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Grève de l’UNTM : Deux poids, deux mesures

ACCORDÉ UNE TRÊVE A IBK DANS UN RÉGIME NORMAL ET EXIGÉ DES REVENDICATIONS INSOUTENABLES À UNE TRANSITION DE 18 MOIS: Pourquoi ne pas envisager une trêve ?

 

La plus ancienne centrale syndicale du Mali et le gouvernement Moctar Ouane sont à couteaux-tirés à cause des revendications jugées exorbitantes par l’Etat. Dans cette logique, les négociations tardent aboutir et les deux parties n’ont pu trouver jusqu’ici aucun compromis, malgré les efforts consentis par l’Etat dans un pays à crise multidimensionnelle.
Pourquoi ne pas envisager une trêve comme ce fut le  cas en janvier 2020 sous le régime IBK ?

A titre de rappel, en janvier 2020, à travers un communiqué, le Secrétaire général de l’Union Nationale des travailleurs du Mali (UNTM), Yacouba Katilé  avait affirmé la disponibilité de la Centrale à l’Observation de la trêve. Une des options fondamentales de la Centrale historique relative à la priorisation des intérêts de notre pays le Mali pour permettre à l’Etat de faire face aux exigences de mise en condition des Forces de Défense et de Sécurité nationale, dans l’intérêt suprême du peuple malien.

En effet, nous sommes actuellement dans un régime transitoire dont le but principal est de lancer les balises d’un Etat fort de ses institutions à travers les reformes tant attendues par le peuple malien.
Comment comprendre que l’UNTM accorde une trêve à un régime normal et exige à une transition de 18 mois des revendications insoutenables d’autant plus qu’elle a hérité d’un pays dans un état calamiteux avec les caisses totalement vides. Impossible pour les autorités de la transition de satisfaire toutes les demandes.
Doit-on voir une allégeance au régime IBK à travers cette trêve ?

Rappelons qu’en plus des revendications de l’UNTM, un autre front est celui des enseignants du supérieur qui exige l’application de l’article 66 qui stipule que « Toute revalorisation des rémunérations des fonctionnaires relavant du statut général, s’applique d’office aux enseignants -chercheurs de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ». A cela s’ajoute les revendications des administrateurs civils et des fonctionnaires des collectivités territoriales, celles des surveillants de prisons,  celles agents de santé notamment du CHU Gabriel Touré, entre autres.

Pour l’heure, il serait judicieux de faire un moratoire ou du moins une trêve pour permettre à l’Etat de fonctionner normalement, car les mouvements de grèves freinent bon nombre d’activités susceptibles de renflouer les caisses nationales. Car, il faut reconnaître que les caisses l’Etat clignotent au rouge.

Source : Echos Médias

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