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Le secrétaire général à la présentation du bilan de l’Adéma : « Pour que nul n’ignore ! »

L’Adéma a présenté samedi, le bilan de ses 10 ans de gestion du pouvoir, à travers un livre. Nous vous livrons ici l’intervention du Secrétaire général du parti à cette occasion.

 

Aujourd’hui, 11 juin 2022, nous célébrons deux événements majeurs : la commémoration du 30ème anniversaire de l’accession de l’Adéma-Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adéma-PASJ) au pouvoir, un 8 juin 1992 et le lancement du bilan de sa gestion au sommet de l’Etat, sous forme de livre illustré.

Nous avons souhaité que ces deux événements soient des moments de partage, populaires, festifs et rassembleurs autour de ce livre-bilan, afin de rappeler leur importance en cette période de tentatives de réécriture, de falsification et de confiscation de notre histoire récente. Mieux vaut tard que jamais. Le bilan est enfin là, 20 ans après la fin des deux quinquennats présidentiels, à nous confiés par le peuple souverain du Mali, dans les conditions les meilleurs.

L’ouvrage ainsi édité par Imprim-services, une maison d’édition malienne, mérite d’être lu d’un bout à l’autre, pour découvrir le projet de société du premier parti politique ayant exercé le pouvoir sous l’ère démocratique au Mali, et hérité d’un lourd passif, la vision d’un leader pragmatique et proactif pour son pays et l’Afrique, les initiatives et les réalisations physiques tant sur le plan social, économique, politique, culturel, sportif que diplomatique d’un pouvoir confronté à toutes sortes d’adversités.

Le livre n’est pas un classique ; il obéit à la fois aux rigueurs d’écriture d’un livre scientifique, politique et même journalistique, car tous les styles s’y retrouvent. On peut être amené à tout lire, comme on peut choisir ses morceaux et en être bien servi. Je m’empresse de dire que je n’en suis pas l’auteur. Alors, qui en sont les auteurs ? La réponse se trouve à l’intérieur du livre, pas au début, ni à la fin, ni au milieu…

Sa couverture est évocatrice : les couleurs de l’Adéma-Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (rouge-blanc), les monuments de l’indépendance et de la Paix (œuvres réalisées sous le régime Adéma-PASJ), des paysans dans un champ de riz pour illustrer l’importance accordée à notre souveraineté, à la Paix et à la sécurité alimentaire.

L’ouvrage compte 334 pages réparties entre cinq chapitres avec plus d’une soixantaine de secteurs d’activités développés.

– l’historique du Parti Adéma-PASJ avec les différentes crises internes vécues dans la gestion du pouvoir, la gestion concertée des Institutions de la République ;

– les grands défis et leur gestion (crises scolaires, sociales, des opérateurs économiques, du Nord, la gestion des victimes de la répression, etc.) ;

– l’ancrage de la Démocratie ;

– le renforcement des Institutions Républicaines, avec la réhabilitation et l’amélioration des conditions de vie et de travail de la Justice et des Forces Armées et de Sécurité ;

– la lutte contre la corruption et la délinquance financière : les textes et les structures créés à cet effet, les stratégies mises en place ;

– le développement des Ressources humaines, avec le recrutement, la formation, le plan de carrière ;

– la valorisation du système éducatif et de la recherche scientifique, avec l’ouverture de l’Université, la construction des salles de classes, la scolarisation pour tous, le rapprochement de l’école des enfants, la fourniture des matériels didactiques adéquats ;

– la Santé avec une politique volontariste d’accessibilité aux centres et aux soins de santé, la communautarisation de la santé ;

– la promotion de la Femme, de la Culture, de la Jeunesse et des Sports avec la réalisation de grandes infrastructures sportives, culturelles tels le Stade du 26 mars et ce Mémorial dédié au Président Modibo Kéita ;

– les grands chantiers de développement dans les Secteurs privé, agricole, des mines, de l’énergie, de l’urbanisme et de l’habitat, des transports, du tourisme et de l’artisanat, de l’environnement et de la biodiversité, … ;

– l’accès à l’eau potable avec la construction de milliers de forages dans les milieux ruraux ;

– les Communications avec les réformes audacieuses dans les services publics et privés de communication, l’ouverture de l’espace médiatique et des télécommunications ;

– les Finances publiques avec la maîtrise des dépenses malgré les investissements massifs effectués pour relever l’économie ;

– de la place de notre pays en Afrique et dans le monde : la Diplomatie au service de la paix, la coopération bilatérale et multilatérale, ainsi que les Maliens de l’Extérieur.

