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Génocide: Des Rwandais opposés à l’inhumation de Bagosora en France

Il était considéré comme un des cerveaux du génocide des Tutsis au Rwanda en 1994.Des militants rwandais ont, dans une déclaration dont APA a obtenu copie mercredi, demandé à la France de ne pas autoriser l’inhumation sur son sol d’un des principaux cerveaux du génocide survenu au Rwanda en 1994, Théoneste Bagosora, décédé à 80 ans samedi dans une clinique de Bamako, au Mali, où il purgeait une peine de trente cinq ans de prison après avoir été condamné par la justice internationale.

 

Ces activistes ont déclaré ne pas vouloir que la tombe de Théoneste Bagosora devienne un lieu de pèlerinage pour ceux qui ont soutenu le massacre de 800.000 Tutsis et Hutus modérés.

La France est déjà un « refuge pour de nombreux suspects du génocide et ne devrait pas devenir un ‘lieu de pèlerinage’ pour les nostalgiques du régime génocidaire », a déclaré le Collectif des Parties civiles pour le Rwanda (CPCR) dans un communiqué.

Plusieurs membres de la famille de Bagosora vivent en France.

Théoneste Bagosora était le directeur de cabinet du ministre de la Défense en 1994. Bien qu’il ait pris sa retraite de l’armée rwandaise en 1993, il avait continué à occuper ce poste influent jusqu’à sa fuite du Rwanda en juillet 1994.

Il avait été arrêté au Cameroun en 1996.

Selon l’acte d’accusation modifié du 12 août 1999, le colonel Bagosora avait élaboré un plan dont l’intention était « d’exterminer » la population civile tutsie.

En exécutant ce plan, Bagosora avait organisé, ordonné et participé à des massacres perpétrés contre les Tutsis et les Hutus modérés au Rwanda.

Bagosora avait été accusé d’entente en vue de commettre le génocide,  de génocide, de complicité de génocide, de meurtre, de viol, de persécution, d’extermination et « d’actes inhumains » en tant que crimes contre l’humanité (notamment le meurtre de dix soldats belges de la Mission onusienne, Minuar, le 7 avril 1994).

En outre, Bagosora avait été accusé de meurtre de civils, d’atteintes à la dignité de la personne et « d’atteintes à la vie » en tant que violations graves de l’article 3 commun aux Conventions de Genève.

Il avait plaidé non coupable de tous les chefs d’accusation et avait été jugé dans le cadre de l’affaire dite « militaire » devant le TPIR, aux côtés de Gratien Kabiligi, Aloys Ntabakuze et Anatole Nsengiyumva.

Le jugement de première instance avait été rendu le 18 décembre 2008.

Bagosora avait été condamné à une peine de prison à vie, commuée ensuite à 35 ans de prison.

Son lieu éventuel d’inhumation n’a pas encore été rendu public.

Source : APA

One thought on “Génocide: Des Rwandais opposés à l’inhumation de Bagosora en France”

