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Rédaction du projet de la charte pour la paix: voici les préalables posés par les forces vives

La Commission de rédaction du projet de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, conduite par son président a rencontré, ce mardi 25 février, à la Primature, les membres du gouvernement. Une occasion pour Ousmane Issoufi MAÏGA de soumettre une dizaine de préoccupations d’ordre pratique soulevées par les forces vives de la nation comme étant des préalables à une paix durable dans notre pays.

Dans son propos, le Président Pinochet a souligné que cette réunion est une étape importante dans la série de consultations avec les forces vives, entamé le 17 février dernier, autour de l’élaboration du projet de la Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale, elle-même étant une résolution issue du Dialogue inter-Maliens tenu en 2024.
Il ressort de son propos que la Commission de rédaction du projet de Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, à cette ultime étape de ces consultations, peut se dire très satisfaite des échanges réussis qu’elle a eus avec chaque composante de la nation.
« Nos compatriotes ont donné une nouvelle dimension à notre travail par des ressentis propres à chaque groupe institutionnel, politique, économique et social rencontré », a relevé Ousmane Issoufi MAIGA, précisant que «Nos compatriotes aiment leur pays et vivent pour leur nation».

A la suite du processus d’élaboration de l’Avant-Projet de Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, sa commission, a-t-il rappelé, a adressé un rapport au Chef de l’Etat comprenant le texte de l’Avant-Projet, la synthèse des recommandations de toutes les composantes de la nation consultées.
« C’est à la suite de ces étapes que le président de la transition vient de nous charger de rédiger le projet de Charte», a-t-il précisé.
Se disant» satisfait» des échanges avec les différentes composantes de la nation malienne, il a fait part au gouvernement des préoccupations soulevées par les forces vives, mais ne relevant pas de la compétence de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation.

«M. le Premier ministre, je voudrais soumettre à votre très haute attention et à celui de votre Gouvernement les préoccupations pour lesquelles nous n’avions pas pu donner des réponses et qui relèvent du Gouvernement », a déclaré l’ex- Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, président de la commission de rédaction.
Il s’agit, selon lui, de la valeur juridique de la charte et de son encrage ; l’instauration de la stabilité politique par des mesures de décrispation du climat politique, l’organisation du retour à l’ordre constitutionnel normal et le respect scrupuleux des libertés individuelles et collectives.
Elles se rapportent également à l’octroi régulier aux partis politiques de l’aide financière inscrite au budget de l’État, la fin de la campagne en cours de dénigrement des partis politiques, la libération des acteurs politiques détenus pour des raisons considérées politiques comme préalable à la réconciliation, la participation des leaders politiques résidents à l’extérieur aux consultations, la prise des mesures d’application dans le cadre de la gestion du Pacte de stabilité et de la croissance pour éviter toute rébellion.
Le huitième point est relatif à la décrispation du climat entre les faitières de la presse et la Haute Autorité de Communication (HAC) découlant du non-paiement des redevances jugées trop élevées dans le contexte actuel de crise et la fermeture de nombreux organes de presse. S’ajoutent la non-allocation de l’aide à la presse depuis cinq ans, la non-prise en compte de la presse dans les œuvres sociales du président de la Transition, la faiblesse d’attention aux journalistes victimes de l’insécurité et la non-finalisation de la convention collective de la presse. Les autres préoccupations concernent l’institutionnalisation d’un salaire pour les élus des collectivités et d’une rencontre entre le chef de l’Etat et les chefs de villages, de fractions et de quartiers.

«Ce sont des questions qui ont fait l’objet de beaucoup de débats. Par honnêteté, nous devons les soumettre à votre très haute appréciation» a souligné Ousmane Issoufi Maiga.
Le Premier ministre, Général de Division Abdoulaye Maiga a rappelé que la charte pour la paix et la réconciliation nationale est une volonté du Général d’Armée Assimi Goïta président de la Transition de faire de la paix et de réconciliation le socle de la stabilité de notre pays et surtout d’appliquer les recommandations et résolutions issues du dialogue inter-malien.
Pour lui, la charte pour la paix et la réconciliation nationale jettera les jalons d’une nouvelle ère de sécurité, de valorisation des coutumes qui gouvernent la vie publique, la cohésion sociale et notre appartenance à une seule communauté.
C’est pourquoi, a-t-il assuré, avoir» noté les interrogations «dont les réponses se retrouvent au sein de la commission elle-même».
Les observations du gouvernement attendues

Par Abdoulaye OUATTARA

Source: Info-Matin
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