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MICROCOSME POLITIQUE : LE RPM PLUS QUE JAMAIS FRAGILISÉ

Le parti ‘’Rassemblement Pour le Mali’’ (RPM), réussira-t-il à faire exception à la règle bien établie sous nos cieux et qui voudrait, pour la plupart du temps, que le parti tombe en désuétude dès lors que son ‘’père fondateur’’, généralement le président, n’a plus voix au chapitre dans le concert national ?

 

La réponse à ce questionnement est très probablement la négative dans la mesure où il est aisé de constater que depuis le renversement du régime IBK, cet ex-parti majoritaire n’en finit pas de se réduire comme peau de chagrin.

Nous savions que dans le microcosme politique malien, les adhésions à des familles politiques n’obéissent à aucune conviction idéologique, philosophique ou politique. On y adhère par simple opportunisme et c’est ce qui fait que la versatilité est devenue le ‘’Fort’’ de nos acteurs politiques. Ainsi, comme le dirait l’autre, la ‘’Transhumance politique’’est tout simplement devenue le sport favori de nos acteurs politiques. Si depuis l’accession d’IBK à la magistrature suprême de l’Etat, en 2013, sa famille politique, le RPM, n’en avait pas fini de ratisser large à l’occasion de chaque évènement politique, il faut dire que, depuis le coup d’état du 18 août 2020, cet ex-parti majoritaire est tellement voué aux gémonies, que nombreux sont les observateurs et autres analystes politiques, qui disent craindre que la famille politique d’IBK ne se disloque tout simplement.

Cette crainte est d’autant pertinente quand on sait que des démissions de cadres du parti sont régulièrement signalées et cela au niveau de maintes sections du parti à travers le pays. Le cas le plus emblématique concerne la section RPM de Gao.

Nous  savons que tant Sikasso est un vivier électoral pour l’ADEMA-PASJ, autant Gao l’est pour le RPM.

Ce serait donc une lapalissade que dire, avec une démission en cascade des militants au sein de la section de Gao, le RPM se trouverait plus que jamais fragilisé. Il nous est revenu qu’en plus du président de la Fédération, Malick Alhousseini Maïga, et du maire de la commune urbaine de Gao, le RPM vient d’être saisi de la démission de plusieurs de ses cadres au sein de la section de Gao. C’est par le truchement d’une lettre collective, adressée au secrétaire général de la section RPM de Gao, que le président de la Fédération, Malick Alhousseini Maïga, et d’autres personnalités du parti ont signifié leurs démissions en ces termes : « Nous, signataires de la présente lettre, vous informons qu’à partir de la date du 23 mars 2021, nous rendons notre démission de toutes les structures du parti RPM ».

Au nombre de ces démissionnaires il y a : Dacka Boubacar, maire de la Commune urbaine de Gao, Abdel Kader Younoussa Maïga, maire de la Commune rurale de Gounzourèye, Malick Alhousseini Maïga, président de la Fédération RPM de Gao et ancien ministre de l’Energie, et son vice-président,  Rhissa Ag Mohamed, ainsi que le secrétaire général adjoint de la section RPM de Gao, Aboubacar Diallo. Au-delà de ces démissions collectives, on retiendra surtout qu’au Mali, ce sont plutôt les intérêts égoïstes qui sont défendus, au détriment de toute idéologie nationaliste, républicaine, ou démocratique. Dans un tel microcosme, il n’est pas étonnant d’assister à des mutations, toutes autant incongrues les unes que les autres.

En vérité, les alliances politiques qui se nouent à l’occasion de chaque évènement politique, ne manquent pas de provoquer des rires sous cape chez les électeurs, tant ça sentait l’opportunisme et le manque de vision.

En tout cas il siérait que les phénomènes de ‘’démissions en cascade’’’’ et aussi de ‘’ transhumance politique’’, dans notre pays, soient soumis à certaines règlementations sous le sceau de l’Etat et qui puissent servir de garde-fous dans le jeu politique malien.

Cela aura l’avantage, non seulement de rendre un peu plus crédible la classe politique aux yeux des populations, mais aussi de permettre, un tant soit peu, aux partis de faible audience ou à moyens financiers réduits, de garder leurs militants et de prospérer au fil du temps. Evidemment que cela passe aussi par la formation civique des militants et c’est d’ailleurs cela qui doit être l’activité régalienne de tout parti politique digne de ce nom.

El Hadj Mamadou GABA

Source : Le Soir De Bamako

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