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L’ADEMA ET LA TRANSITION : ‘’Rien ne perd, ne se crée, tout se transforme’’ !

Comme en 2013, en 2018, le parti Adema arrivera, sans doute, en rang dispersé lors des prochaines élections présidentielles. Déjà, des signes apparents de la dislocation du parti sont visibles tant les avis des abeilles diffèrent sur la gestion de la transition en cours. Si certains barons du parti bénéficiant de la grâce du pouvoir transitoire, d’autres, mécontents d’avoir été sevrés des avantages du pouvoir, entretiennent une attitude très virulente à l’égard des autorités.

Toute chose qui fait de ce grand parti un parti où le monde vient exploiter au gré des circonstances de l’heure et selon ses besoins.
L’ancien ambassadeur de France au Mali, Nicolas Normand, jure la main sur le cœur que l’Adema et le RPM veulent s’accrocher à Assimi Goïta. Il a ainsi provoqué deux responsables de ces partis en écrivant sur les réseaux sociaux que les responsables politiques en question sont en train de préparer la candidature d’Assimi Goïta à la prochaine présidentielle.

Chose bizarre, l’annonce de l’ancien ambassadeur français n’a pas encore été démentie par les membres du Conseil national de transition (CNT) et les acteurs des partis concernés, des formations politiques qui ont déjà dirigé le Mali. Mieux, on se rappelle que lors du dernier congrès de l’Adema, le président du parti, Marimantia Diarra, a entamé la campagne pour préparer les esprits de ses camarades à accepter une probable candidature externe de l’Adema lors des futures élections présidentielles. Et la carte Assimi ou encore le candidat choisi par les militaires pourrait être une opportunité pour les partis en question qui veulent bien rester dans le cercle du pouvoir. Car malgré la révision de la Charte de la transition, le doute reste vivace sur un éventuel tripatouillage de dernière minute pour rendre la candidature d’Assimi Goïta possible. A défaut, il est sûr que les militaires choisiront leur candidat qui sera probablement parrainé par l’Adema. Mieux, il apparait clairement que l’élection de Marimantia Diarra à la tête de l’Adema s’inscrit dans cette logique. Certains disent même qu’il a reçu un coup de main de la part des autorités de la transition pour se faire élire au moment où le parti, à travers son président sortant, Tiémoko Sangaré, entretenait des relations d’hostilité avec les autorités de transition. Mais, il a suffi que Marimantia Diarra arrive à la tête du parti pour que ces hostilités cessent.


Toutefois, il est clair que malgré la politique d’allégeance affichée et promue par l’actuel président du parti à l’endroit des autorités de la transition, il n’a pas contaminé toutes les abeilles dont certaines continuent toujours de piquer les autorités de la transition. Parmi ces abeilles rebelles, figure en première ligne Me Kassoum Tapo, resté très virulent dans les critiques à l’endroit du pouvoir transitoire. C’est dire que dans la ruche, rien ne se perd, rien ne se crée non plus. Mais, tout se transforme en fonction des circonstances du moment. Pour paraphraser Antoine Lavoisier sur la conservation des masses lors du changement d’état de la matière.
Moussa Diarra

Source: La Lettre du Peuple 

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