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Investiture de Denis Sassou N’GUESSO – Le Président de la Transition Ba N’DAW, a oublié un allié de taille : Monsieur Moussa DIAWARA, consul du Congo au Mali.

Un oubli dans la vie ordinaire est toujours excusable, mais quand il s’agit de la gestion des Affaires des destinées de deux Peuples amis, c’est insoutenable.

Pourquoi ?

Parce qu’en matière de gouvernance, surtout au sommet de l’Etat, un oubli apparait comme le résultat des improvisations. Or, il est préjudiciable pour tout Etat, surtout le Mali, qui traverse une crise multidimensionnelle depuis presque une décennie, d’agir dans l’impréparation.

Et l’impréparation, semble être la désormais marque déposée de nos premiers responsables, quand il s’agit de mener une action salutaire à long terme pour le pays.Dans le cas d’espèce, le Président de la Transition est loin d’être pour quelque chose, mais la responsabilité d’un tel oubli, incombe aux conseillers et autres magiciens et magiciennes, qui se substituent toujours au protocole, pour s’ériger en faiseurs et faiseuses de miracles. Malheureusement on sait où cela conduit.De quoi s’agit-il ?

De la Présence de la délégation présidentielle de la Transition malienne, à la cérémonie d’investiture de Denis Sassou N’GUESSO, sans un allié de taille, monsieur Moussa DIAWARA, le Consul du Congo Brazzaville au Mali, ou peut-être l’associer à la préparation du voyage, à titre de conseil pour usage utile, et qui se trouve être un grand ami du président du Congo Brazzaville.

Cela étant dit, il serait nécessaire à l’avenir de mettre à profit le capital d’expériences comme celui du Consul du Congo Brazzaville au Mali, qui du haut de ses quatre-vingt-six ans est une banque de données, pour se prémunir contre les errements et la diplomatie infertile.

Pour la petite histoire, ce malien de classe exceptionnelle fut de ce qui eurent l’honneur d’être décorés pour leur patriotisme, par le premier président du Mali, Modibo KEITA. Ce dernier, par l’entremise de Jean Marie KONE, mit au cou du futur Consul Moussa DIAWARA, un pendentif au bout duquel une médaille en or de cent grammes, c’était en 1963 à Koulouba.

En plus, Moussa DIAWARA a mainte fois porté assistance aux délégations diplomatiques du Mali, à chaque fois que de nécessaire et de son propre chef sans s’attendre à une reconnaissance. Cela en Afrique du Sud, Tanzanie, Zimbabwe, Zambie et plusieurs autres pays en Afrique, Europe et Asie.

Un jour, une délégation Malienne composée de plusieurs ministres et hauts cadres, conduite par Madera KEITA, fut prise et placée en garde-à-vue dans le violon du poste de police de l’aéroport de Johannesburg, par les seigneurs de l’apartheid. Moussa DIAWARA de transit fut informé par des amis sud-africains travaillant à l’aéroport, toute affaire cessante, il intervint énergétiquement et libéra la délégation qui se rendait aux festivités de l’indépendance de la Zambie.

À l’époque, Moussa Diawara était diamantaire de nationalité britannique. Une autre fois, lors du passage de Modibo KEITA à Monrovia à l’aube des indépendances Africaines, il fut reçu par une délégation malienne, dont Moussa DIAWARA.

Au cours de leur entretien avec le président, les membres de la délégation demandèrent à Modibo KEITA, que peuvent être leur contribution pour le rayonnement de leur pays. Sans détour, le président leur confia que pour l’honneur et la visibilité du Mali, il aimerait rouler dans le même véhicule de commandement que le président américain, G.F. Kennedy, en l’occurrence une Cadillac sortie d’usine.Selon le Consul, aussitôt les ressortissants maliens cotisèrent de l’argent et dans les semaines qui suivirent, la voiture fut livrée à la Présidence du Mali.

Cette Cadillac en question est actuellement au mémorial Modibo KEITA de Bamako, pour ceux désirent être en contact avec l’histoire. C’est pourquoi, aux faiseurs et faiseuses de miracle, ce passage de David Millet qui, dans ‘’ Pensées Politiques…’’ écrivait ceci : « Sans doute est-ce un dessein fort ardu que de vouloir cerner en toute chose la vérité, mais à cet égard, il me semble que parmi tous les domaines de la connaissance où le discernement doit être le moins suspect, l’ignorance et le faux-savoir sont particulièrement préjudiciables en ce qui concerne la nature et l’organisation du pouvoir politique.

Car les conséquences d’une connaissance erronée et d’une fausse vérité sont beaucoup plus nuisibles et pernicieuses dès lors qu’elles concernent les affaires publiques plutôt que nos étroits problèmes personnels, parce qu’alors, outre le préjudice que l’on se fait subir à soi-même, on inflige les conséquences de nos propres erreurs à la société tout entière, et l’ignorance ne nous met pas seulement en péril, mais elle met alors aussi en danger les affaires publiques et l’avenir de la communauté. » Alors veillons, afin d’agir de manière à permettre une meilleure visibilité des atouts dont disposent le Mali.

Atouts qui ne demandent que d’être utiles, car dans la situation actuelle du pays, aucun conseil n’est de trop, pour mobiliser d’avantage les partenaires du Mali, qui, par leurs interventions, sont d’un soutien favorable et indispensable.

Source : W. Bufalka

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