Voilà sommairement présenté le livre, notre livre. Mais certains secteurs méritent d’être détaillés et portés à votre attention, tels la gestion des effets des politiques d’ajustements, les investissements et les réformes opérés dans l’Education, l’Agriculture, les Forces Armées et de Sécurité, le défi de la Paix, le rayonnement du pays à l’extérieur, ….en raison de l’actualité.

À titre illustratif, il ressort de notre livre que les politiques d’ajustement imposées à notre pays avaient jeté sur le marché de l’emploi de nouvelles couches qui avaient pour noms “Jeunes Diplômés sans emploi” (11 368 personnes recensées), “Travailleurs compressés du secteur public et parapublic” (15 000 personnes recensées) et les “Partants volontaires à la retraite de la Fonction Publique” (4 408 personnes recensées) en 1992 et les jeunes ruraux émigrés en ville.

A cela il faut ajouter :

  • la situation précaire des opérateurs économiques, surtout ceux qui ne bénéficiaient pas de la protection des tenants du pouvoir et qui ont été victimes d’arbitraire et d’excès de la part de l’Administration ;
  • le malaise dans les Forces Armées et de Sécurité confrontées aux effets de la crise économique et de l’injustice sociale ;
  • l’angoisse de la jeunesse, surtout les élèves et étudiants qui ne percevaient aucune perspective d’avenir et qui se sont organisés dans l’AEEM.

L’Adéma-PASJ a travaillé avec acharnement pour y apporter des réponses à la dimension des attentes et des espoirs exprimés.

 

Sur le plan de l’Education :

Le nombre d’écoles de l’Enseignement Fondamental qui était de 1943 (en 1992) est passé à 7 831 (en 2002), dont 6 858 écoles du 1ercycle, 606 du 2ème cycle et 367 écoles à cycle complet.

Le nombre de salles de classe est passé de 9516 en 1992/93 à 27 601 salles de classe en 2001/2002 dont 22 912 au 1er cycle, 3 350 au second cycle et 1 339 dans le cycle complet. Cette progression marque les efforts appréciables réalisés dans la construction des salles de classe et une plus grande mobilisation des partenaires au développement, des communautés et des collectivités territoriales.

Les effectifs scolaires sont passés de 509 169 élèves en 1992 à 1 674 707 en 2001/2002, dont 1 461. 87 pour le premier cycle et 213 620 pour le second cycle.

En ce qui concerne le personnel enseignant

Si en 1992-1993, environ 11 995 enseignants évoluaient dans les classes, en 1998-1999, ils étaient au nombre de 16 507 et 29 647 en 2001/2002, dont 21 756 au premier cycle et 6 937 au second cycle. Les femmes représentent 21,6 % de l’effectif du personnel enseignant. Elles sont un peu plus nombreuses au premier cycle où elles représentent 23,3 % contre 17 % au second cycle. L’amélioration de la proportion des femmes enseignantes favoriserait la scolarisation des filles.

De l’enseignement supérieur à l’Université :

Créée en 1996, avec l’appellation “Université du Mali”, aujourd’hui Université de Bamako, elle comportait quatre (4) Facultés, trois (3) Grandes Ecoles et deux (2) Instituts. Elle a accueilli au cours de l’année universitaire 2001- 2002, 23.205 étudiants et en 2002-2003 28 910 inscrits

Le secteur agricole n’a pas été oublié…par les autorités issues des élections de 1992 et 1997.

La production agricole du pays a connu une véritable explosion au cours de la période 1992-2002, faisant du Mali l’un des principaux marchés d’approvisionnement pour la Sous-région (riz, céréales sèches, légumes, bétail-viande) et une référence pour les exportateurs africains de coton.

Tout comme les Forces Armées et de Sécurité

Au lendemain du 26 mars 1991, la situation de l’Armée était caractérisée par l’état de délabrement, voire de ruine, de toutes les casernes militaires, par le très bas niveau de rémunération du personnel, par l’état vétuste du matériel et enfin, par l’effritement de la discipline, facteurs ayant entraîné la révolte de la troupe. Face à cette situation, l’Adéma-PASJ a apporté des solutions, à travers la réhabilitation des camps militaires et une revalorisation de la solde.

