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INITIATION ET PASSAGE REMARQUABLE DU PM LIBERATEUR DANS’’ MALIKURA TAASIRA’’ : Choguel K. Maïga surprend agréablement les Maliens et désagrément ses détracteurs…

Depuis la rectification de la trajectoire de la Transition, le duo Assimi-Choguel mène le combat de la restauration de la dignité et de l’honneur du Mali. Ils sont en train d’écrire une page glorieuse de l’histoire du Mali. Fin stratège, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, sous l’impulsion du colonel Président, est le poumon politique de la Transition. Il ne finit pas de surprendre. Il a initié ‘’ Mali Kura Taasira’’. C’est-à-dire une émission télévisée de 60 minutes, réservée aux membres du gouvernement pour leur permettre de rendre compte de leurs actions au peuple malien.

En expliquant les enjeux de cette initiative, le Premier ministre a rappelé : « Après 30 ans de processus démocratique, nous avons rêvé de refondation, de renouveau, d’un nouveau contrat entre les gouvernants et les gouvernants. En un mot, d’un nouveau départ.  Ce rêve, nous l’avons baptisé Malikura ». A en croire Choguel, ce Malikura n’est plus un rêve, c’est une ambition vécue et partagée. L’engagement d’un peuple résolu à s’assumer et à prendre souverainement et définitivement son destin en main. « Le 18 août 2020, des officiers patriotes, prenant en charge les attentes légitimes des forces patriotiques et de tout le peuple malien, ont posé les premiers jalons du changement. Toujours à l’écoute et sensibles aux aspirations les plus profondes du peuple, le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, et ses compagnons vont impulser une nouvelle dynamique au cours de l’histoire. C’était le 24 mai 2001, en rectifiant  la trajectoire de la transition. Les nouvelles autorités ont promis la reddition des comptes et la redevabilité à tous les niveaux, notamment au sommet de l’Etat. Ce n’est certes pas l’heure du bilan, mais le devoir et la promesse imposent à chaque membre du gouvernement, ainsi qu’à moi-même en tant que chef du gouvernement, de faire le point du parcours au bout d’une année de rectification », a rappelé le PMEt Choguel Kokalla de faire son mea-culpa : « Ce ne serait pas exact de dire que le gouvernement a tout réussi, que le Mali d’aujourd’hui est un havre de paix, un pays stable. Nous aurions pu mieux faire. Nous aurions dû faire plus. Les circonstances dans lesquelles notre pays a évolué depuis la rectification de la transition ne nous ont pas permis d’atteindre tous les objectifs fixés au départ. La conjoncture géopolitique africaine et internationale, les difficultés de tous ordres ont retardé certaines initiatives. Toutefois, avec le soutien constant et exaltant de notre peuple, nous pouvons être fiers de ce qui a été accompli. En effet, en neuf mois, notre armée qui était la risée du continent est devenue une armée digne de ce nom. La montée en puissance de l’armée malienne est désormais une réalité qui s’impose chaque jour. Seules, désormais, les forces armées maliennes, les braves et héroïques femmes et homes, du nord au sud, d’est en ouest, avancent pour débusquer l’ennemi et le traquer jusque dans ses derniers retranchements. Notre pays a regagné sa souveraineté… ».

Passage très remarquable du PM

La série d’entretiens avec les membres du gouvernement a pris fin par celui très remarquable du Premier ministre. Le chef du gouvernement, Dr Choguel KokallaMaïga, s’est prêté à cet exercice en répondant aux questions d’un parterre de journalistes dans plusieurs domaines, notamment les questions des réformes politiques et institutionnelles, la défense, la sécurité, la gouvernance et les questions économiques et sociales.

Un exercice pas certes facile, mais Choguel a tenu bon. Il a répondu à une multitude de questions et aucun domaine n’a été épargné. La récente décision du président Assimi Goïta relative à la durée de la transition, désormais fixée à 24 mois, a d’abord suscité l’intérêt de la presse. La réponse du Premier ministre a été on ne peut plus claire : « Ce décret a un seul objectif : c’est de montrer clairement à nos frères de la Cedeao que nous ne sommes pas dans la diversion. Notre souhait aurait été qu’à l’issue du sommet, des décisions fortes soient prises pour lever l’embargo. Nous avons décidé d’avancer au rythme attendu par notre peuple. Nous avons décidé d’avancer en montrant aussi notre bonne foi aux chefs d’État. Octobre 2018, la Cedeao disait qu’après analyse de la situation politique, elle fait une recommandation forte, c’est de ne plus tenir des élections en République du Mali sans faire des réformes politiques institutionnelles exigées par les populations ».

La mise en place d’un organe unique de gestion des élections, l’un des points clés des réformes politiques au centre des préoccupations des autorités de la transition, a été également passée au peigne fin. A en croire le chef de l’Exécutif, la mise en place suivant la lettre et l’esprit de l’Organe doit minimiser les risques de contestation des élections. « Les raisons pour contester les élections sont multiples. Vous savez, il y a pas un pays aujourd’hui, les élections se font, il y a pas de contestation. Mais avec l’organe unique de gestion des élections, nous ferons en sorte de minimiser les risques de contestation…», a expliqué Choguel Maïga.

Concernant les questions de défense et de sécurité, un chapitre aujourd’hui au centre de tous les débats, les confrères ont voulu en savoir sur l’état d’évolution des FAMa sur le terrain et comment leurs équipements sont acquis.  « On demande comment on finance les armes. Bon, je me demande pourquoi on ne nous demande pas où est-ce que vous avez trouvé 200 milliards pour augmenter les salaires des travailleurs pendant que vous êtes en guerre ? Personne ne nous a posé cette question. Personne ne nous a posé la question de savoir comment, alors que vous n’avez aucune aide budgétaire, vous augmentez la subvention des engrais de 70% en un an. On ne nous pose pas la question », s’interroge le Premier ministre Maïga. Avant de répondre : « Nous achetons les équipements militaires avec nos richesses propres ».

Répondant aux questions relatives à l’état des dossiers de justice et de la lutte contre la corruption, des points inscrits dans le chapitre de la bonne gouvernance, le chef du gouvernement a donné l’assurance que cette lutte, qui a commencé, va continuer. Et, à l’en croire, le compte rendu sera fait au peuple malien au fur et à mesure.

Les questions économiques et sociales ont été les derniers points abordés au cours de cette journée d’information. Sur le sujet, le chef de l’administration malienne n’a pas hésité à dévoiler la méthode préconisée par la transition pour maintenir le cap : « Nous avons un très bon ministre de l’Economie et le gouvernement cherche sans relâche toujours une très bonne approche économique en disant ceci : ‘’quand on va relever le coton, le carburant va marcher, le transport va marcher, l’aliment bétail va marcher, les vendeurs de moto, ça va marcher, ceux qui font les savons ; bref, ça va avoir un effet d’entraînement sur toute l’économie ».

En tout cas, les actions de la transition sont saluées aujourd’hui par la majorité des Maliens et, au-delà, par les Africains. Et le Premier ministre, dont les faits et actes posés surprennent agréablement la majorité des Maliens et désagrément ses détracteurs, est très conscient que cet acquis n’est pas seulement à l’actif des autorités de la transition. Voilà pourquoi à la fin de ses propos, il a tenu à remercier tous ceux qui, de loin ou de près, apportent leur concours pour la réussite de cette période transitoire au Mali.

Tientigui

Source: Le Démocrate- Mali

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