  1. CESAR says:

    Le statut institutif du TPIR dispose que la décision négative de la chambre de première instance du TPIR est susceptible d’appel devant la chambre d’appel du même tribunal.
    Bagosora a été condamné par la chambre de première instance. L’accusé a formé un appel de cette décision. La chambre d’appel a annulé partiellement la décision négative de la première chambre d’appel. Il a décidé ce qui suit.
    1- Inexistence de l’entente entre Baogosora avec les coaccusés en vue de commettre le génocide contre les Tutsi. Le point saillant de l’accusation du procureur contre Bagosora était cette entente.
    Il s’ensuit que par sa décision d’acquittement définitif de Bagosora du chef de cette entente, la chambre d’appel a littéralement anéanti la décision de la chambre de première instance et conséquemment la stratégie d’accusation du procureur du TPIR contre l’accusé. Autrement dit, elle a vidé l’acte d’accusation du Procureur de toute sa substance. Il était une coquille vide.
    2/ Mais pour permettre au Procureur de sauver la face, la chambre d’appel a décidé qu’en raison de sa fonction de directeur de Cabinet du Ministre de la Défense et même s’il était retraité de l’armée depuis 1992, Bagosora avait des soldats sous ses ordre. Par conséquent, il avait les pouvoirs d’empêcher les massacres contre les Tutsi et les rwandais mentionnés nommément dans l’acte d’accusation d’une part et de sanctionner les soldats, auteurs des crimes contre les Tutsi et ces personnes d’autre part, que Bagosora n’a rien fait pour empêcher la commission des crimes contre les Tutsi et ces personnes par les soldats des FAR et il n’a pas sanctionné les soldats, auteurs de ces crimes. Pour ce motif, il a commis les crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre contre les Tutsi et des personnes nommément mentionnées.
    Il ressort des faits de notoriétés publique que la décision de la chambre d’appel du TPIR est une décision strictement politique et conséquemment dépourvue de valeur juridique. Même un idiot mongolien peut accorder une moindre crédibilité à cette décision.
    Les faits établis que même une personne pourvue de discernement basique comprend parfaitement sont les suivants.
    1/ Colonel Bagosora a été mis à la retraite par décision du gouvernement dirigé par le Premier Ministre Nsengiyaremye Dismas en juin 1994. L’arrêté portant mise à la retraite du Colonel Bagosora et autres centaines d’officiers supérieurs et soldats est accessible au public intéressé au Ministre de la Défense.
    2/ Par arrêté Présidentiel contresigné par le Premier Ministre, Colonel Bagosora Théoneste, retraité de l’armée, a été nommé Directeur de Cabinet du Ministre de la Défense. Les missions du Dicteur de Cabinet du Ministre fut celui de la Défense étaient précisées par les lois de la République Rwandaise car le Rwanda était un Etat de droit écrit.
    3/ Le Dicteur de Cabinet du Ministre de la Défense a des missions et nullement des pouvoirs. Les pouvoirs requièrent la détention des compétences décisionnelles de la part du détenteur de ces pouvoirs. En l’espèce, Bagosora avait pour mission de lire les dossiers adressés au Ministre de la Défense, les analyser et les transmettre directement à celui-ci sans aucune quelconque mention ou commentaire. Il n’avait aucun pouvoir décisionnel.
    En sa qualité de retraité, il n’était plus militaire actif mais civil. Il s’ensuit qu’il n’avait une quelconque autorité sur les soldats des FAR et partant il n’avait aucun pouvoir de sanctionner les soldats, auteurs des crimes contre les Tutsi et les Hutu nommément désignés.
    En tant que Directeur de Cabinet du Ministre de la Défense, il n’avait aucune autorité ni légale ni extra-légale sur les soldats des FAR. Le Procureur du TPIR a invoqué cette autorité mais il n’a pas démontré son existence à savoir la loi rwandaise qui le prévoyait car le Rwanda était un Etat de droit écrit. La chambre d’appel a conféré une valeur juridique à une spéculation manifeste dont l’effet a été la condamnation de Bagosora à 35 ans.
    Au de l’ensemble des faits établis, feu Bagosora était prisonnier des Nations Unies.
    Affirmer qu’il était cerveau du génocide contre les Tutsi relève de la mauvaise foi manifeste qui n’honore pas l’auteur de l’assertion.
    Dans cet article, vous citez la décision négative de la chambre d’instance du TPIR contre Bagosora.
    Or, l’auteur de cet article sait parfaitement que, s’il connaît l’intérêt de se documenter avant de proférer une telle affirmation relativement à une Affaire comme celle-ci en l’occurrence, cette décision est susceptible d’appel, que l’accusé a interjeté l’appel de celle-ci conformément au statut du TPIR.
    En effet, cette Affaira a fait l’objet de commentaires dans pratiquement tous les médias du monde entier de sorte que l’auteur de cet article ne peut prétendre l’ignorer.
    Il a sciemment omis de citer la décision de la chambre d’appel dans l’unique dessein de diaboliser un mort, feu Bagosora et conséquemment désinformer ou abrutir les Maliens.
    C’est regrettable qu’un journal comme le vôtre reproduise sciemment les faits qui sont notoirement dépourvus de toute crédibilité.
    La malhonnêteté intellectuelle est ici prouvée par le fait que la résumé de décision de la chambre d’appel relativement à l’Affaire Bagosora est sur le site internet du TPIR et partant accessible à tous les journalistes et autres personnes intéressées.
    Gauthier et son épouse de nationalité rwandaise ont une haine viscérale contre les Hutu, au premier rang les anciens autorités civiles et militaires rwandaises, leurs postérités, les ex-hauts fonctionnaires Hutu et tous ceux qui parviennent à s’intégrer professionnellement dans les pays qui les ont accueillis. Il s’est auto-proclamé procureur en chef contre certains listés Hutu Rwandais résidant en France. Il est employé et payé par le gouvernement rwandais pour ses méfaits. Il fait le tour de France pour perturber la tranquillité des Hutu visés par les maîtres du Rwanda. Ils ont même la haine contre les morts Hutu.
    La décence et l’humanité distinguent l’homme de l’animal. Ils sont entre autres les éléments de la civilisation humaine. Ils sont tellement intrinsèquement imbibés de haine qu’ils sont dépourvus de décence élémentaire. La parfaite illustrations est leurs déclarations aux télévisions et journaux français, le tous sans scrupule minimale ne serait ce que pour prouver qu’ils ont un minimum d’humanité et de décence à l’endroit des morts.
    Le respect des morts s’impose à tout Home qui prétend appartenir à l’humanité et civilisé. Tout Homme, peu importe sa situation est de passage ici-bas.
    Quel homme pourvu d’humanité peut imaginer que Dafroza Gauthier, Rwandaise et son mari Gauthier Alain , Français et qui prétend donc être issu d’un Peuple civilisé qu’est le Peuple Français peuvent-ils se livrer aux publiquement aux télévision et radios françaises aux infamies et vomir leur haine contre les morts Hutu. Par leurs déclarations scatologiques, pathétiques et pitoyables ils ont démontré ce qu’ils sont effectivement d’une part et la nature intrinsèque du régime Kagame dont ils sont serviteurs. Sachant que Kagame leur a attribué une récompense suprême à savoir IGIHANGO, récompense suprême dans l’histoire et la tradition rwandaises. Ils ont été récompensés pour les services faits contre les Hutu résidant en France dont la Veuve Habyarimana dont le mari a été assassiné par Kagame. Après avoir liquidé son mari, Kagame entend liquider sa veuve. Ce genre d’agissements devaient être dénoncé et condamné par les journalistes africains. Le Constat est que ces derniers reproduisent moutonnement ou machinalement les dires de Kagame et ses officines dont la CPCR opérant en France. Ils les colporter à grande échelle dans l’unique dessein de les rendre crédibles. Les ignorants africains les avalent comme des baguettes. La parfaite illustration est cet article commenté.
    Lorsqu’un journaliste se trompe et que ses erreurs sont manifestes, il a intellectuellement l’obligation de les corriger aux seules fins de livrer aux lecteurs les informations objectives et instructives. Il y va de sa crédibilité. Or, force est de constater qu’en l’espèce, ce n’est pas le cas. Vous persistez sciemment dans les inepties et la négation de l’évidence. Pour l’avenir, soyez les journalistes dignes d’Afrique et de votre pays.

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