A ce titre, le 26 mars 1991 constitue une date charnière dans l’histoire des Forces Armées.

Avec l’accession de l’Adéma-PASJ au pouvoir d’Etat, l’Armée inaugure le début d’une profonde mutation. Celle-ci s’est traduite par l’édification d’une Armée républicaine, à travers l’élaboration de textes législatifs régissant les droits civils et politiques des militaires et qui concernent la mission de l’Armée à la défense de l’intégrité territoriale et des acquis démocratiques.

Deux axes fondamentaux ont caractérisé les actions entreprises par la 3ème République en faveur des Forces Armées et de Sécurité. Il s’agit de l’amélioration de l’outil de défense, garant de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale, de la réhabilitation de l’Armée et des Forces de sécurité. La synthèse contenue dans ce livre retrace les efforts consentis par les gouvernements successifs de la 3ème République.

En plus de l’accroissement des effectifs et du relèvement de leur niveau opérationnel, les actes les plus significatifs posés en faveur des ressources humaines de l’Armée se sont inscrits dans le cadre de la dotation du personnel d’un statut juridique approprié et de la revalorisation significative de la fonction militaire par l’adoption d’une nouvelle grille indiciaire.

 

Sur le plan des équipements militaires

Les efforts consentis dans ce domaine se sont traduits par la réalisation de plus de 257 véhicules utilitaires, 118 véhicules de transport, 13 véhicules de fonction, 5 engins de reconnaissance et plus de 73 motos pour les Forces Terrestres. Quant à l’Armée de l’Air, sa flotte s’est enrichie de 2 avions de transport, de 2 avions de liaison, de 2 hélicoptères polyvalents et bien d’autres. Des logements pour sous-officiers et hommes de rang, la construction et la réhabilitation des casernes et des brigades de gendarmerie initiés par feu Boubacar Sada Sy, à cheval sur la discipline militaire.

En 2002, à la fin des deux quinquennats de l’Adéma-PASJ, l’Armée Nationale et les Forces de Sécurité avaient été totalement réhabilitées. Elles avaient retrouvé le chemin de l’honneur et leurs missions traditionnelles leur avaient été rendues. La Paix, puisqu’il faut en parler !

Dans son bilan, la 3ème République a réussi à relever le défi de la Paix au Nord de notre pays, en cultivant le dialogue, et la concertation dans un cadre démocratique. Il faut s’en féliciter et poursuivre l’œuvre de consolidation de cette paix.

L’organisation de la « Flamme de la paix » à Tombouctou, pour conforter la paix retrouvée, aura fortement contribué à la résolution du problème du Nord de notre pays. Comme quoi, seul un pouvoir démocratique peut réussir à ramener la paix dans notre pays.

Ce que beaucoup d’analyses présentaient comme un irrédentisme nomade, à l’époque, a trouvé une solution démocratique concertée pour que soit préservé et conforté « le Mali Un, mais Pluriel ». Cela est à l’actif de l’Adéma-PASJ.

Il est bon de préciser ici que la “Flamme de la Paix” n’a jamais été orientée contre les armes de notre Armée nationale, elle a plutôt concernée les armes récupérées et beaucoup plus d’armes obsolètes.

En matière diplomatique et du rayonnement de notre pays à l’extérieur

Notre Pays, même confronté à d’énormes problèmes de développement (santé, éducation, sécurité alimentaire, énergie, désenclavement …) pour la résolution desquels, il a reconnu au Secteur privé un rôle moteur, a engagé des actions pour un véritable développement participatif et pour l’approfondissement de la Démocratie, la consolidation de la paix au Nord et la lutte contre la pauvreté ; toutes choses qui ont requis la mobilisation d’importantes ressources internes et externes.

Dans un tel contexte, les défis étaient multiples et les enjeux en étaient, un Mali et une Afrique véritables acteurs d’une mondialisation centrée sur un développement humain durable. Le pouvoir, agissant au nom du programme de Société de l’Adéma-PASJ, a su agir, en procédant au réajustement de notre diplomatie autour d’orientations claires pour mieux promouvoir les intérêts du pays, sa présence et celle de l’Afrique.

Pour ce faire, l’action internationale du Mali s’est déployée autour des priorités comme la sécurité et la paix, l’intégration, le développement, la protection et la promotion des Maliens de l’extérieur, la démocratie et les Droits de l’Homme et, enfin, notre conception de nos valeurs par une présence culturelle.

