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Mali : quand les inégalités sociales se font sentir dans l’éducation

Au Mali, l’État peine à réduire les inégalités sociales. Elles se font sentir même dans le secteur de l’éducation. Opinion.

 

C’est connu de tous : le système éducatif malien souffre d’une inégalité criante. Certains enfants sont privilégiés plus que d’autres. Les enfants des plus opulents ont le droit d’étudier dans les écoles qui respectent les normes internationales. Alors que ceux des plus pauvres peinent à avoir six bons mois de cours.

Or, l’accès à une instruction de qualité est un droit pour chaque enfant. Sous le régime d’Ibrahim Boubacar Kéïta, beaucoup de Maliens ont manifesté pour ce droit.

École à double vitesse

Entretenue et vilipendée depuis des décennies, cette inégalité semble avoir la peau dure. Alors que les enfants des riches ont entamé l’année scolaire 2021-2022, ceux des familles moins aisées viennent de boucler celle de 2020-2021. Les classes de passage dans les écoles publiques n’ont eu droit qu’à une seule évaluation. Les examens de fin d’année ont été boycottés par les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016.

Malgré cette inégalité à ciel ouvert, le Premier ministre Choguel Maïga estime que la non-participation des syndicats de l’enseignement à ces examens, n’a nullement entaché la tenue correcte des épreuves.

Rentrée compromise

Si nous sommes arrivés à ce stade, c’est qu’il y a un manque de considération des autorités politiques à l’éducation. Tout le problème soulevé dans le secteur de l’éducation, dernièrement, est lié à l’application de l’article 39 du statut des enseignants.

Au regard des évènements et la posture adoptée par le chef de l’exécutif face aux enseignants, la rentrée scolaire prochaine, prévue initialement pour octobre, risque d’être fortement perturbée. Pour cause, les enseignants sont déterminés à conserver ce qu’ils considèrent comme un acquis de leurs luttes syndicales. Le gouvernement, quant à lui, est convaincu que la majoration réclamée par les enseignants est insupportable par l’État.

Pour la cohésion sociale, la paix et la stabilité, il est important que les autorités maliennes mènent une lutte sans merci contre les inégalités sociales.

Mikailou Cissé

Source : Sahel Tribune

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