec les institutions.
Pour la suite de la journée, 4 panels étaient au programme : ‘’les valeurs éthiques et morales communes partagées et acceptées pour un Mali nouveau’’ ; ‘’les lettres pastorales de la conférence épiscopale du Mali : contexte, enjeux et défis’’ ; ‘’les pratiques institutionnelles et politiques communes partagées et acceptées de 1960 à 2020’’ ; ‘’forces et faiblesses des processus électoraux depuis l’avènement de la démocratie au Mali’’ et ‘’réformes du système institutionnel et politique communes, partagées et acceptées de 1960 à 2020’’. Les intervenants étaient respectivement le Dr Abdoulaye SALL, Président de CRI-2002, ancien ministre chargé des relations avec les institutions, Calixte TRAORE et l’abbé Alexandre DENOU, le Pr Mamadou SAMAKE, Mamadou S.TRAORE dit Babou.
Des recommandations ont sanctionné les travaux.

PAR BERTIN DAKOUO

Source : INFO-MATIN

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