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Le Mali impose des conditions à la Minusma

L’une des conditions est que la mission soit centrée sur la protection des populations civiles que le Mali estime négligées actuellement par la Minusma.

La relation entre le Mali et la Minusma présage un avenir difficile entre les deux parties.

Devant le Conseil de sécurité de l’Onu, El-Ghassim Wane, le représentant spécial du Secrétaire général pour le Mali est revenu sur différents rapports de la mission onusienne qui pointent du doigt les violations des droits humains commises par les djihadistes, mais aussi parfois par les forces armées maliennes, les FAMa, soutenues par ce qu’il appelle “des éléments militaires étrangers”.

 

Une relation sur fond de tensions

De son côté, le gouvernement malien de transition pose des conditions à sa future collaboration avec la Minusma. Abdoulaye Diop, le ministre des Affaires étrangères, demande ainsi que le mandat de la Minusma soit axé sur la protection des civils.

Fousseynous Ouattara, le vice-président du comité de défense du Conseil national de transition souligne les manquements de la Minusma dans ce domaine : “C’est plutôt du côté humanitaire parce que la Minusma est là à faire des marchés. Donc, ils entraînent les jeunes dans les business, mais sur le plan sécuritaire, la population nous demande de tout faire pour que la Minusma parte au plus vite. Souvent, on l’a soupçonnée de collusion avec les djihadistes”.

 

Des allégations réfutées par le chef de la Minusma, El-Ghassim Wane : “Je dois dire que nous sommes face à un grand défi, mais il faut dire aussi que le travail que nous faisons est remarquable. J’ai pu voyager vers les endroits les plus reculés et partout où je suis passé, la population apprécie notre présence”

 

Peut-on imposer des conditions à l’Onu ?

Il n’est pas si fréquent d’assister aux négociations entre les pays membres de l’Onu et les Nations unies sur le mandat d’une mission de maintien de la paix, même si les critiques sur l’efficacité de ces missions sont courantes.

Ulf Lessing, directeur du programme Sahel de la Fondation allemande Konrad Adenauer à Bamako souligne que “le Mali est un pays souverain qui doit consentir aux missions de l’Onu ou des forces étrangères”.

“Les deux parties doivent s’entendre pour aller vers l’avant pour le renouvelement du mandat de la Minusma”, ajoute Ulf Lessing

C’est le 29 juin qu’une résolution des Nations Unies sur la prolongation de la Minusma sera rendue publique.

Source: DW

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