
Outre les anciens ministres, des responsables politiques, un ancien ambassadeur, un journaliste ou encore des militaires accusés de tentatives de coup d’Etat dans les années 2010, font partie des personnes libérées.
Le président renversé Mohamed Bazoum reste lui séquestré.
« Ces personnes bénéficient d’une remise en liberté conformément aux recommandations des assises nationales pour la refondation », a indiqué le secrétariat général du gouvernement dans un communiqué lu à la télévision publique.
L’ancien ministre du Pétrole, Mahamane Sani Issoufou, fils de l’ex-président Mahamadou Issoufou (2011-2021) qui a participé aux assises, est remis en liberté.
Kalla Moutari, ancien ministre de la Défense, Ahmed Djidoud, ex-ministre des Finances et Ibrahim Yacoubou qui détenait le portefeuille de l’Energie sont aussi libérés.
Le président du PNDS, l’ancien parti au pouvoir, Foumakoye Gado ainsi que le journaliste Ousmane Toudou sont aussi sur la liste aux côtés de Alat Mogaskia, ex-ambassadeur au Nigeria.
Ils avaient été arrêtés après le putsch qui a porté le général Abdourahamane Tiani, ex-chef de la garde présidentielle au pouvoir et étaient détenus dans différentes prisons notamment pour « complot ayant pour but de porter atteinte à la sûreté et à l’autorité de l’État ».
Des charges similaires pèsent sur l’ancien président Mohamed Bazoum, dont l’immunité a été levée sans qu’aucune date de procès n’ait été fixée.
Des militaires condamnés dans le passé pour « tentative de coup d’Etat » ou « atteinte à la sûreté de l’Etat » ont également bénéficié de libérations.
Les assises nationales qui se sont tenues en février ont conforté la junte au pouvoir en autorisant le général Tiani à rester à la tête du Niger pendant les cinq prochaines années.
Source : L-frii