Difficile pour moi de parler de ce livre-bilan sans vous inviter à lire la partie consacrée à la Can 2002, un gigantesque projet de développement de notre pays. Les actions entreprises dans le cadre de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations de football, Can 2002, ont servi de tremplin pour le rayonnement d’une image positive de notre pays à travers le monde, en terme de respect et de confiance qui ont été les véritables points d’appui pour le lancement d’un tourisme économique favorable à la rentabilisation des investissements dans le domaine de l’hôtellerie. La construction de nouveaux aéroports à Sikasso et Kayes ainsi que l’acquisition et l’installation d’équipements aéronautiques dans les aérodromes de l’intérieur (Keniéba, Yélimané, Nara, Hombori, Menaka, Kidal et Goundam).

Je m’en arrête là, car d’autres voix plus autorisées vous entretiendront avec plus de profondeur sur les secteurs évoqués dans ce livre.

Au regard des constituants de ce livre-bilan, il apparaît nettement que la mise en œuvre du Programme de Société de l’Adéma-PASJ a nettement contribué à l’amélioration des conditions de vie des citoyens dans les domaines : économique, social et culturel.

La publication du présent ouvrage a pour but de rendre compte de ce que l’Adéma-PASJ a pu réaliser pour le Mali et les Maliens, d’édifier l’opinion publique et internationale et de prendre date pour l’histoire.

Ce bilan de l’Adéma-PASJ, assez décortiqué dans ce livre, comme toute œuvre humaine, n’est certainement pas parfait. Toutefois, il aura permis de poser les bases solides de la Démocratie dans notre pays, au plan politique, économique et social, car les réalisations de l’Adéma-PASJ ont jusqu’à présent inspiré les gouvernements successifs de notre pays. Le maintien et la sauvegarde de l’essentiel des acquis démocratiques ainsi que le respect des symboles du Mouvement démocratique instaurés par le Parti, en sont les preuves.

Au- delà du seul Parti, l’Adéma-PASJ, tout le mérite de ce bilan revient à tous les hommes et à toutes les femmes qui ont servi le Mali, contribuant ainsi à la mise en œuvre du Programme de Société de notre parti, sous le leadership dynamique et proactif du Premier Président démocratiquement élu de la 3ème République, le camarade Alpha Oumar Konaré.

Nul n’ignore l’héritage catastrophique laissé par le régime CMLN-UDPM du Général Moussa Traoré.

Nul n’ignore, non plus, avec quel courage les gouvernements successifs mis en place par le Camarade Président Alpha Oumar Konaré, se sont attelés à la tâche pour redonner vie et santé à notre pays, malgré un environnement hostile. Le monde des associations, des syndicats était en ébullition pour revendiquer de meilleures conditions de vie et de travail, parfois des droits déjà acquis.

De toutes les attentes du monde du travail, on peut affirmer que le paiement régulier des salaires était celui auquel les travailleurs étaient le plus attachés et qui semblait aussi le plus difficile à assurer. Pour être crédible, il devait s’inscrire dans la durée. Cela était un acquis après dix années d’expérience, de gestion démocratique et multipartite du Mali.

Comment le pouvoir Adéma-PASJ est parvenu à ces résultats, les réponses se trouvent dans le livre.

C’est avec beaucoup de courage militant et de patriotisme qu’ils ont réussi à affronter et à vaincre les difficultés. Qu’ils en soient pour toujours remerciés. Mes remerciements sont nombreux, car ils incarnent la nature profondément participative de cette publication du livre-bilan de notre Parti, l’Adéma-PASJ. Ainsi, je tiens à remercier tous ceux et toutes celles qui m’ont aidé en participant, en soutenant et en partageant ce projet. Leur implication et leur appui multiforme m’ont motivé à continuer à écrire, à rassembler les documents épars et à partager avec les lecteurs, ces pages édifiantes sur la décennie de l’Adéma-PASJ dans la gestion des affaires publiques de notre pays, le Mali.

Je tiens à remercier toute l’équipe organisée autour du camarade Ahmed El Madani Diallo et Boubacar Alpha Ba dit Bill, pour sa recherche documentaire, sa lecture attentive, ses conseils éclairés et son appui indéfectible, sans lesquels ce livre n’aurait pas été rendu possible.

