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Prise en charge de certaines pathologies : Réellement gratuite ?

De nombreuses campagnes publicitaires l’affirment, la prise en charge de certaines maladies et interventions, telles que le paludisme pour les enfants de moins de cinq ans ou encore la césarienne, est gratuite. Mais les avis divergent quant à sa réalité.

 

Face à l’incapacité d’une certaine couche de la population à assumer la prise en charge de certaines maladies, il a été décidé sous la présidence d’Amadou Toumani Touré de rendre gratuit le traitement de certaines pathologies. Cela afin de réduire considérablement les taux de décès infantiles et maternels. 

En 2019, le Président Ibrahim Boubacar Keita annonçait quant à lui la gratuité de la dialyse, de la planification familiale et des soins pour les femmes enceintes, les enfants de moins de cinq ans et les personnes âgées de plus de 70 ans. Si personnel sanitaire et patients s’accordent sur le bien-fondé de ces ambitieuses mesures, les avis divergent quant à leur effectivité. Au centre de santé René Cissé d’Hamdallaye, selon plusieurs agents de santé ayant requis l’anonymat, la prise en charge du paludisme pour les enfants de 0 à 5 ans est gratuite. Il en est de même, assurent-ils,  pour la césarienne, où il est « simplement demandé » au patient de s’acquitter du paiement de certains médicaments, ne dépassant pas une somme forfaitaire de 2 000 francs CFA. Cette gratuité s’explique par les subventions gouvernementales et les campagnes de vaccination, contre la tuberculose notamment.

Mais au-delà des discours la réalité est tout autre. Pour certains patients, cette gratuité ne serait qu’une « farce », une manière de gagner encore plus d’argent. « Rien n’est donné, on parle de gratuité, mais après on te demande de payer des médicaments, des analyses, à moins que ce ne soit cela la définition de gratuit », peste Alima Touré, mère d’une enfant de 3 ans.

Une patiente confie que même si l’intervention de la césarienne se fait sans rien débourser, « ils peuvent te prescrire des médicaments qui coûtent plus de 25 000 francs CFA ». Toujours le même refrain « Pour profiter de la gratuité, il faut déjà que les équipements ne soient pas dépassés », ironise Moussa Keita, qui accompagne régulièrement son père pour ses séances de dialyse. Il l’assure, les machines ne fonctionnent pas de manière régulière, ce qui rend le traitement difficile. Pour Djimé Kanté, qui contestait annonces du Président IBK, il aurait été judicieux de « bien équiper les hôpitaux nationaux avant de rendre certains soins gratuits ».

Aminata I. Traoré 

Source : Journal du Mali

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