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Grogne sociale : L’APBEF et le SYNABEF desserrent l’étau ?

Depuis lundi 24 mai 2021, l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) a engagé la dernière phase de sa grève de 5 jours avant d’aller à une grève illimitée pour réclamer l’harmonisation de la grille salariale et des primes de l’ensemble des travailleurs du Mali. Au même moment, les banques et les établissements financiers annoncent l’instauration d’un service minimum pour alléger la souffrance des usagers surtout en cette période de fin du mois. L’on est tenté de se demander si la Centrale ne perd pas du poids pour la satisfaction des revendications.

Pour les responsables du secteur des banques du Mali, l’instauration d’un service minimum exceptionnel durant la période de grève répond à la recherche de solution et de soulagement des souffrances des usagers.

« Il s’agit notamment de l’exécution des activités de back-office notamment les virements de salaires, la compensation des transferts et le service courrier, l’approvisionnement régulier des guichets automatiques, la réception/ramassage des fonds auprès des gros clients », souligne le communiqué.

Les experts en économie, cet arrêt de travail sur toute l’étendue du territoire national affecte considérablement l’économie dans la mesure où les services de l’Etat accusent un retard d’encaissement au niveau du Trésor. Selon l’économiste Khalil Dembélé, les banques et établissements financiers avaient tout à fait intérêt de reprendre le service : « Les banques ont repris pour les transactions internationales. Très généralement ces transactions plus elles prennent du temps plus c’est la banque elle-même qui est pénalisée », explique-t-il.

Toutefois, notre chercheur au Centre de recherche d’analyse politique économique et sociale (CRAPES) précise que tout est mis en œuvre pour que le client ne sente pas une satisfaction totale des offres de service minimum : « Bien que Trésor ne travaille pas, dans certains cas les traitements de salaire souvent sont automatiques. Il se font à travers une signature tout simplement pour que la banque fasse le virement. L’ordre de virement et le traitement se font au niveau même de la banque. Mais pour ce qui est des opérations de chèques, la situation reste un peu confuse dans certaines banques. Les agents des banques dans leur grande majorité ne travaillent pas et les nombreuses caisses d’habitude ne sont pas opérationnelles dans les banques. Le service minimum profitera le plus à ceux qui ont une carte magnétique et les retraits avec ces cartes sont limités dans la journée », relative-t-il.

Au demeurant, le Sieur Khalil, il est difficile de mesurer pour le moment l’impact de l’instauration du service minimum des banques qui ont pris effet depuis le 18 mai dernier sur la dynamique de la grève de l’UNTM.

Andiè A. DARA. 

 

Source: Bamakonews

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