Ma reconnaissance va également à l’équipe mise en place, par mes soins autour du camarade Moustapha Dicko, comprenant les camarades Ibrahima Lancéni Coulibaly, Modibo Traoré, Adama Tiémoko Diarra, Mme Sy Kadidiatou Sow, Mme Diarrah Assa Sylla, Ousmane Sy et bien d’autres anonymes, qui ont lu attentivement depuis les premières ébauches du manuscrit jusqu’à la version définitive et m’ont encouragé à associer toutes les compétences nécessaires aux travaux de collecte des données et d’images pouvant rendre le document assez complet.

Le Président du Parti et les membres du Comité Exécutif, dont les réflexions relevées ont contribué à nourrir notre pensée, méritent aussi mes remerciements.

Je tiens à souligner la collaboration combien importante et l’indispensable soutien financier des camarades membres du Comité Exécutif du Parti et des cadres anonymes, amis et alliés.

Comment oublier tous ces cadres maliens de différents bords politiques, de la société civile qui ont accompagné l’Adéma-PASJ, avec dévouement et sincérité pour réaliser toutes ces actions au bénéfice des Maliens. Qu’ils trouvent ici l’expression de notre profonde gratitude.

Enfin au Camarade Président Alpha Oumar Konaré et sa chère épouse Adam Ba Konaré, va ma plus grande reconnaissance. Sans eux, tout cela n’aurait pas de sens.

Je ne pense pas me tromper, à ce stade de mon intervention, en affirmant ici, que l’Adéma-PASJ a été à la hauteur des espérances placées en lui, le 8 juin 1992. Le parti s’est toujours donné comme tâche principale la réalisation de son programme et de rendre compte.

Vous comprendrez aisément que l’Adéma-PASJ n’a jamais renoncé, malgré les contingences, à partager, à rassembler et à construire ensemble pour le bien-être des Maliens.

Avant de conclure mes propos, permettez-moi de rappeler ces phrases célèbres de notre célèbre camarade, qui a été pour beaucoup d’entre nous, un frère, un camarade politique, un président modèle, un bâtisseur, une référence intellectuelle et politique. J’ai nommé Alpha Oumar Konaré qui disait le 8 juin 2002, à la fin de son second mandat. « Toutes ces années, vous avez fait de moi tantôt un esclave, un cordonnier, un forgeron, un griot, un noble. J’ai accepté d’être tout cela parce que tout cela est en vous, en nous. Vous avez fait de moi un catholique, un protestant, un musulman, voire un athée. Je suis devenu tout cela parce que tout cela est de vous.

Vous avez fait de moi tantôt un Songhaï, un Bamanan, un Foulbé, un Dogon, un Tamasheq, un Soninké, un Sénoufo, un Maure, un Minianka, un Bobo, un Bozo, etc. Je suis tout cela en effet. Vous m’avez fait naître à Diéma, à Tombouctou, à Bamako, à Kayes, à Djenné…J’ai accepté tout cela parce que c’est de tous ces lieux, de toutes ces différences qu’est fait notre pays, ce pays de toutes les couleurs, le Mali si uni, si divers, si pluriel.

Quel bonheur, Quel honneur, de l’incarner, mes chers compatriotes !

Vous m’avez dit, vous m’avez appris que pour être au-devant chez nous, on doit pouvoir accepter d’être traité de tout, d’entendre tout. C’est pourquoi j’ai fait miennes, depuis le début, ces phrases du poète Kipling :

Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre et, te sentant haï, sans haïr à ton tour, pourtant lutter et te défendre ; si tu peux supporter d’entendre tes paroles travesties par des gueux pour exciter des sots, et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles, Sans mentir toi-même d’un mot… Avec raison ! Plus qu’avec raison ! »

Pour dire que nous devons rester courageux, rester nous-mêmes, toujours honnêtes et ne pas perdre de vue notre objectif.

Hommes politiques, militants de l’Adéma-PASJ que nous sommes, acceptons d’être calomniés, d’être vilipendés, mais restons dignes, droits dans nos bottes. Car nous avons raison, nous sommes sur le vrai.

Alors, faisons en sorte de ne pas trahir le contrat d’espérance et de confiance qui nous lie au peuple malien, malgré les vicissitudes.

 

Yaya Sangaré

Source : Mali Tribune

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