Il y a quelques jours, pour l’élaboration du projet de charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, la Commission de rédaction dirigée par l’ancien premier Ministre, Ousmane Issoufi Maïga, a rencontré les forces vives et les Institutions de la République, les partis et regroupements politiques, et associations à caractère politique, les syndicats, les organisations socioprofessionnelles, le Conseil national du patronat, les Universités, les Autorités Administratives Indépendantes, Organisations de la presse, les personnes Agées, le Conseil nationale de la Transition, le Haut conseil des collectivités, la Cour Suprême, la cour constitutionnelle, le Conseil économique, social, environnemental et culturel, le Gouvernement. Le même exercice s’est étendu à l’endroit des forces vives des dix neuf Régions du Mali, et de sa diaspora. A l’endroit des uns et des autres, Issoufi a invité les Maliens au travail pour venir à bout de la crise qu’on traverse. « Il faut se mettre au travail pour vaincre la pauvreté, pour qu’on sorte de cette situation », a prêché «pinochet»
Lors de ces rencontres dont le but ultime est d’avoir une charte nationale pour la paix et la et réconciliation nationale, pour la cohésion sociale, le vivre ensemble, la sécurité au Mali, un mot a été constamment prononcé par le président de la commission de rédaction du projet de charte, Ousmane Issoufi, à l’endroit des participants: le travail. Issoufi Maïga n’a cessé de lancer un appel pressant aux couches rencontrées, ou aux Maliens de se mettre au travail pour que le pays sorte de cette situation d’insécurité, de terrorisme, pour que les fils du Mali cessent de prendre des armes contre leur partie, leurs pères, mères, sœurs, frères, oncles, cousins ; pour que la pauvreté soit vaincue qui est la base des enrôlements des enfants dans les groupes terroristes ; pour qu’on retrouve le vivre ensemble d’antan. Selon Pinochet, c’est parce qu’on ne travaille pas, « sinon comment comprendre avec les terres cultivables de notre pays et autres richesses qu’il regorge, qu’on soit tombé aussi bas pour se trouver dans le terrorisme? » C’est parce qu’il y a la pauvreté, les gens sont pauvres », estime «pinochet» S’il n’y avait pas la pauvreté, les propres frères n’allaient pas entrer en rébellion les uns contre les autres, prendre les armes contre leur pays», a-t-il dit. A voir de près, ce cri de cœur d’Ousmane Issoufi Maïga interpelle d’abord, les autorités en charge du pays. Elles sont invitées à s’y mettre plus que jamais au travail, à la réflexion, pour créer les opportunités d’emplois pour les fils du pays, notamment dans le secteur de l’agriculture. Il concerne également les citoyens eux-mêmes qui doivent prendre des initiatives sans attendre l’aide, l’assistance obligatoire de l’Etat. En le faisant, Pinochet reste convaincu qu’il y aura moins de pauvreté. Et avec moins de pauvreté, quand les gens auront de quoi manger, il y aura moins de mécontents, moins de frustrés, et moins d’intégrés dans les groupes terroristes, etc. La paix reviendra de même que le vivre ensemble. Ousmane Issoufi Maïga semble être conforté dans son idée en écoutant le général de Division Yamoussa Camara, conseiller à la sécurité nationale, face aux conseillers de la République du Conseil économique, social environnemental et culturel (CESEC). «Il faut une synergie d’actions et de nos forces pour parvenir à la paix, à la cohésion sociale, au vivre ensemble et à la sécurité. Le tout militaire ne peut seule résoudre le crise sécuritaire que nous traversons. Il faut une collaboration entre militaires et civiles, entre toutes les couches de la société pour venir à bout. Sans cela, on aura beau bouté les forces du mal hors du pays, sans collaborations sincères entre nous, ils revendront encore», a déclaré avec insistance le général de division Yamoussa Camara.
Hadama B. FOFANA
Source : Le Républicain