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Notre santé: L’accouchement prématuré : Les raisons sont multiples

Les gynécologues obstétriciens vous confirmeront clairement qu’une grossesse dure normalement 40 semaines et demi avec une déviation standard de 10 jours après ou 10 jours avant. Mais lorsque on va au-delà de la décade après, à ce moment là on parle de dépassement de terme.


Mais lorsque la grossesse n’arrive pas à terme aussi, on évoque la notion d’accouchement prématuré. Les spécialistes expliquent ce phénomène comme une naissance ayant lieu avant 8 mois et demi, soit avant 37 semaines de grossesse. Dans notre pays, les recherches ont montré en 2010 que parmi 100 naissances, il y a 11,6% d’accouchements prématurés. Ces statistiques font froid dans le dos dans certains pays, où elles oscillent entre 10 et 30 %.
Le gynécologue obstétricien, Dr Modibo Dienta de la Clinique Espoir explique que les causes de l’accouchement prématuré sont multiples. Parmi elles, il cite la prématurité spontanée qui représente environ 2/3 des cas. Le praticien incrimine aussi les infections, notamment celle cervico-vaginale, l’anémie sévère provoquée par un manque de fer. Au-delà de ces causes, il y a les malformations obstétricales, certains fibromes utérins ou des anomalies du col qui peuvent être responsables de l’accouchement prématuré.

Le gynécologue obstétricien souligne aussi que la multiparité, les travaux forcés, le tabagisme et les grossesses trop rapprochées peuvent conduire à un accouchement prématuré.
Par contre, certains accouchements prématurés sont provoqués par les médecins. « Ils représentent 1/3 des accouchements prématurés et sont décidés par le spécialiste face à certaines maladies au cours de la grossesse comme la pré-éclampsie (anciennement appelée toxémie gravidique). Il s’agit de la grossesse sur fond d’hypertension artérielle. Il peut être provoqué dans les cas de retard de croissance intra-utérin, des hémorragies, des ruptures prématurées des membranes ou du diabète gestationnel (grossesse sur fond de diabète) », précise le Dr Modibo Dienta.
Il explique également que dans certains cas l’accouchement prématuré est considéré comme une maladie. Il fait référence à la toxoplasmose (une parasitose pendant la grossesse qui est transmise par les déjections du chat). Celui-ci est un agent intermédiaire. La pathologie est très fréquente chez les femmes mais se guérit.
Le gynécologue rélève aussi qu’au cours de l’accouchement, la parturiente risque une perte de conscience, une hémorragie intense, une lombalgie (maux de dos). Ce risque peut aller jusqu’à la perte de la vie. Quant à l’enfant, il est exposé au danger d’oxygénation, de paralysie cérébrale et du spectre autistique. D’après le spécialiste, cela est dû au fait que ses organes vitaux ne sont pas matures. Et un manque de prise en charge adéquat de l’enfant peut avoir des effets néfastes chez lui et aboutir à la mort.
à en croire Dr Modibo Dienta, la croissance de cet enfant se fait probablement à un rythme plus lent que celle d’un enfant né à terme. Le médecin spécialiste s’empresse de préciser que sa croissance dépendra aussi de son degré de prématurité.

Pour la survie de l’enfant, Dr Dienta assure que l’enfant prématuré peut survivre dans certains cas, mais à condition que la pré-maturation ne soit pas précoce, c’est-à-dire entre 22 et 25 semaines.
L’enfant est à la limite de la viabilité et peut souffrir de séquelles sévères.
« Pour vivre, il faut des soins adéquats dans un service pédiatrique afin de réduire certaines anomalies comme les détresses respiratoires, l’anomalie dans le développement des poumons, le reflux gastro-œsophagien, anémie », argumente-t-il.
Le toubib déclare que pour éviter l’accouchement prématuré, les femmes doivent suivre régulièrement les consultations prénatales (CPN) et post-natales. Il souhaite que les femmes soient amplement sensibilisées sur les dangers liés à certaines pratiques pendant la grossesse. Il s’agit d’éviter l’automédication. Il est aussi souhaitable de requérir l’avis des spécialisés en la matière pour éviter toute anomalie. Enfin, le spécialiste émet le vœu de voir l’état accomplir de gros efforts pour la prise en charge gratuite, y compris la dotation des services concernés en matériels en requis quantité et en qualité suffisante. Il requiert aussi la formation des compétences pour réduire le taux de mortalité infantile dans notre pays.
Fatoumata TRAORÉ

Source: L’Essor-Mali

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